vendredi 6 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2215297 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème Chambre (JU) |
| Avocat requérant | BERESSI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 octobre 2022, et un mémoire, enregistré le 14 décembre 2022, M. C, représenté par Me Beressi, demande au tribunal dans le dernier état des écritures :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 11 octobre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;
3°) de prendre toute mesure propre à mettre fin à son signalement dans le système d'information Schengen procédant de l'interdiction de retour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Beressi qui renoncera en ce cas à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, de la somme de 1500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'examen sérieux de sa situation
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Sur le refus de départ volontaire :
- la décision est entachée d'un défaut de motivation et d'examen sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'une exception d'illégalité ;
- le risque de fuite n'est pas établi.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- la décision est entaché d'un défaut de motivation et d'examen sérieux de sa situation
- elle est entachée d'une exception d'illégalité ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'une exception d'illégalité ;
- la décision est entaché d'un défaut de motivation et d'examen sérieux de sa situation ;
- il justifie de circonstances humanitaires.
La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu :
- les autres pièces du dossier et notamment les pièces produites en défense, enregistrées le 14 octobre 2022 et les pièces complémentaires produites pour le requérant enregistrées le
14 décembre 2022.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Salzmann, vice-présidente, en application des dispositions de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les observations de Me Beressi qui précise que l'exposé des faits et les moyens soulevés dans la requête introductive sont conservés sauf les moyens tirés de l'incompétence, de la violation de la convention de Genève et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et reprend ses écritures, en insistant sur la vie privée et familiale de l'intéressé en France et l'absence d'attaches dans son pays d'origine.
Le préfet de la Seine-Saint-Denis n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant capverdien né le 27 février 1990, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 11 octobre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire de M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui ne doit pas nécessairement faire état de tous les éléments relatifs à la situation personnelle de
M. C, vise les textes applicables, notamment l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise que l'intéressé ne peut justifier de la régularité de son entrée sur le territoire français ni être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Elle mentionne également les éléments de fait relatifs à la situation de l'intéressé. Par suite, elle comporte les considérations de fait et de droit qui la fondent. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit donc être écarté. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier un défaut d'examen de la situation de l'intéressé.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. Si M. C fait valoir qu'il est entré en France en 2006, il n'apporte pas d'élément de nature à justifier la réalité de cette date. Il ne justifie pas davantage du caractère continu de sa présence en France depuis lors. M. C est célibataire. S'il fait valoir qu'il est le père de deux enfants, mineures, l'une de nationalité espagnole, l'autre de nationalité portugaise, qui résideraient en France et avec qui il entretiendrait des liens réguliers, il ne produit aucun document à l'appui de ses allégations. S'il ressort des procès-verbaux des services de police produits en défense que son père est présent en France, ainsi qu'un frère et qu'il a été hébergé temporairement chez son père, avec qui les relations sont mauvaises, il n'établit pas que tous les membres de sa famille vivraient en France et alors notamment qu'il fait état dans sa requête introductive d'instance que ses parents et ses frères et sœurs résident au Portugal. Dans ces conditions, et alors que l'intéressé ne manifeste aucune insertion sur le territoire français et s'est soustrait à une précédente obligation de quitter le territoire français, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
8. Ainsi qu'énoncé au point précédent, M. C n'apporte aucun élément de nature à établir qu'il est le père de deux enfants mineures résidant en France avec lesquelles il entretiendrait des liens réguliers. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté.
En ce qui concerne la décision refusant le délai de départ volontaire :
9. En premier lieu, par voie de conséquence du rejet des conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de ce que la décision refusant le délai de départ volontaire serait dépourvue de base légale doit être écarté.
10. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier et des termes de la décision qui vise les textes applicables et les motifs pour lesquels le délai de départ volontaire est refusé que celle-ci serait entachée d'un défaut de motivation ou d'un défaut d'examen. Par suite, le moyen doit être écarté.
11. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public () 3o Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3o de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour() 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ; 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, (), qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
12. En dernier lieu, il est constant que M. C qui ne justifie pas de son entrée régulière en France, ne s'est jamais vu accorder le moindre titre l'autorisant à séjourner sur le territoire français. Il ressort des pièces du dossier que M. C, qui a été interpellé le
10 octobre 2022 pour des faits de violences habituelles sur une personne vulnérable suivies d'incapacité n'excédant pas huit jours, est connu au fichier automatisé des empreintes digitales pour notamment de multiples faits de vol, ainsi que des violences volontaires aggravées, port ou détention d'armes prohibées, conduite sans permis, violation de domicile, conduite sous l'influence de produits stupéfiants, détention non autorisée de stupéfiants. Eu égard à la gravité de ces faits, dont la matérialité n'est pas contestée, et à leur répétition, commis jusqu'à récemment, le comportement de l'intéressé doit être regardé comme constituant une menace à l'ordre public, ainsi que l'a relevé le préfet, sans que n'y fasse obstacle la circonstance que ces faits n'auraient pas donné lieu à poursuites judiciaires ou condamnation pénales. Il n'est pas contesté par ailleurs que l'intéressé s'est soustrait à un précédente mesure d'éloignement prononcé le 28 novembre 2019 par le préfet de la Seine-Saint-Denis et qu'il a déclaré vouloir demeurer en France. En outre, il ne justifie pas d'un document de voyage en cours de validité ni de la stabilité d'une résidence effective, dès lors qu'il indique lors de son audition par les services de police le 11 octobre 2022 être revenu chez son père depuis un mois et vouloir le quitter en raison de leurs relations conflictuelles. Dans ces conditions, le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation en estimant le risque de fuite caractérisé et en refusant d'accorder à M. C un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
13. En premier lieu, par voie de conséquence du rejet des conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi serait dépourvue de base légale doit être écarté.
14. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier et des termes de la décision qui vise les textes applicables et précise que l'intéressé n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et qu'il sera éloigné à destination du pays dont il a la nationalité ou qui lui a délivré un document de voyage en cours de validité ou à destination de tout autre pays dans lequel il établit être légalement admissible que celle-ci serait entachée d'un défaut de motivation ou d'un défaut d'examen. Par suite, le moyen doit être écarté.
15.En troisième lieu, eu égard aux motifs énoncés au point 6 ci-dessus, la décision contestée n'est, en tout état de cause, à supposer le moyen opérant, pas contraire à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision prononçant l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans :
16. Par voie de conséquence du rejet des conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi serait dépourvue de base légale doit être écarté.
17. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ().".
18. La décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français, qui vise les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, précise les éléments au vu desquels le préfet a prononcé une interdiction de retour et fixé sa durée relatifs à la durée de présence de l'intéressé sur le territoire français ainsi que la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence d'une précédente mesure d'éloignement et la menace à l'ordre public qu'il représente. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.
19. Alors qu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à M. C, ce dernier ne justifie pas de circonstance humanitaire de nature à faire obstacle à l'édiction de la décision attaquée. En l'absence de justification de la durée de présence alléguée en France et de l'intensité et de la stabilité de ses liens en France et en l'absence de preuve de toute forme d'intégration à la société française, le préfet n'a ainsi entaché sa décision d'aucune erreur d'appréciation, ni en son principe ni dans sa durée.
20. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 11 octobre 2022 contesté. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. C est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 janvier 2023.
La magistrate désignée,
Signé
M. BLa greffière,
Signé
A. Capelle
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026