lundi 18 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2214710 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | HARIR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 septembre 2022 et 5 avril 2023, Mme B A, représentée par Me Harir, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 août 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a refusé le renouvellement d'un titre de séjour, sous couvert d'un changement de statut, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
La décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
- est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation personnelle ;
- est entachée d'une erreur de droit, dès lors que le préfet ne pouvait refuser de lui délivrer le titre de séjour sollicité au motif qu'elle n'avait pas obtenu d'autorisation de travail de la Direction régionale et interdépartementale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DRIEETS), cette dernière ne s'étant pas encore prononcée à la date de la décision attaquée et qu'elle a obtenu cette autorisation le 10 décembre 2022 ;
- méconnait les dispositions des articles L. 421-1 et L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de son expérience, de ses diplômes et de la cohérence entre son parcours universitaire, son expérience professionnelle, et l'emploi au titre duquel sa demande d'autorisation de travail a été formulée, qui lui assurera, par ailleurs, une rémunération suffisante ;
- méconnait les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au regard de sa situation personnelle et professionnelle ;
- méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales au regard de sa situation personnelle et professionnelle.
La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation personnelle ;
- méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales au regard de sa situation personnelle et professionnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 avril 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
Vu :
- l'arrêté attaqué ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le décret n° 2014-1292 du 23 octobre 2014 relatif aux exceptions à l'application du principe " silence vaut acceptation ", pris pour l'application des articles L. 231-5 et L. 231-6 du code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Hardy, rapporteure,
- les observations de Me Harir, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, ressortissante malgache née le 9 août 1996 à Anosibe, est entrée régulièrement en France le 22 août 2018 munie d'un visa " D " de long séjour valant titre de séjour étudiant d'une durée d'un an, valable jusqu'au 15 juin 2019. Elle a ensuite bénéficié d'un titre de séjour en qualité d'étudiante, valable jusqu' au 15 juin 2021, puis d'un titre de séjour " recherche d'emploi - création d'entreprise " dont la validité a expiré le 6 janvier 2022. Elle a sollicité, le 27 décembre 2021, le renouvellement de son titre de séjour, sous couvert d'un changement de statut en qualité de salariée. Par un arrêté du 24 août 2022, dont elle demande l'annulation, le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de faire droit à sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée, qui vise les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et mentionne que Mme A n'est pas en mesure de présenter d'inscription universitaire pour l'année 2021-2022 et qu'elle ne peut se prévaloir de la qualité d'étudiante, et qu'elle n'a pas obtenu d'autorisation de travail pour exercer une activité salariée, comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, par suite, suffisamment motivée. Par ailleurs, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni des pièces du dossier, que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'aurait pas procédé à un examen complet de la situation personnelle de l'intéressée. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen complet doivent être écartés.
3. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail / () ". Aux termes de l'article L. 421-3 de ce code : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée déterminée ou qui fait l'objet d'un détachement conformément aux articles L. 1262-1, L. 1262-2 et L. 1262-2-1 du code du travail se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " travailleur temporaire " d'une durée maximale d'un an. La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. / Elle est délivrée pour une durée identique à celle du contrat de travail ou du détachement, dans la limite d'un an. / Elle est renouvelée pour une durée identique à celle du contrat de travail ou du détachement ".
4. D'autre part, aux termes de l'article R. 5221-1 du code du travail : " I.- Pour exercer une activité professionnelle salariée en France, les personnes suivantes doivent détenir une autorisation de travail lorsqu'elles sont employées conformément aux dispositions du présent code : / 1° Etranger non ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse () / II.- La demande d'autorisation de travail est faite par l'employeur () ". Aux termes de l'article R. 5221-15 de ce code : " La demande d'autorisation de travail mentionnée au I de l'article R. 5221-1 est adressée au moyen d'un téléservice au préfet du département dans lequel l'établissement employeur a son siège () ". Aux termes de l'article R. 5221-17 du même code : " La décision relative à la demande d'autorisation de travail mentionnée au I de l'article R. 5221-1 est prise par le préfet. Elle est notifiée à l'employeur (), ainsi qu'à l'étranger ".
5. Enfin, en vertu de l'article 1er du décret n° 2014-1292 du 23 octobre 2014 relatif aux exceptions à l'application du principe " silence vaut acceptation ", pris pour l'application des articles L. 231-5 et L. 231-6 du code des relations entre le public et l'administration, l'autorisation de travail délivrée à un étranger en vue d'exercer une activité salariée en France est au nombre des décisions pour lesquelles le silence gardé pendant deux mois par l'administration vaut rejet de la demande.
