mercredi 22 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2216358 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET FABIGNON,LARDON-GALEOTE,EVEN, |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2214672 du 8 novembre 2022, le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a transmis, en application de l'article R. 761-5 du code de justice administrative, au tribunal administratif de Montreuil la requête de Mme F G née B.
Par cette requête enregistrée le 31 octobre 2022 au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, Mme G née B, représentée par Me Rebourcet, demande au tribunal :
1°) de reformer l'ordonnance n° 1916398 du 19 septembre 2022 par laquelle le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a liquidé et taxé à la somme de 13 947,84 euros TTC les frais et honoraires de l'expertise confiée à M. D A, expert désigné par le juge des référés pour mener une expertise relative aux désordres affectant son habitation située sur le territoire de la commune de Bruyère-sur-Oise (95820) et de fixer les frais et honoraires de l'expertise à la somme de 6 510,86 euros TTC ;
2°) de mettre à la charge de M. A la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les frais de transport sont excessifs et seront ramenés à de plus justes proportions en retenant 3 allers-et-retours entre Senlis et Bruyère-sur-Oise sur la base d'un barème kilométrique qui ne saurait excéder 0,631 euro, soit la somme de 90,86 euros TTC ;
- les frais de secrétariat ne sont pas justifiés et devront être fixés à un montant qui ne saurait excéder, au vu d'un coût horaire de 25 euros, la somme de 720 euros TTC ;
- les frais d'impression ne sont pas justifiés compte tenu du nombre de pages que comportent le rapport d'expertise, les notes aux parties ainsi que leurs annexes, et devront être fixés à la somme de 55 euros, ce qui correspond à 181 pages au coût unitaire de 0,30 euro ;
- les frais d'informatique et de téléphonie, fixés forfaitairement, sont manifestement excessifs et devront être ramenés à la somme maximum de 180 euros TTC ;
- pour les honoraires de visite, il y a lieu de retenir un nombre d'heures de réunion qui ne saurait dépasser un total de 5 heures, soit 720 euros TTC ;
- le temps consacré au transport est manifestement excessif et ne saurait être supérieur à 3 heures, ce qui représente la somme de 300 euros TTC ;
- les honoraires pour les études et les recherches doivent être fixés, en retenant un taux horaire de 150 euros HT, à la somme de 3 600 euros TTC ;
- pour les honoraires de rédaction du rapport et des notes, il y a lieu également de retenir un taux horaire de 150 euros HT et d'en fixer le montant à 900 euros TTC, le temps de rédaction, évalué à 10 heures par l'expert, étant laissé à l'appréciation souveraine du tribunal.
Par des mémoires en défense enregistrés les 20 décembre 2022 et 6 novembre 2023, M. D A conclut au rejet de la requête et à ce que Mme G née B soit condamnée au versement d'une somme de 2 500 euros en raison du caractère purement dilatoire de la procédure.
Il fait valoir que :
- le tribunal se prononcera sur la tardiveté de la requête ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a présenté des observations, enregistrées les 16 et 25 janvier 2023.
La procédure a été communiquée au garde des sceaux, ministre de la justice, qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. E,
- les conclusions de M. C,
- et les observations de Me Barbera, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance n° 1916398 du 9 octobre 2020, le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a, à la demande de Mme G née B, désigné, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, M. A en vue de procéder à une expertise ayant, notamment, pour objet de constater et de décrire les désordres affectant la maison de cette dernière située 34 rue de l'Ancien Pars à Bruyères-sur-Oise (95820), à proximité de la ligne ferroviaire H, qui a fait l'objet de travaux de rénovation réalisés par SNCF Réseau. L'expert avait également pour mission de donner un avis motivé sur les causes et origines desdits désordres en précisant, notamment, s'ils sont imputables aux travaux entrepris par SNCF Réseau. M. A a déposé son rapport le 11 août 2022. Par une ordonnance du 19 septembre 2022, le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a liquidé et taxé les frais et honoraires de l'expertise à la somme de 13 947,84 euros TTC et les a mis à la charge de Mme G née B. Par la requête susvisée, Mme G née B demande au tribunal de réformer cette ordonnance et de fixer les frais et honoraires de l'expert à la somme de 6 510,86 euros TTC.
