lundi 5 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2216957 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Pôle Urgences (J.U) |
| Avocat requérant | TALL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 et 28 novembre 2022, M. Hadj-M'Hamed D, représenté par Me Lendrevie, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 21 novembre 2022 par lequel le préfet de l'Essonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné et l'a interdit de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne de procéder, sans délai, à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
les décisions attaquées sont entachées d'incompétence de son signataire, d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation ;
elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation quant à leurs conséquences sur sa situation personnelle, d'une erreur de droit, d'une méconnaissance des conventions de Genève de 1949, d'une méconnaissance du principe du contradictoire garanti par le paragraphe 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
les décisions fixant le pays de destination et interdisant de retour sur le territoire français doivent être annulées par voie d'exception d'illégalité.
La requête a été communiquée au préfet de l'Essonne qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu :
la demande de M. D du 24 novembre 2022 d'un avocat choisi, lequel n'a cependant pas accepté de le représenter dans cette procédure et a indiqué laisser l'avocat désigné d'office le représenter ;
les autres pièces du dossier.
Vu :
la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles ;
le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Montreuil a désigné M. B pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
le rapport de M. Doyelle, premier conseiller,
les observations de Me Lendrevie, avocate, représentant le requérant, présent à l'audience, qui reprend les conclusions et les moyens des écritures de la requête et du mémoire complémentaire en regrettant que l'intéressé n'ait pu bénéficier d'un avocat choisi. Elle soutient que M. D a purgé sa peine d'emprisonnement et qu'il souhaite renouer des liens avec sa famille, que l'arrêté préfectoral ne prend pas en compte le fait qu'il a été titulaire de cartes de résident et, dernièrement, en 2017, d'un récépissé, qu'il réside en France depuis 1993, qu'il a été chauffeur-livreur pour la Croix-Rouge, qu'il est malade et sans traitement possible en Algérie, pays où il n'a plus d'attaches. M. D indique également qu'il a été titulaire de deux cartes de résident puis d'un récépissé, qu'il est le père de trois filles, qu'il n'a commis aucun crime grave, qu'il souffre d'asthme, de diabète et d'une addiction médicalement traitée, pathologies pour lesquelles les traitements ne sont pas disponibles en Algérie,
les observations de Me Termau, avocat, représentant le préfet de l'Essonne, qui fait valoir que M. D se maintient sur le territoire français en situation irrégulière, qu'il représente une menace pour l'ordre public au regard des multiples condamnations pénales prononcées à son encontre et des très nombreux signalements dont il fait l'objet, qu'il n'est justifié ni qu'il résiderait en France depuis 1993, ni qu'il serait marié ou qu'il aurait des enfants, qu'il s'est déjà soustrait à une précédente mesure d'éloignement en 2020, qu'il n'a aucune garantie de représentation, qu'il n'a notamment pas présenté de passeport, sachant qu'il dispose de nombreux alias, qu'il a refusé d'être auditionné avant l'édiction de l'arrêté attaqué et qu'au regard de la jurisprudence portant sur ses pathologies, des traitements médicaux en Algérie existent, qu'ainsi, toutes les décisions attaquées sont légalement justifiées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 21 novembre 2022, le préfet de l'Essonne a obligé M. D, ressortissant algérien né en 1970, à quitter le territoire français sans délai, lui a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et l'a interdit de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans. Le requérant demande au tribunal l'annulation de ces décisions.
Sur l'octroi de l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. Aux termes de l'article du premier alinéa de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ". Aux termes de l'article 61 du décret susvisé du 28 décembre 2020 : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence (). / L'admission provisoire est accordée par () le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle () sur laquelle il n'a pas encore été statué. "
3. Au cas particulier, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur sa requête, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. D au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
4. En premier lieu, par un arrêté n° 2022-PREF-DCPPAT-BCA-132 du 23 août 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Essonne du même jour, le préfet de l'Essonne a donné délégation à Mme A C, chef de bureau de l'éloignement, pour signer les décisions litigieuses. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. " Aux termes de l'article L. 613-2 du même code : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. " Aux termes de l'article L. 613-2 de ce code : " Les () décisions d'interdiction de retour () prévues aux articles L. 612-6 () sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. " La décision fixant le pays de renvoi constitue, en vertu des dispositions du premier alinéa de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une décision distincte de l'obligation de quitter le territoire français, et faisant l'objet d'une motivation spécifique.
6. En l'espèce, les décisions attaquées comportent les considérations de droit et de fait qui en constituent leur fondement. Il ne ressort, non plus, ni des pièces du dossier ni des termes mêmes de l'arrêté attaqué, qui font état de nombreux éléments de fait propres à la situation de M. D, que le préfet de l'Essonne n'aurait pas procédé à l'examen particulier de sa situation. Dès lors, les moyens tirés du défaut de motivation et du défaut d'examen sérieux et particulier doivent être écartés.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que cet article s'adresse non pas aux États membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Il ressort, en tout état de cause, des pièces du dossier que M. D a refusé d'être auditionné sur sa situation. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit être écarté.
8. En quatrième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des conventions de Genève de 1949 n'est assorti d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Dès lors, il ne peut être qu'écarté.
