mardi 17 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2216707 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 10ème Chambre (JU) |
| Avocat requérant | AMROUCHE |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2223508-12-3 du 17 novembre 2022, le président du Tribunal administratif de Paris a transmis au Tribunal de céans la requête, enregistrée le 10 novembre 2022 au greffe du Tribunal administratif de Paris, présentée par M. G I.
Par cette requête et un mémoire, enregistrés respectivement les 17 novembre 2022 et 9 janvier 2023, au greffe du Tribunal de céans, M. I, représenté par Me Amrouche, demande au président du tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 9 novembre 2022 par lequel la préfète du Val de Marne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a désigné le pays de destination, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ;
3°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de réexaminer sa situation dans un délai de 30 jours, sous astreinte de 100 euros par jour retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée de l'incompétence de son signataire ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration en ce que la signature de l'arrêté ne permet pas de retenir avec exactitude la qualité et le nom de l'agent notifiant ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen de la situation particulière du requérant ;
- elle méconnait le droit du requérant à être entendu prévu par les articles 41, 47 et 48 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle du requérant, notamment en ce que :
- elle relève que le requérant n'a jamais sollicité son admission au séjour, et ce alors qu'il a formulé deux demandes de titres de séjour, rejetées respectivement en 2013 et le 10 octobre 2018 ;
- le risque de trouble à l'ordre public qu'il constituerait n'est pas caractérisé au regard des seuls faits de conduite sans permis qui lui sont reprochés.
S'agissant de la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen de la situation particulière du requérant ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce qu'il n'est pas démontré que le requérant constitue une menace à l'ordre public et qu'il ne présente pas un risque de fuite ;
S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen de la situation particulière du requérant ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La préfète du Val de Marne, à qui la procédure a été communiquée, n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu l'arrêté attaqué et les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Montreuil a désigné M. Noël, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus lors de l'audience publique qui s'est tenue le 10 janvier 2023 à 11h30, en présence de M. Werkling, greffier, et en l'absence des parties, le rapport de M. A.
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier que M. I, ressortissant égyptien né le 1er mai 1990 à Dakahliya (Egypte), déclare être entré en France irrégulièrement en 2008 et avoir présenté deux demandes d'admission exceptionnelle au séjour respectivement en 2013 et 2018. Cette dernière demande a été rejetée par une décision du préfet de la Seine-Saint-Denis le 10 octobre 2018, par laquelle il a obligé M. I à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours. M. I a fait l'objet le 8 novembre 2022 d'une interpellation pour conduite sans permis de conduire et sans assurance, à la suite de laquelle, par un arrêté du 9 novembre 2022 la préfète du Val de Marne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans. Par cette requête, M. I demande l'annulation de ces décisions.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelle : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence, notamment lorsque la procédure met en péril les conditions essentielles de vie de l'intéressé ou en cas d'exécution forcée emportant saisie de biens ou expulsion. Elle est accordée de plein droit au demandeur et au défendeur lorsque la procédure concerne la délivrance d'une ordonnance de protection. / L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ". L'article 80 dudit décret dispose que " () l'avocat ou l'officier public ou ministériel commis d'office, désigné d'office, ou désigné sur demande du prévenu ou de la victime est valablement désigné au titre de l'aide juridictionnelle ou de l'aide à l'intervention de l'avocat si la personne pour le compte de laquelle il intervient remplit les conditions d'éligibilité à l'aide ". Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre M. I au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire :
3. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. Or, par un arrêté n° 2022/02671 du 25 juillet 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour, la préfète du Val de Marne a donné à M. C F, adjoint à la cheffe du bureau de l'éloignement du contentieux, délégation pour signer notamment les décisions litigieuses en cas d'absence ou d'empêchement de Mme H E, cheffe de la direction des migrations et de l'intégration, et de Mme D B, cheffe du bureau de l'éloignement et du contentieux. Il n'est en l'espèce ni établi ni même allégué que Mmes E et B n'auraient, à la date de l'arrêté attaqué, pas été absentes ou empêchées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteure de l'arrêté attaqué doit être écarté.
4. En deuxième lieu, les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration concernent l'auteur d'une décision administrative et non l'agent chargé de la notifier, les conditions de notification d'un acte administratif étant, en tout état de cause, sans incidence sur sa légalité. Dès lors, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué méconnaîtrait lesdites dispositions en ce que la qualité de l'agent notifiant ne serait pas indiquée est inopérant.