Sur le cadre du litige :
2. Aux termes de l'article R. 621-13 du code de justice administrative : " Lorsque l'expertise a été ordonnée sur le fondement du titre III du livre V, le président du tribunal () en fixe les frais et honoraires par une ordonnance prise conformément aux dispositions des articles R. 621-11 et R. 761-4 () ". Aux termes de l'article R. 621-11 du même code : " Les experts et sapiteurs () ont droit à des honoraires, sans préjudice du remboursement des frais et débours. / Chacun d'eux joint au rapport un état de ses vacations, frais et débours. / Dans les honoraires sont comprises toutes sommes allouées pour étude du dossier, frais de mise au net du rapport, dépôt du rapport et, d'une manière générale, tout travail personnellement fourni par l'expert ou le sapiteur et toute démarche faite par lui en vue de l'accomplissement de sa mission. / Le président de la juridiction () fixe par ordonnance, conformément aux dispositions de l'article R. 761-4, les honoraires en tenant compte des difficultés des opérations, de l'importance, de l'utilité et de la nature du travail fourni par l'expert ou le sapiteur et des diligences mises en œuvre pour respecter le délai mentionné à l'article R. 621-2. Il arrête sur justificatifs le montant des frais et débours qui seront remboursés à l'expert. / S'il y a plusieurs experts, ou si un sapiteur a été désigné, l'ordonnance mentionnée à l'alinéa précédent fait apparaître distinctement le montant des frais et honoraires fixés pour chacun ". Aux termes de l'article R. 761-5 dudit code : " Les parties () ainsi que, le cas échéant, l'expert, peuvent contester l'ordonnance mentionnée à l'article R. 761-4 () ".
3. L'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquide et taxe les frais et honoraires d'expertise revêt un caractère administratif et non juridictionnel. Le recours dont elle peut faire l'objet en application des dispositions de l'article R. 761-5 du code de justice administrative est un recours de plein contentieux par lequel le juge détermine les droits à rémunération de l'expert ainsi que les parties devant supporter la charge de cette rémunération. Il appartient au juge, se prononçant en application de l'article R. 621-11 du code de justice administrative sur le montant des sommes à allouer aux experts et sapiteurs, non de contrôler les désignations faites en application de l'article R. 621-2 de ce code mais seulement de vérifier, au regard de l'article R. 621-11, la nature des travaux effectivement réalisés et de s'assurer que les honoraires visant à les rémunérer ainsi que le remboursement des frais et débours auxquels ils donnent droit sont fixés en fonction de leur difficulté, de leur importance et de leur utilité.
Sur la fin de non-recevoir opposée par M. A :
4. En application des articles R. 621-13 et R. 761-5 du code de justice administrative, l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquide et taxe les frais et honoraires d'expertise peut faire l'objet d'un recours dans le délai d'un mois à compter de sa notification.
5. Il résulte de l'instruction que l'ordonnance de taxation attaquée a été notifiée à la requérante par une lettre du 30 septembre 2022 du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Par suite, la requête de Mme G née B, enregistrée le 31 octobre 2022 au greffe de ce tribunal, n'est pas tardive. La fin de non-recevoir opposée en défense par M. A ne peut, dès lors, qu'être écartée.
Sur le montant des frais et débours de l'expertise :
6. Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a liquidé et taxé les frais et débours de l'expertise à la somme de 3 943,20 euros HT, soit la somme de 4 731,84 euros TTC, au titre des frais de transport, des frais de secrétariat, des frais d'impression et de photocopie et des frais d'informatique et de téléphonie.
En ce qui concerne les frais de transport :
7. Il ressort de l'état détaillé des frais et honoraires établi par l'expert que les frais de transport, chiffrés par l'intéressé à la somme de 286 euros HT, correspondent à 4 allers-retours, effectués le 9 décembre 2020 et les 6, 9 et 13 avril 2021 entre Paris et Bruyères-sur-Oise, sur la base d'un tarif kilométrique de 0,65 euro. Il résulte toutefois de l'instruction, notamment de l'ordonnance du 9 octobre 2020 et de l'état des frais et honoraires précité, que l'adresse déclarée de l'expert était située au 1er avenue Claude Debussy à Senlis (60300) et non à Paris. Par ailleurs, alors que le barème kilométrique de 0,65 euro est contesté, M. A n'apporte aucune explication sur le montant de l'indemnité kilométrique qu'il a retenu ni ne fournit le certificat d'immatriculation de son véhicule. Cette indemnité étant manifestement excessive au regard du barème fiscal en vigueur, il y a lieu de retenir un taux de 0,603 euro par kilomètre correspondant à un véhicule de 5 CV. En revanche, si Mme G née B soutient que les visites des 9 et 13 avril 2021 avaient le même objet, il résulte de l'instruction que ces réunions étaient destinées à la réalisation de devis par deux sociétés différentes pour la mise en place de mesures d'investigation, consistant, d'une part, en des recherches géotechniques, notamment une étude de sol, et, d'autre part, en des mesures de vibration par la pose de jauges. L'expert fait valoir, sans être contesté, qu'il n'a pas pu organiser de réunion commune avec les deux sociétés en charge des études géotechniques et des mesures de vibration. Dès lors, pour la fixation des frais de transport, il y a lieu de tenir compte d'un total de 4 déplacements. Par suite, eu égard à la distance séparant l'adresse précitée de l'expert à Senlis du domicile de la requérante, soit 21,2 km, du nombre de déplacements effectués et du taux kilométrique précité, les frais de déplacement de l'expert doivent être fixés à la somme de 102,26 euros HT.
