jeudi 15 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2216942 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Pôle Urgences (J.U) |
| Avocat requérant | RACCAH |
Vu la procédure suivante :
I°) Par une requête et un mémoire, enregistrés le 22 novembre 2022 et le 14 décembre 2022 sous le numéro 2216942, M. A D, alias G B, représenté par Me Raccah, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 29 avril 2022 par lequel le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a désigné le pays de destination ;
3°) d'enjoindre au préfet de police de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non admission dans le système d'informations Schengen dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) d'enjoindre au préfet de police ou à toute autorité administrative compétente de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer, pour la durée de ce réexamen, une autorisation provisoire de séjour ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve que Me Raccah renonce à percevoir la part contributive de l'Etat versée au titre de l'aide juridictionnelle.
M. D soutient que :
- sa requête est recevable dès lors que la notification, intervenue en langue française, qu'il ne maîtrise pas, sans l'assistance d'un interprète, n'a pu faire courir le délai de recours contentieux ;
S'agissant de l'ensemble des décisions :
- les décisions méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles sont entachées d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation ;
- elle méconnaît le principe du contradictoire, lequel est une composante du principe général du droit de l'union européenne relatif au respect des droits de la défense ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que, ayant déposé une demande d'asile en Italie, il ne peut pas faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français mais d'une décision de réadmission ;
Sur le pays de destination :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français ;
- elle porte atteinte aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La requête a été communiquée au préfet de police, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
II°) Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 25 novembre 2022 et le 14 décembre 2022 sous le numéro 2217045, M. A D, représenté par Me Raccah, demande au tribunal :
1°) de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 24 novembre 2022 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a ordonné son maintien en rétention ;
3°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de procéder sans délai et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, à la délivrance d'une attestation de demande d'asile au titre des articles L. 521-1 et L. 521-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, jusqu'à la décision de la Cour nationale du droit d'asile et de lui fournir les droits prévus par la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013 et un lieu susceptible de l'accueillir, ainsi qu'une allocation journalière,
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve que Me Raccah renonce à percevoir la part contributive de l'Etat versée au titre de l'aide juridictionnelle.
M. D soutient que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un défaut d'examen sérieux et particulier ;
- le préfet a méconnu le principe du contradictoire ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur de droit ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Mathieu, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 614-1 à L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 15 décembre 2022 :
- le rapport de Mme MATHIEU,
- et les observations de Me Raccah, représentant M. D, présent, assisté de M. E, interprète en langue dioula, qui, s'agissant de la requête 2216942, abandonne les conclusions présentées contre une éventuelle interdiction du territoire français, abandonne les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et ceux tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation, et fait valoir que les délais de recours n'ont pas couru, que faute de produire un relevé d'empreintes digitales, il n'est pas établi que M. D serait bien le destinataire de l'arrêté du 29 avril 2022, lequel vise M. B, que la décision est entachée d'un défaut d'examen et qu'aucun des éléments du dossier ne permet de savoir dans quelles circonstances cet arrêté a été pris ; s'agissant de la requête n°2217045, Me Raccah conclut aux mêmes fins que les écritures, abandonne les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de l'erreur de droit et de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales présentés dans la requête introductive d'instance, et maintient les moyens présentés dans son mémoire en défense, et fait valoir que M. D est arrivé sur le territoire alors qu'il était mineur et n'était pas informé qu'il pouvait présenter une demande d'asile au cours de sa minorité.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Le 29 avril 2022, le préfet de police a prononcé à l'encontre de M. D, ressortissant ivoirien né le 9 novembre 2003 à Abidjan, alias M. B né le 12 avril 1995 à Abidjan, un arrêté portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. Le 19 novembre 2022, le préfet de la Seine-et-Marne l'a placé en rétention. Il a déposé une demande d'asile le 22 novembre 2022, laquelle a fait l'objet d'une décision de rejet par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 1er décembre 2022, notifiée le 6 décembre suivant. M. D demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions.
Sur la jonction :
2. Aux termes des deuxième et troisième alinéas de l'article L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger peut demander au président du tribunal administratif l'annulation de la décision de maintien en rétention dans les quarante-huit heures suivant sa notification pour contester les motifs retenus par l'autorité administrative pour estimer que sa demande d'asile a été présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la mesure d'éloignement. () / Si l'étranger a formé un recours contre la décision portant obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 614-8 et que le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cette fin n'a pas encore statué sur ce premier recours, il statue sur les deux requêtes par une seule décision. ".
3. Il résulte des dispositions citées au point précédent que les requêtes n°s 2216942 et 2217045 présentées par M. D alias M. B doivent être jointes pour qu'il y soit statué par un seul jugement.