6. Pour refuser de délivrer le titre de séjour sollicité par la requérante au titre d'une activité salariée, le préfet s'est uniquement fondé sur la circonstance que l'intéressée n'a " pas obtenu d'autorisation de travail ". Il ressort des pièces du dossier que l'employeur de la requérante, a renseigné, le 9 novembre 2021 et le 24 mars 2022, deux demandes d'autorisation de travail tendant à ce que Mme A puisse exercer l'emploi d'assistante administrative au sein du service juridique dans le cadre d'un contrat à durée déterminée, et, le 23 juin 2022, une troisième demande, afin qu'elle puisse exercer le même emploi, mais au titre d'un contrat à durée indéterminée. Il est constant que ces trois demandes ont été déposées à ces mêmes dates au moyen du téléservice mentionné à l'article R. 5221-15 précité du code du travail. Si les preuves de dépôt produites par la requérante indiquent que les trois demandes d'autorisation de travail ont bien été enregistrées et qu'elles " seront examinées par le service interrégional compétent ", il résulte néanmoins de ce qui a été dit au point précédent qu'une décision implicite de rejet était née deux mois plus tard sur chacune des trois demandes d'autorisation de travail, lesquelles n'étaient donc plus en cours d'instruction à la date d'édiction de l'arrêté attaqué, le 24 août 2022. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier, et il n'est d'ailleurs pas allégué, qu'une autorisation expresse de travail aurait été délivrée au bénéfice de la requérante à la date de l'arrêté attaqué, cette dernière ayant été délivrée le 10 décembre 2022, postérieurement à l'édiction de ce dernier, à la suite d'une demande d'autorisation de travail enregistrée le 4 octobre 2022, également postérieure à l'arrêté attaqué. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet a commis une erreur de droit dans l'application des dispositions des articles L. 421-1 et L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en refusant de lui délivrer le titre de séjour sollicité au motif qu'elle n'avait pas obtenu, à la date de l'arrêté attaqué, d'autorisation de travail.
7. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la requérante aurait présenté une demande de titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni que le préfet aurait rejeté sa demande de titre de séjour sur le fondement de ces dispositions. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de ces dispositions sont inopérants.
8. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. Si Mme A a suivi des études de droit en France au titre des années universitaires 2018-2019 et 2019-2020, qu'elle y a obtenu un Master II en droit des affaires et qu'elle se prévaut de son intégration professionnelle, dès lors qu'elle y a exercé des vacations durant les années 2019 à 2021, puis une activité d'assistante juridique en vertu d'un contrat à durée déterminée du mois de septembre 2021 au mois de juin 2022, ces pièces ne sont pas suffisantes pour établir une intégration professionnelle suffisamment longue sur le territoire français. Dans ces conditions, et en dépit d'une durée de présence en France de quatre ans à la date de la décision attaquée et des relations sociales et professionnelles qu'elle y a entretenues, Mme A ne justifie pas, par ces seules circonstances, d'une vie privée et familiale en France d'une intensité telle que la décision attaquée devrait être regardé comme portant à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux objectifs qu'il poursuit. Elle n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales et n'est entachée d'aucune une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour, le moyen tiré de l'illégalité de cette décision et soulevé par voie d'exception à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents () ".
12. En l'espèce, la décision attaquée vise les dispositions précitées de l'article L. 611-1 3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle mentionne que Mme A n'est pas en mesure de présenter d'inscription universitaire pour l'année 2021-2022 et qu'elle ne peut, dès lors, se prévaloir de la qualité d'étudiante, et qu'elle n'a pas obtenu d'autorisation de travail pour exercer une activité salariée. Elle comporte ainsi les considérations de droit et de fait relatives au refus de renouvellement de son titre de séjour, qui constituent le fondement de l'obligation de quitter le territoire français. Elle est, par suite, suffisamment motivée. Par ailleurs, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni des pièces du dossier, que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'aurait pas procédé à un examen complet de la situation personnelle de l'intéressée. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen complet doivent être écartés.
13. Pour les mêmes motifs que ceux retenus au point 9 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation, ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et celles présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 4 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Albert Myara, président,
M. Emmanuel Laforêt, premier conseiller,
Mme Marjorie Hardy, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 septembre 2023.
La rapporteure,
M. Hardy Le président,
A. Myara
La greffière,
S. Séguéla
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026