jeudi 16 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2215291 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | CHARREL, BONNIEU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 octobre 2022 et deux mémoires complémentaires enregistrés les 21 novembre et 7 décembre 2022, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle l'université Sorbonne Paris Nord a refusé de l'autoriser à redoubler en troisième année de licence en droit ;
2°) de mettre à la charge de l'université Sorbonne Paris Nord les frais de l'instance sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, " dont le montant sera indiqué à l'issue de l'instruction ".
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision est entachée d'un " vice de procédure ", en l'absence d'information suffisante et claire, avant le début de l'année universitaire 2021-2022, sur la non-dissociation des éléments constitutifs d'une unité d'enseignement, à savoir les travaux dirigés et les cours magistraux, et de leur capitalisation ; en n'apportant des précisions qu'en juin 2022, l'université a méconnu le principe d'égalité entre les étudiants ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa demande ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est intervenue en méconnaissance de l'article 12 de l'arrêté du 22 janvier 2014 fixant le cadre national des formations conduisant à la délivrance des diplômes nationaux de licence, de licence professionnelle et de master ainsi que de l'article 6 des modalités du contrôle des connaissances et des compétences de l'université ;
- elle applique rétroactivement à sa situation des dispositions nouvelles tenant à la limitation du nombre de redoublement au cours de l'ensemble de la licence.
Par des mémoires en défense enregistrés les 10 et 29 novembre 2021 et le 30 décembre 2022, l'université Sorbonne Paris Nord, représentée par Me Gaspar, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête méconnaît les dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, dès lors que la requérante ne formule aucun moyen de droit, et est, pour cette raison, irrecevable ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Des pièces demandées à Mme B par une mesure d'instruction du 19 janvier 2023 ont été reçues le même jour et communiquées à l'université.
Des pièces demandées à l'université les 27 et 30 janvier 2023 sur le fondement de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative ont été reçues les 27 et 30 janvier 2023 et ont été communiquées à la requérante.
Une pièce produite par Mme B a été enregistrée le 30 janvier 2023, postérieurement à la clôture de l'instruction, et n'a pas été communiquée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- l'arrêté du 22 janvier 2014 fixant le cadre national des formations conduisant à la délivrance des diplômes nationaux de licence, de licence professionnelle et de master ;
- l'arrêté du 30 juillet 2018 relatif au diplôme national de licence ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 2 février 2023 :
- le rapport de M. C,
- les conclusions de M. Terme, rapporteur public,
- les observations de Mme B ainsi que de Me Jolivet, représentant l'université Sorbonne Paris Nord.
Une note en délibéré, présentée par Mme B, a été enregistrée le 2 février 2023, postérieurement à la tenue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, inscrite en licence en droit à l'université Sorbonne Paris Nord depuis l'année universitaire 2011-2012 et, au titre de l'année universitaire 2021-2022, pour la deuxième fois consécutive, en troisième année de licence en droit, a demandé, par un courrier du 11 juillet 2022, reçu par les services de l'université le 15 juillet suivant, son redoublement, après avoir été ajournée au premier semestre de sa troisième année tout en obtenant le second. Par un courriel du 5 septembre 2022, le responsable de la troisième année de licence en droit de l'université a indiqué à l'intéressée qu'il n'est pas possible d'accorder une dérogation pour une troisième inscription en troisième année de licence, ce qui correspondrait en outre pour la requérante à une douzième inscription en année en licence. Mme B demande l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande formulée le 11 juillet 2022.