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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2217101

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2217101

lundi 28 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2217101
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantRIZAOGLU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 novembre 2022, M. A B, représenté par Me Rizaoglu, demande au juge des référés du Tribunal statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour " citoyen UE " dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, ou à défaut de lui délivrer un récépissé de sa demande l'autorisant à travailler dans un délai de vingt-quatre heures, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 1 200 euros à verser à Me Rizaoglu sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le requérant soutient que :

- l'urgence est présumée dans le cas d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et justifiée en l'espèce que son absence de droit au séjour entraînera la fermeture de son entreprise et en conséquence son licenciement et celui de tous ses salariés ;

- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de travailler et au droit au respect de sa vie privée et familiale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Le Garzic, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence (), le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Le requérant qui saisit le juge des référés sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative doit justifier des circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à très bref délai d'une mesure de la nature de celles qui peuvent être ordonnées sur le fondement de cet article.

2. Il résulte de l'instruction que M. B, ressortissant bulgare, a présenté le 10 février 2022 une demande de renouvellement du titre de séjour dont il était titulaire sur le fondement de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 11 octobre 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande, et l'a obligé à quitter le territoire français. M. B demande en conséquence au juge des référés statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 d'enjoindre à l'administration de lui délivrer le titre sollicité.

3. Toutefois, pour justifier de l'urgence s'attachant à l'intervention du juge des référés dans un délai de quarante-huit heures, qui n'est pas présumée, M. B se borne à se prévaloir des conséquences de la décision litigieuse sur sa situation professionnelle. Par ces éléments, l'intéressé ne justifie pas de la nécessité d'une mesure à très brève échéance.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête peut être rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à Me Rizaoglu.

Fait à Montreuil, le 28 novembre 2022.

Le juge des référés,

Signé

P. Le Garzic

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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