9. En cinquième lieu, le moyen tiré de l'erreur de droit n'est assorti d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Cependant, compte tenu des éléments factuels mentionnés à l'audience, à supposer que ce moyen vise à contester la décision portant obligation de quitter le territoire français sur le fondement de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. D qui allègue qu'il est entré sur le territoire français en 1993, à l'âge de vingt-trois ans, qu'il a été titulaire de deux certificats de résidence de dix ans et qu'il a été muni, dernièrement, c'est-à-dire en 2017, d'un récépissé, qu'il est marié, qu'il est le père d'enfants français et que son état de santé ne peut pas être pris en charge en Algérie ne justifie cependant pas entrer dans l'une des catégories prévues par l'article précédemment mentionné interdisant le préfet de prendre à son encontre une mesure d'éloignement, dans la mesure où, notamment, l'intéressé ne justifie ni résider, en situation régulière, sur le territoire français depuis plus de vingt ans à la date de la décision attaquée, ni être marié depuis au moins trois ans avec une conjointe de nationalité française avec laquelle une communauté de vie existerait, ni être parent d'enfants français pour lesquels il contribuerait effectivement à l'entretien et à l'éducation, ni nécessiter une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité en l'absence de traitement approprié et effectif en Algérie eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé de ce pays. Dès lors, le moyen tiré d'une erreur de droit doit, en tout état de cause, être écarté.
10. En sixième lieu, le requérant soutient, à l'audience, que la décision lui refusant un délai de départ volontaire est illégale compte tenu de sa situation personnelle et de l'impossibilité qu'il a d'organiser immédiatement son départ au moment de la levée d'écrou. Il ressort toutefois des pièces du dossier que M. D a été condamné le 24 janvier 2022 par le tribunal correctionnel de Paris à douze mois d'emprisonnement pour vol aggravé par trois circonstances, qu'il avait préalablement été condamné à cinq reprises par des juridictions correctionnelles, notamment, le 6 juillet 2021, pour violences sans incapacité par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, en récidive, et usage illicite de stupéfiants, en récidive, qu'il fait, par ailleurs, l'objet de vingt-neuf signalements non contestés pour des faits relatifs à des troubles à l'ordre public liés à des actes de violence, à des vols ou à des stupéfiants. Il en résulte que, comme le soutient le préfet de l'Essonne, M. D représente une menace pour l'ordre public. Au surplus, il est relevé que le requérant s'est maintenu, avant son incarcération, sur le territoire français en situation irrégulière et qu'il existe également un risque qu'il se soustrait à la décision portant obligation de quitter le territoire français dans la mesure il s'est déjà soustrait, en 2020, à une précédente mesure d'éloignement et qu'il ne présente aucune garantie de représentation suffisante en l'absence notamment de présentation d'un document d'identité. Dès lors, à supposer que le requérant ait entendu invoquer un moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un tel moyen doit être écarté.
11. En septième lieu, le requérant fait valoir, à l'audience, que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale compte tenu de sa situation personnelle, alors qu'il n'a plus d'attache en Algérie, qu'il réside en France depuis 1993 et qu'il souhaite renouer ses liens familiaux. Il ne justifie cependant pas de l'intensité, de la stabilité et de l'ancienneté de ses attaches familiales sur le territoire français, notamment avant son incarcération pour une durée de dix-sept mois, il ne fait état que d'un emploi de chauffeur-livreur pour la Croix-Rouge à une période et pour une durée indéterminées, il n'établit pas qu'il n'aurait plus aucune attache familiale en Algérie et il ne justifie pas, non plus, de son ancienneté de séjour sur le territoire français qui peut tout au plus s'apprécier, de manière discontinue, selon la fréquence des infractions pénales qu'il a commises, étant rappelé que l'intéressé a déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement et qu'il représente un menace pour l'ordre public comme il a été dit au point précédent. Enfin, le requérant ne justifie pas de circonstances humanitaires qui justifieraient qu'aucune interdiction de retour sur le territoire français ne soit prononcée à son encontre, sachant qu'il n'établit notamment pas l'absence de traitement médical approprié et effectif en Algérie comme il a été dit au point 9. Dès lors, à supposer que le requérant ait entendu invoquer un moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un tel moyen doit être écarté.
12. En huitième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
13. Si le requérant fait état de sa situation personnelle et familiale sur le territoire français dans les termes mentionnés au point 9, il ne justifie pas, pour les mêmes motifs que ceux mentionnés aux points 10 et 11, que les décisions attaquées auraient porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elles ont été prises. Dès lors, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations précitées et de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences des décisions attaquées sur sa situation personnelle doivent être écartés.
14. En neuvième lieu, il résulte de tout ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité des décisions refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et portant interdiction de retour sur le territoire français en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
15. En dernier lieu, aux termes de l'article de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. "
16. En l'espèce, dans la mesure où le requérant ne justifie d'aucun risque d'être soumis à la torture ou à des peines ou traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Algérie et qu'il n'établit pas, comme il a été dit au point 9, nécessiter une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité en l'absence de traitement approprié et effectif dans son pays d'origine, le moyen à l'encontre de la décision fixant le pays de destination tiré de la méconnaissance des stipulations conventionnelles précitées doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Essonne du 21 novembre 2022. Il s'ensuit que ses conclusions aux fins d'annulation, ainsi que celles aux fins d'injonction et celles relatives aux frais du litige doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : M. D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. Hadj-M'Hamed D, à Me Lendrevie et au préfet de l'Essonne.
Lu en audience publique le 1er décembre 2022.
Le magistrat désigné,
Signé
G. BLa greffière,
Signé
N. Baali
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026