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. L'article 3 des modalités de contrôle de connaissances et des compétences de la licence mention " Droit " de l'université Sorbonne Paris Nord, relatif au contrôle continu intégral et à l'assiduité, dispose : " () Les enseignements qui, pour l'étudiant, comportent un CM complété par des TD font l'objet d'une évaluation des connaissances et des compétences sous la forme d'un contrôle continu intégral dont les modalités, intégrant le principe de la seconde chance, ne donnent pas lieu à une épreuve supplémentaire. L'évaluation globale, qui tient compte de l'ensemble du travail écrit et oral effectué par l'étudiant pendant le semestre, repose sur une moyenne des notes obtenues, affectées de leur coefficient, à au moins quatre évaluations () / Trois évaluations au moins sont réalisées dans le cadre des TD et la moyenne des notes obtenues à ces évaluations, affectées de leur coefficient, représente 50 % de l'évaluation globale. Cette moyenne est proposée, pour chaque étudiant, par le chargé de TD à l'enseignant responsable du CM correspondant. / Une évaluation est également réalisée, en fin de semestre, sous la forme d'une épreuve écrite de trois heures au plus et la note obtenue à cette évaluation représente 50 % de l'évaluation globale. Cette évaluation donne lieu à une convocation. / L'absence à cette évaluation entraîne, pour ladite évaluation, la note de 0. () / L'évaluation globale, qui tient compte de l'ensemble du travail effectué par l'étudiant pendant le semestre, repose sur une moyenne des notes obtenues, affectées de leur coefficient, à au moins trois évaluations réalisées dans le cadre des TD. / L'absence à une évaluation ou la non-participation de l'étudiant à une évaluation, dans le cadre de TD, entraine, pour ladite évaluation, la note de 0. Les évaluations, dans le cadre des TD, ne donnent pas lieu à convocation. / La présence aux séances de TD est obligatoire, sous réserve des aménagements spécifiques visés à l'article 2, et contrôlée par les chargés de TD. Un état des présences est transmis, en fin de semestre, au responsable du CM le cas échéant, et au secrétariat qui le communiquera au jury d'examens. / L'absence d'un étudiant à plus d'un quart des séances de TD dans une matière est sanctionnée par l'attribution de la note de 0 au titre de la moyenne des évaluations réalisées dans le cadre des TD pour ladite matière ". Son article 6, relatif à la compensation, indique que : " A l'intérieur d'une même UE (unité d'enseignement) les notes des éléments constitutifs se compensent entre elles. La compensation est organisée en établissant la moyenne générale des notes obtenues aux différents éléments constitutifs, pondérées par le coefficient qui est affecté à chacun d'eux. Toute défaillance à un élément constitutif d'une UE entraîne la défaillance à cette UE ainsi qu'au semestre concerné et exclut toute compensation avec un autre semestre. / Les moyennes obtenues au sein de chaque UE, pondérées par le coefficient qui est affecté à chacune d'elles, se compensent au sein de chaque semestre. / Les UE compensées sont considérées comme validées " L'article 7 de ces modalités de contrôle de connaissances, relatif à la capitalisation des UE (unités d'enseignements), dispose : " Les UE sont acquises et capitalisables dès lors que l'étudiant y a obtenu la moyenne de 10 sur 20 ou qu'elles sont validées par compensation suivant les règles définies aux articles 6 et 8 du présent règlement. / Les éléments constitutifs des UE sont capitalisables dès lors que l'étudiant y a obtenu la moyenne de 10 sur 20 ". Son article 8, relatif à l'admission dans l'année supérieure et au redoublement, prévoit : " L'inscription dans l'année supérieure est subordonnée à la validation des deux semestres de l'année précédente. / Le nombre d'inscription maximum pour obtenir la licence est fixé à six. Un seul redoublement par année est autorisé. / En cas de redoublement, seules sont conservables, à l'intérieur des UE (unités d'enseignement), les moyennes des matières égales et supérieures à 10 ".
3. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la requérante a, en 2021-2022 obtenu la note de 0 sur 20 à l'évaluation finale en droit civil au premier semestre à laquelle elle ne s'est pas rendue, en estimant qu'elle conservait la note de 11 sur 20 obtenue l'année universitaire précédente. Cependant, il ressort des modalités de contrôle des connaissances précitées au point 2, qu'en cas de redoublement, les moyennes des matières conservées, à l'intérieur des unités d'enseignement, s'entendent des moyennes des notes obtenues dans chaque matière, et donc des quatre évaluations, dont trois pour les travaux dirigés et une en fin de semestre. Par ailleurs, Mme B ne conteste pas utilement l'opposabilité de ces modalités de contrôle en se bornant à soutenir que cette " précision " n'était pas disponible et accessible avant le début de l'année universitaire 2021-2022, nonobstant la circonstance qu'une information particulière à ce sujet a été publiée sur le site internet de l'université en juin 2022. En outre, si la requérante fait valoir qu'elle a de la même manière obtenu une note de 0 sur 20 aux travaux dirigés de libertés fondamentales, pensant conserver sa note de 14,5 sur 20 de l'année précédente, il ressort en tout état de cause du relevé de note produit qu'elle a finalement validé son second semestre de troisième année. Au demeurant, ce moyen, en ce qu'il critique les raisons pour lesquelles la requérante a été ajournée, est inopérant à l'encontre de la décision implicite de rejet de sa demande de " triplement " formulée à titre dérogatoire. Les moyens tirés du " vice de procédure " et de la méconnaissance du principe d'égalité doivent donc être écartés.
4. En deuxième lieu, aucune disposition du code de l'éducation ne permet d'accorder de plein droit un redoublement voire un triplement d'année de licence aux étudiants qui en présentent la demande. Par ailleurs, il résulte de l'article 8 des modalités de contrôle des connaissances et compétences applicable depuis 2019 que " le nombre d'inscriptions maximum pour obtenir la licence est fixé à six " et qu'" un seul redoublement par année est autorisé ".
5. La requérante invoque une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation s'agissant des circonstances exceptionnelles expliquant ses défaillances et difficultés dans son cursus. Elle se prévaut ainsi de l'organisation de visites à son père, incarcéré, durant l'année 2013, d'une tentative de mariage forcé entre 2014 et 2016, de l'état de santé dégradé de sa mère entre 2017 et 2018 et de celui de son père, souffrant d'insuffisance rénale, à compter de 2021. Toutefois, alors qu'elle ne produit qu'un certificat médical du 12 juillet 2017 attestant que sa présence était nécessaire très fréquemment auprès de sa mère, ainsi qu'un certificat médical du 2 mars 2022 indiquant que son père est dialysé trois fois par semaine et que sa fille s'occupe de son père quotidiennement, il ne ressort pas des pièces du dossier que ces éléments, pour certains anciens, auraient été tels qu'ils auraient eu une influence déterminante sur le parcours universitaire de la requérante, ni que le refus de lui accorder, à titre dérogatoire, en 2022, d'ailleurs en méconnaissance de l'article 8 des modalités de contrôle des connaissances, un second redoublement, serait entaché d'erreur manifeste d'appréciation. En dépit du stage effectué par l'intéressée du 4 au 29 juillet 2022 en cabinet d'avocat ou de participations à des séminaires de droit attestant de sa motivation, l'université n'a donc pas commis d'erreur manifeste d'appréciation s'agissant de la prise en compte des diverses difficultés de Mme B et le moyen doit, par suite, être écarté.