En ce qui concerne les frais de secrétariat :
8. Pour justifier le montant de 2 500 euros HT au titre des frais de secrétariat, correspondant à 50 heures de travail au taux horaire de 50 euros, M. A fait valoir que ces frais tiennent compte de la rémunération et du travail de sa secrétaire qui imprime tous les documents du dossier, organise les rendez-vous, constitue le dossier de l'expertise et transmet les documents aux parties et à la juridiction. Toutefois, en produisant, à l'appui de ses allégations, une seule attestation d'un expert-comptable mentionnant être en charge de la comptabilité de la SARL Cabinet A, l'expert ne justifie pas le montant des frais dont il demande le remboursement. Il résulte de l'instruction que M. A n'a organisé que 4 réunions et a rédigé, outre le rapport d'expertise, 5 notes aux parties, qu'une dizaine de dires ont été communiqués par les parties et que l'ensemble des documents était, ce qui n'est pas contesté, transmis par voie dématérialisée. Dans ces conditions, tant le nombre d'heures consacrées aux tâches de secrétariat, évalué par l'expert à 50 heures, que le taux horaire de 50 euros HT non justifié, sont excessifs. Il sera fait une juste appréciation des frais de secrétariat en retenant une durée totale de travail de 20 heures sur la base d'un taux horaire de 30 euros HT. Par suite, il y a lieu de ramener ces frais à la somme de 600 euros HT.
En ce qui concerne les frais de reprographie :
9. Il résulte de l'instruction, notamment de l'état détaillé des frais et honoraires de l'expertise, que les frais de reprographie, d'un montant de 600 euros HT, correspondent à l'impression de 600 pages au coût unitaire de 1 euro. M. A n'apporte toutefois aucune pièce justificative, notamment comptable, de nature à justifier le coût unitaire qu'il a retenu au titre des frais d'impression. Rien ne permet par ailleurs d'établir que l'expert aurait procédé à des impressions ou des photocopies autres qu'en noir et blanc. Le coût unitaire de 1 euro apparaît dès lors excessif et doit, compte tenu notamment du coût des consommables et du tarif d'usage, être fixé à 0,15 euro par copie. Enfin, eu égard, notamment, au volume du rapport d'expertise et de ses annexes et des notes aux parties qui comptent, ce qui n'est pas contesté, 181 pages et alors qu'il est constant que l'ensemble de ces documents a été transmis par voie dématérialisée, le nombre d'impressions et de photocopies, évalué à 600 pages par l'expert, n'est pas justifié et doit, dans les circonstances de l'espèce, être réduit de moitié. Il y a lieu dès lors de ramener les frais de reprographie à la somme de 45 euros HT.
En ce qui concerne les frais d'informatique et de téléphonie :
10. Les frais d'informatique et de téléphonie, fixés par l'expert de manière forfaitaire à la somme de 500 euros, ne sont pas justifiés. Les dispositions de l'article R. 621-11 du code de justice administrative font au demeurant obstacle à ce que l'expert puisse inclure dans le montant des frais et débours susceptibles de lui être remboursés un montant forfaitaire de frais correspondant à l'imputation d'une partie de ses coûts fixes de fonctionnement. Par suite, faute de justifier les frais dont il sollicite le remboursement, M. A ne peut prétendre au versement d'une somme quelconque à ce titre.
Sur le montant des honoraires de l'expertise :
11. Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a liquidé et taxé les frais et débours de l'expertise à la somme de 7 680 euros HT, soit la somme de 9 216 euros TTC, au titre des visites de lieux, du temps consacré au transport, des études et recherches et de la rédaction du rapport et des notes aux parties.