Sur l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
4. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ". Aux termes de l'article 61 du décret susvisé du 28 décembre 2020 : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence (). / L'admission provisoire est accordée par () le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle () sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
5. Au cas particulier, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur sa requête, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. D alias M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté du préfet de police en date du 29 avril 2022 :
6. Aux termes de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas assortie d'un délai de départ volontaire, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de la mesure ". Aux termes de l'article R. 776-2 du code de justice administrative : " () II. - Conformément aux dispositions de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification par voie administrative d'une obligation de quitter sans délai le territoire français fait courir un délai de quarante-huit heures pour contester cette obligation et les décisions relatives au séjour, à la suppression du délai de départ volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour ou à l'interdiction de circulation notifiées simultanément ". Aux termes de l'article R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. " Enfin, lorsque les mentions relatives au délai de recours contre une décision administrative figurant dans la notification de cette décision sont erronées, elles doivent être regardées comme seules opposables au destinataire de la décision lorsqu'elles conduisent à indiquer un délai plus long que celui qui résulterait des dispositions normalement applicables.
7. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté en litige, daté du 29 avril 2022, a été notifié le même jour par la voie administrative, et était assorti des voies et délais de recours, mentionnant, de façon erronée, que l'arrêté pouvait être contesté auprès du tribunal administratif dans un délai de quinze jours. Si M. D soutient que l'arrêté lui a été notifié sans interprète, dans une langue qu'il ne comprend pas, il ressort toutefois des pièces du dossier que si M. D ne lit et n'écrit pas le français, il le comprend et que l'arrêté ainsi que les feuillets 2 et 3 relatifs à sa notification lui ont été lus par l'agent ayant procédé à la notification. Par ailleurs, si M. D soutient pour la première fois qu'il n'utiliserait aucun alias et que l'arrêté, libellé au nom de M. G B, ne le viserait pas et ne lui aurait pas été notifié, cette affirmation est en contradiction avec les termes de sa requête, laquelle critique la régularité des modalités selon lesquelles l'arrêté lui a été notifié, et par ailleurs l'intéressé n'a pas fait valoir cette circonstance devant le juge des libertés et de la détention, ni en première instance ni en appel. Il résulte de ce qui précède que le recours de M. D, alias M. B, contre l'arrêté du 29 avril 2022 du préfet de police, lequel n'a été enregistré que le 22 novembre 2022, est tardif et ne peut qu'être rejeté, y compris ses conclusions accessoires aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de l'instance.
En ce qui concerne l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne en date du 24 novembre 2022 :
8. Aux termes de l'article L. 754-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La demande d'asile d'un étranger placé ou maintenu en rétention n'est pas recevable si elle est formulée plus de cinq jours après qu'il s'est vu notifier ses droits en matière d'asile dans les conditions prévues à l'article L. 744-6. () ". Aux termes de l'article L. 754- 2 du même code : " Lorsqu'un étranger placé ou maintenu en rétention présente une demande d'asile, l'autorité administrative peut procéder, pendant la rétention, à la détermination de l'État responsable de l'examen de cette demande conformément à l'article L. 571-1 et, le cas échéant, à l'exécution d'office du transfert dans les conditions prévues à l'article L. 751-13. ". Et les dispositions de l'article L. 754-3 prévoient que : " Si la France est l'État responsable de l'examen de la demande d'asile et si l'autorité administrative estime, sur le fondement de critères objectifs, que cette demande est présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la décision d'éloignement, elle peut prendre une décision de maintien en rétention de l'étranger pendant le temps strictement nécessaire à l'examen de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et, en cas de décision de rejet ou d'irrecevabilité de celle-ci, dans l'attente de son départ. () La décision de maintien en rétention est écrite et motivée. "
9. Il ne ressort pas des pièces du dossier ni des termes mêmes de l'arrêté attaqué, qui font état d'éléments de fait propres à la situation de l'intéressé, que le préfet n'aurait pas procédé, ainsi qu'il y était tenu, à l'examen particulier de la situation de l'intéressé. M. D, alias M. B, n'est donc pas fondé à soutenir que l'arrêté en litige serait entaché d'illégalité, faute d'avoir été précédé d'un examen particulier de l'affaire.
10. Si M. D alias M. B, soutient que son droit d'être entendu a été méconnu, il ne précise pas en quoi il disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il a été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que soit prise la mesure d'éloignement et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient pu faire aboutir la procédure administrative à un résultat différent. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.
11. Pour estimer que la demande d'asile présentée par M. D, alias M. B, n'était présentée que dans le but de faire échec à la mesure d'éloignement, le préfet de Seine-et-Marne s'est notamment fondé sur la circonstance que M. D, présent en France depuis 2019, n'y a pas présenté de demande d'asile, et n'a jamais fait part de craintes en cas de retour dans son pays d'origine ni de son intention de demander l'asile. A cet égard, la circonstance, au demeurant non établie, qu'il aurait présenté une demande en Italie en 2019 est sans incidence. Enfin, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé, entendu notamment le 14 juillet 2022, a indiqué être venu en France pour pouvoir y faire des études ou passer des examens. Dans ces conditions, le préfet de Seine-et-Marne n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. D, alias M. B, contre l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne en date du 24 novembre 2022 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles relatives aux frais de l'instance.
D E C I D E
Article 1er : M. D est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Les requêtes n°2216942 et 2217045 présentées par M. A D sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D, à Me Raccah, au préfet de police et au préfet de la Seine-et-Marne.
Jugement rendu en audience publique le 15 décembre 2022.
La magistrate désignée,
Signé
J. MATHIEULa greffière,
Signé
M. CHAAL
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2 N°2217045
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026