6. En troisième lieu, l'article 12 de l'arrêté du 22 janvier 2014 susvisé dispose que : " Dans le cadre défini par la commission de la formation et de la vie universitaire du conseil académique ou, à défaut, de l'instance en tenant lieu, l'établissement concilie les besoins spécifiques des étudiants avec le déroulement de leurs études. / A ce titre, il fixe les modalités pédagogiques spéciales applicables notamment () aux étudiants chargés de famille () / Ces modalités pédagogiques spéciales portent, en fonction des besoins, sur () les modalités de contrôle des connaissances et des compétences, la durée du cursus d'études ou peuvent prendre toute autre forme définie par les établissements qui peuvent, en particulier, avoir recours à l'enseignement à distance et aux technologies numériques. Pour les étudiants de licence, ces aménagements sont intégrés au contrat pédagogique pour la réussite étudiante qui peut comporter des stipulations plus favorables que les dispositions du présent article, afin de favoriser la réussite des étudiants au début de leurs études supérieures ". L'article 6 des modalités du contrôle des connaissances et des compétences de l'université, relatif aux étudiants à statut et régime particulier, prévoit : " Afin d'assurer une réussite optimale à tous les étudiants et de tenir compte de la diversité des parcours de chacun, l'Université propose aux étudiants des aménagements dans l'organisation et le déroulement des études et examens. / Les étudiants concernés sont les suivants : l'Université reconnaît l'importance dans la construction des parcours personnels, académiques et professionnels de l'implication des étudiants au cours de leurs études. Cela concerne () / - étudiants chargés de famille (parents ou soutien de famille, étudiante enceinte). Ces étudiants peuvent demander à bénéficier d'un régime spécifique d'études avec des aménagements et en accord avec l'équipe pédagogique et la scolarité : - priorité de choix de groupe dans les TP et les TD, - selon les cas et sur demande : pour les UE comportant un examen terminal, la note de celui-ci vaut pour le contrôle continu () ".
7. Par les seules pièces versées au dossier, soit les deux certificats médicaux des 12 juillet 2017 et 2 mars 2022, dont la teneur a été rappelée au point 5, la requérante n'établit pas qu'elle pourrait être considérée comme une étudiante " chargée de famille " en raison de l'aide apportée à ses parents. En tout état de cause, la requérante n'établit pas avoir, en raison des difficultés rencontrées, sollicité d'aménagement de ses études, les demandes formulées, au demeurant très tardivement, en février 2022, d'intégrer les travaux dirigés des libertés fondamentales et ce pour pallier la négligence de l'intéressée à se réinscrire pour ce TD, ou, sans plus de précision et notamment de la matière concernée, de passage en " contrôle terminal ", ne constituant pas des demandes d'aménagement au sens des dispositions citées au point 6.
8. En quatrième lieu, alors que la demande de l'intéressée a fait l'objet d'un rejet implicite, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'administration aurait insuffisamment examiné la situation de Mme B ni, nonobstant le contenu, évoqué au point 1, du courriel du 5 septembre 2022 émanant du responsable de la troisième année de licence de l'université, qu'elle se serait à tort considérée en situation de compétence liée.
9. En cinquième lieu, si la requérante soutient qu'aucune limite de redoublement n'était imposée aux étudiants avant 2019, cette circonstance ne fait pas obstacle à ce que lui soient opposés les principes de limitation des redoublements exposés au point 4, applicables au titre de l'année universitaire 2021-2022 et pouvant tenir compte, sans rétroactivité illégale, de la situation antérieure de Mme B, inscrite en licence depuis 2011. En tout état de cause, le seul principe de limitation à un redoublement faisait obstacle à ce qu'un second redoublement lui soit accordé, conduisant à ce que la demande implicitement refusée en l'espèce constitue une demande à caractère dérogatoire.
10. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, la requête de Mme B doit être rejetée.
Sur les frais de l'instance :
11. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Dès lors, les conclusions présentées à ce titre par Mme B, qui ne sont au demeurant pas chiffrées, doivent être rejetées.
12. Il n'y a pas lieu, par ailleurs, de faire droit aux conclusions également présentées sur ce fondement par l'université Paris Nord Sorbonne.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par l'université Sorbonne Paris Nord sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à l'université Sorbonne Paris Nord.
Délibéré après l'audience du 2 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Gauchard, président,
M. Khiat, conseiller,
M. Breuille, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 février 2023.
Le rapporteur,
Signé
L. C
Le président,
Signé
L. Gauchard La greffière,
Signé
S. Jarrin
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026