vendredi 13 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2215332 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème Chambre (J.U) |
| Avocat requérant | TEFFO FRÉDÉRIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés respectivement le 13 octobre 2022 et le 6 janvier 2023, Mme D C, représentée par Me Teffo Frédéric, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté en date du 22 septembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande au séjour au titre de l'asile, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours à destination du pays dont elle a la nationalité ou qui lui a délivré un document de voyage en cours de validité ou encore à destination de tout autre pays dans lequel il établit être légalement admissible ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer sans délai un titre de séjour portant la mention vie privée et familiale, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer une autorisation provisoire de séjour, jusqu'à ce qu'il ait de nouveau statué sur sa situation ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 800 euros à son conseil, en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, moyennant la renonciation de cet avocat à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de l'arrêté ;
- cet arrêté n'est pas suffisamment motivé ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;
- le respect des droits de la défense a été méconnu ;
- l'arrêté est entaché d'une erreur de droit ;
- il est également entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales a été méconnu ;
- l'intérêt supérieur de ses enfants a été méconnu ;
En ce qui concerne les moyens invoqués spécifiquement contre la décision portant refus de séjour :
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est également entachée d'une erreur de droit, en méconnaissance des dispositions des articles L. 541-1 à L. 541-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que faute de notification du jugement de la Cour nationale du droit d'asile, elle a le droit de se maintenir sur le territoire français ;
En ce qui concerne spécifiquement l'obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est illégale par voie d'exception ;
En ce qui concerne spécifiquement la décision fixant le pays de destination :
- cette décision est illégale par voie d'exception.
La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis, pour lequel aucun mémoire en défense n'a été présenté.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Montreuil a délégué M. Cozic, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les observations de Me Teffo, représentant Mme C, qui reprend les moyens et conclusions développés dans ses écritures, et qui précise que le droit de Mme C d'être entendue n'a pas été respecté, en méconnaissance du principe général du droit de l'Union européenne. Mme C soutient en outre qu'elle et son époux vivent tous deux à la même adresse, , depuis août 2022, hébergés chez une tierce personne.
Le préfet de la Seine-Saint-Denis, régulièrement convoqué, n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée après que les parties présentes ont formulé leurs observations orales, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Une note en délibéré présentée par Mme C a été enregistrée le 12 janvier 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 22 septembre 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé d'admettre au séjour au titre de l'asile Mme C, ressortissante malienne , et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours à destination du pays dont elle a la nationalité ou qui lui a délivré un document de voyage en cours de validité ou encore à destination de tout autre pays dans lequel elle établit être légalement admissible. Dans sa requête, Mme C demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 61 du décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 relatif à l'aide juridique : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence, notamment lorsque la procédure met en péril les conditions essentielles de vie de l'intéressé (). L'admission provisoire est accordée par () le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ". Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre Mme C, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions contestées :
3. En premier lieu, par arrêté n°2022-0979 en date du 25 avril 2022, régulièrement publié au bulletin d'informations administratives de la préfecture de la Seine-Saint-Denis du 26 avril 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation à M. B E, adjoint à la chef du bureau de l'asile, à fins de signer les arrêtés portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
4. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé des éléments de fait et de droit qui constituent le fondement de chacune des décisions en cause. Ainsi, contrairement à ce que soutient la requérante, celles-ci sont suffisamment motivées.
5. En troisième lieu, il ressort de l'examen de l'arrêté attaqué, notamment des mentions de fait précises y figurant, que le préfet de la Seine-Saint-Denis a procédé à l'examen particulier de la situation de droit et de fait de la requérante.
6. En quatrième lieu, la requérante invoque dans sa requête le moyen tiré de " l'erreur de droit " sans toutefois l'assortir de la moindre précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Ces deux moyens doivent par suite être écartés.
7. En cinquième lieu, le droit d'être entendu, qui est une composante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, assortie d'une décision de refus d'un délai de départ volontaire et d'une décision portant interdiction de retour sur le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. En outre, ainsi que l'a jugé la Cour de justice de l'Union européenne dans son arrêt C-383/13 du 10 septembre 2013, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.
8. Si la requérante fait grief au préfet de la Seine-Saint-Denis de ne pas l'avoir préalablement informée qu'il envisageait de prononcer à son encontre une obligation de quitter le territoire français, Mme C, en raison même de sa demande d'admission au titre de l'asile, démarche qui tendait à son maintien régulier sur le territoire français, ne pouvait ignorer qu'en cas de refus, elle pourrait faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, elle a été conduite à préciser à l'administration les motifs pour lesquels elle demandait que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartenait, lors du dépôt de cette demande, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'elle jugeait utiles. Il lui était loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressée d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de renouvellement de son autorisation de séjour, n'imposait pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressée à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français prise en conséquence du refus de lui accorder l'asile. Le moyen invoqué, tiré de la violation de son droit d'être entendu préalablement à la décision l'obligeant à quitter le territoire français doit en conséquence être écarté.