5. En troisième lieu, la décision d'éloignement comporte la mention des motifs de droit et de fait qui la fonde, et est donc suffisamment motivée. S'il est vrai que la préfète du Val de Marne indique que le requérant n'a jamais sollicité la délivrance d'un titre de séjour, alors qu'il établit avoir fait l'objet d'un refus d'admission au séjour le 10 octobre 2018, cette mention erronée, pour regrettable qu'elle soit, n'entache pas d'irrégularité la motivation de l'arrêté attaqué dès lors qu'une telle circonstance n'était pas de nature à modifier le sens de la décision prise, compte tenu de ce que l'intéressé n'a pas présenté de nouvelle demande d'admission au séjour depuis 2018, ne conteste pas être entré irrégulièrement sur le territoire français, être célibataire, sans charge de famille, ne pas entretenir en France de liens personnels, familiaux ou professionnels particuliers, et ne se prévaut pas de l'existence d'un obstacle à ce qu'il retourne dans son pays d'origine. Il s'ensuit que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision d'éloignement doit être écarté, ensemble, pour les mêmes raisons, le moyen tiré de ce que la préfète n'aurait pas examiné la situation personnelle de M. I.
6. En quatrième lieu, le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Selon la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne C-383/13 du 13 septembre 2013, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.
7. En l'espèce, le requérant, qui a nécessairement été entendu avant l'édiction de l'arrêté attaqué, ne fait pas état d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise la mesure d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision contestée méconnaîtrait le principe général des droits de la défense, qui est au nombre des principes fondamentaux du droit de l'Union européenne, doit être écarté.
8. En cinquième lieu, le requérant fait valoir qu'il serait entré irrégulièrement en France en 2008 et y résiderait habituellement depuis lors, qu'il aurait présenté une première demande d'admission au séjour en 2013 qui aurait été implicitement rejetée, qu'il a présenté une seconde demande en février 2018, rejetée par le préfet de la Seine-Saint-Denis par un arrêté en date du 10 octobre 2018, et, enfin, qu'il présente une intégration professionnelle en ce qu'il a travaillé en tant que peintre pour la société ATM en novembre 2013, en tant que plaquiste pour la société Pro Bati d'août 2016 à décembre 2017, en tant que carreleur pour la société ABZ Bâtiment de mars à octobre 2018, et qu'il travaillerait de manière non déclarée depuis octobre 2018. Toutefois, à supposer que ces éléments soient établis, la préfète du Val de Marne pouvait néanmoins, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, prendre la mesure d'éloignement contestée, compte tenu du fait que M. I est célibataire sans enfant à charge, n'établit pas être dépourvu de liens dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à ses dix-huit ans, et n'a travaillé que de manière sporadique depuis 2013, sans même qu'il soit nécessaire de tenir compte d'une éventuelle menace à l'ordre public.
9. Il résulte de tout ce vient d'être dit que M. I n'est pas fondé à demander d'annulation de l'arrêté du 9 novembre 2022 portant obligation de quitter le territoire français.
Sur les conclusions dirigées contre la décision portant refus de délai de départ volontaire :
10. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il a fait l'objet ".
11. Il ressort de l'arrêté que, pour refuser à l'intéressé l'octroi d'un délai de départ volontaire, la préfète du Val de Marne s'est fondée sur la menace à l'ordre public que représente selon elle M. I, et également, semble-t-il, sur l'entrée irrégulière en France et l'absence de dépôt d'une demande de titre de séjour par le requérant. Toutefois, d'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier, en l'état de l'instruction, que M. I présente une menace pour l'ordre public, dans la mesure où les faits qui lui sont reprochés concernent une infraction isolée et sans violence, qui n'a en outre pas fait l'objet de poursuites pénales. D'autre part, s'il est établi que le requérant s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement, ce qui est de nature à justifier l'existence d'un risque de fuite, il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que la préfète du Val de Marne a considéré que le requérant n'avait jamais présenté de demande d'admission au séjour, motif qui est entaché d'erreur de fait. Il s'ensuit que la préfète du Val de Marne, qui n'a pas produit en défense, a entaché sa décision d'erreur d'appréciation et d'erreur de fait. Par suite, il y a lieu d'annuler la décision de refus de départ volontaire.
Sur les conclusions dirigées contre l'interdiction de retour sur le territoire français :
12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code précité: " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ".
13. Il résulte de ce qui a été dit au point 11, et sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres moyens de la requête, que la décision d'interdiction de retour sur le territoire français doit être annulée par voie de conséquence.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Le présent jugement n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions présentées à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais de l'instance :
15. Il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie principalement perdante, une somme au titre des frais d'instance.
D É C I D E :
Article 1er : M. I est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Les décisions du 9 novembre 2022 portant refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour prises par la préfète du Val du Marne à l'encontre de M. I sont annulées.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. G I et à la préfète du Val de Marne.
Lu en audience publique le 17 janvier 2023.
Le magistrat désigné par le président
du tribunal,
signé
C. A
Le greffier,
signé
S. Werkling
La République mande et ordonne à la préfète du Val de Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026