En ce qui concerne les honoraires de visite des lieux et de réunion :
12. L'état détaillé des frais et honoraires établi par l'expert fait apparaître un nombre de 4 visites d'une durée totale de 7 heures au tarif horaire de 160 euros HT. Si Mme G née B soutient que la réunion du 6 avril 2021 avait pour unique objet de constater de nouveaux désordres apparus sur le toit de son cabanon de jardin et que, s'agissant des réunions des 9 et 13 avril 2021, il était seulement question de visites avec des entreprises pour l'élaboration de devis, elle ne démontre pas, en se prévalant ainsi du seul objet desdites réunions, que le nombre d'heures retenues par l'expert, à savoir 2 heures pour la réunion 6 avril 2021 et 1 heure pour chacune des deux autres réunions, serait exagéré eu égard aux diligences accomplies par l'expert. Par ailleurs, compte tenu notamment des tarifs habituellement pratiqués par les experts de la même spécialité, le taux honoraire de 160 euros HT n'apparaît pas excessif. Par suite, il n'y a pas lieu de réduire les honoraires de l'expert, taxés et liquidés à la somme de 1 120 euros HT, au titre des visites des lieux et des réunions.
En ce qui concerne le temps de déplacement de l'expert :
13. Il résulte de l'instruction, notamment de l'état détaillé des frais et honoraires, que le temps consacré au transport a été évalué à 8 heures par l'expert. Toutefois, compte tenu de la distance, mentionnée au point 7, séparant l'adresse de M. A du domicile de la requérante, la durée ainsi retenue est surévaluée et doit être ramenée à 4 heures. Dès lors, en retenant un taux horaire de 80 euros, il y a lieu de fixer le montant dû à ce titre à la somme de 320 euros HT.
En ce qui concerne les honoraires de recherche et d'étude :
14. M. A a évalué ses honoraires, au titre des études et des recherches, à la somme de 4 800 euros HT, correspondant à un volume de 30 heures de travail sur la base d'un taux horaire de 160 euros HT. Mme G née B ne conteste que le coût horaire appliqué par l'expert qui, ainsi qu'il a été dit au point 12, n'apparaît pas excessif. Par suite, il n'y a pas lieu de réformer sur ce point l'ordonnance attaquée du président du tribunal administratif.
En ce qui concerne les honoraires de rédaction :
15. Rien ne permet de considérer que, eu égard au volume du rapport d'expertise qui compte 32 pages, ainsi qu'au nombre de notes aux parties, le temps consacré à la rédaction du rapport et des notes aux parties, évalué à 10 heures par l'expert, ne serait pas justifié. En outre, ainsi qu'il a été dit au point 12, le montant du coût horaire de 160 euros HT retenu par l'expert n'est pas excessif. Par suite, le président du tribunal administratif n'a pas fait une inexacte appréciation des honoraires de l'expert au titre de la rédaction en les liquidant et taxant à la somme de 1 600 euros HT.
16. Il résulte de tout ce qui précède que le montant des frais et honoraires de l'expertise confiée à M. A doit être ramené à la somme de 8 587,26 euros HT, soit la somme de 10 304,71 euros TTC.
Sur la condamnation de Mme G née B à une amende pour recours abusif :
17. Aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10.000 euros ". En demandant que Mme G née B soit condamnée au versement d'une somme de 2 500 euros en raison du caractère purement dilatoire de la procédure, M. A doit être regardé comme sollicitant la condamnation de la requérante au titre des dispositions précitées de l'article R. 741-12 du code de justice administrative. Toutefois, la faculté prévue par ces dispositions constituant un pouvoir propre du juge, les conclusions de M. A tendant à ce que la requérante soit condamnée à une telle amende ne sont pas recevables.
Sur les frais liés au litige :
18. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de M. A la somme réclamée par Mme G née B au titre des frais qu'elle a exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les frais et honoraires d'expertise, liquidés et taxés à la somme de 13 947,84 euros TTC par l'ordonnance n° 1916398 du 19 septembre 2022 du président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise sont ramenés à la somme de 10 304,71 euros TTC.
Article 2 : L'ordonnance n° 1916398 du 19 septembre 2022 du président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise est réformée en ce qu'elle a de contraire à l'article 1er.
Article 3 : Les conclusions de Mme G née B tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Les conclusions de M. A tendant à l'application de l'article R. 741-12 du code de justice administrative à l'encontre de Mme G née B sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme F G née B, au garde des sceaux, ministre de la justice, au président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise et à M. D A.
Délibéré après l'audience du 7 mai 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Gauchard, président,
- M. E, première conseiller,
- Mme Lamlih, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 mai 2024.
Le rapporteur,
S. E
Le président,
L. Gauchard
La greffière,
S. Jarrin
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026