9. En dernier lieu, la requérante ne précise pas dans ses écritures la date à laquelle elle est entrée sur le territoire français ni ne verse au dossier la moindre pièce permettant de l'établir. Elle ne justifie en tout état de cause pas d'une présence en France antérieure à 2019, ce qui implique une faible durée de séjour. Mme C ne se prévaut en outre d'aucune forme d'intégration à la société française. Si elle fait valoir qu'elle s'est mariée au Mali en février 2019 avec un ressortissant malien titulaire d'une carte pluriannuelle de séjour délivrée par le préfet de l'Essonne, valable jusqu'en mai 2024, et que deux enfants sont nés en France de leur union, respectivement le 6 juin 2020 et le 18 octobre 2022, il ne ressort pas des pièces du dossier que les époux auraient vécu ou vivraient désormais dans un domicile commun et partagé, en dépit des propos tenus par la requérante lors de l'audience publique. Il ressort en particulier des pièces du dossier que Mme C bénéficie d'une domiciliation de domicile depuis le mois d'août 2022, alors que les fiches de paie de son époux font état d'une autre adresse sur le territoire de cette même commune. Ces deux adresses sont en outre différente de celle déclarée à la barre, le jour de l'audience, par la requérante, qui indique pourtant que cette dernière adresse est bien celle du domicile occupé par le couple depuis août 2022. Ces quelques éléments versés au dossier, peu nombreux et contradictoires, ne permettent pas d'établir la réalité d'une adresse commune. Par ailleurs, aucune pièce du dossier, aucune attestation ni aucun document ne permet de corroborer les assertions de la requérante selon lesquelles son époux participerait à l'entretien et à l'éducation de leurs deux enfants. Il en résulte que Mme C n'est pas fondée à soutenir qu'en refusant son admission au séjour et en l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, le préfet de la Seine-Saint-Denis aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Il en résulte que le moyen invoqué, tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, Mme C n'est pas fondée à soutenir, d'une part, que l'intérêt supérieur de ses enfants aurait été méconnu, et que, d'autre part, l'arrêté attaqué serait entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences que celui-ci emporte sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne les moyens dirigés spécifiquement contre la décision portant refus d'admission au séjour :
10. En premier lieu, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que Mme C aurait sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle ne saurait ainsi utilement soutenir que la décision en litige serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de ces dispositions. Un tel moyen doit par suite être écarté.
11. En second lieu, aux termes de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France et qui a introduit sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français ". Aux termes de l'article L. 541-2 du même code : " L'attestation délivrée en application de l'article L. 521-7, dès lors que la demande d'asile a été introduite auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, vaut autorisation provisoire de séjour et est renouvelable jusqu'à ce que l'office et, le cas échéant, la Cour nationale du droit d'asile statuent. ". Enfin, aux termes de l'article L. 542-1 du même code : " () Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci ".
12. Il ressort des pièces du dossier que par un jugement lu en audience publique le 15 juillet 2022, la Cour nationale du droit d'asile a rejeté le recours formé par Mme C contre la décision du 4 février 2021 par laquelle le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande d'asile. La circonstance que ce jugement ait été ou non notifié à l'intéressée est sans incidence sur le droit de cette dernière à son maintien sur le territoire français, qui prenait fin, ainsi que le prévoient les dispositions précitées de l'article L. 542-1, à compter de la date de lecture de ce jugement, prononçant le rejet de son recours. Mme C n'est dès lors pas fondée à soutenir qu'en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur de droit, en méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
En ce qui concerne le moyen dirigé spécifiquement contre la décision portant obligation de quitter le territoire français et celle fixant le pays de destination :
13. Compte tenu des éléments mentionnés précédemment, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de ce que la décision obligeant Mme C à quitter le territoire français et celle fixant le pays de destination seraient illégales en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus d'admission au séjour au titre de l'asile sur laquelle elles se fondent, doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 22 septembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours à destination du pays dont elle a la nationalité ou qui lui a délivré un document de voyage en cours de validité ou encore à destination de tout autre pays dans lequel elle établit être légalement admissible.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fins d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées doivent être rejetées.
Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
16. Les dispositions susvisées font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme de 1 500 euros que Me Teffo, avocat de Mme C, demande sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 au titre des frais qu'elle aurait exposés si elle n'avait pas bénéficié de l'aide juridictionnelle.
D E C I D E
Article 1er : Mme C est provisoirement admise à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de Mme C est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C, au préfet de la Seine-Saint-Denis, ainsi qu'à Me Teffo.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 janvier 2023.
Le magistrat désigné,
H. A
La greffière,
P. Demol
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°221533
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026