LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2217149

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2217149

mercredi 23 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2217149
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation9ème chambre
Avocat requérantALAGAPIN-GRAILLOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2220109 du 23 novembre 2022, le président de la sixième section du tribunal administratif de Paris a transmis la requête de M. B, enregistrée le 27 septembre 2022, au tribunal administratif de Montreuil territorialement compétent

Par une requête et un mémoire, enregistré le 28 novembre 2022 et le 20 décembre 2023, M. A B, représenté par Me Alagapin-Graillot, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 28 juillet 2022 par laquelle le préfet de police de Paris lui a retiré sa carte professionnelle de conducteur de taxi ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que l'arrêté attaqué :

- est entaché d'un vice de procédure dès lors qu'il n'a pas été entendu et n'a pas pu présenter ses observations ;

- est entaché d'une erreur de droit en ce que le préfet s'est estimé lié par l'avis émis par la commission de discipline des conducteurs de taxi et que la composition de la commission l'a privé de l'effectivité de ses droits ;

- est entaché d'une erreur d'appréciation, méconnaît sa liberté d'entreprendre et sa liberté de commerce et d'industrie et a un caractère disproportionné.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 octobre 2023, le préfet de police de Paris conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des transports ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Morisset,

- les conclusions de Mme Nour, rapporteure publique,

- et les observations de Me Gauthier se substituant à Me Alagapin-Graillot, représentant M. B, également présent à l'audience.

Le préfet de police de Paris n'était ni présent, ni représenté.

Une note en délibéré présentée par M. B a été enregistrée le 8 octobre 2024.

Considérant ce qui suit :

1. M. B est titulaire d'une carte professionnelle de chauffeur de taxi depuis 2011. Le 24 juin 2022, il a été convoqué devant la commission de discipline des conducteurs de taxi pour répondre des infractions à la réglementation applicable constatées entre le 3 mai 2020 et le 10 novembre 2021. Par un arrêté du 28 juillet 2022, le préfet de police de Paris lui a retiré sa carte professionnelle de conducteur de taxi. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de cet arrêté.

2. Aux termes de l'article L. 3124-11 du code des transports : " En cas de violation de la réglementation applicable à la profession par le conducteur d'un véhicule de transport public particulier de personnes, l'autorité administrative peut lui donner un avertissement ou procéder au retrait temporaire ou définitif de sa carte professionnelle " et aux termes de l'article R. 3124-1 du même code : " Pour l'application de l'article L. 3124-11, l'autorité compétente est celle qui a délivré la carte professionnelle ". Aux termes de l'article 1 de l'arrêté n° 2021-762 du 8 juin 2021 relatif à la création, à la composition et au fonctionnement de la commission de discipline des conducteurs de taxis : " Il est créé, au sein de la commission locale des transports publics particuliers de personnes instituée auprès du préfet de police, une section spécialisée intitulée, commission de discipline des conducteurs de taxis parisiens -. Cette dernière a qualité pour connaître des violations, par les conducteurs de taxis parisiens, de la réglementation applicable à la profession ". Aux termes de l'article 2 de cet arrêté : " La commission de discipline des conducteurs de taxis parisiens est composée des membres de la commission locale des transports publics particuliers de personnes suivants : - le préfet de police ou son représentant, président, () ". Aux termes de l'article 11 de cet arrêté : " La commission de discipline des conducteurs de taxis parisiens, au vu des observations écrites produites devant elle et compte tenu, le cas échéant, des déclarations orales de l'intéressé, des témoins et des experts, ainsi que des résultats de l'enquête ou du complément d'informations auquel il a pu être procédé, émet un avis sur les suites qui lui paraissent devoir être réservées à la procédure engagée ". Aux termes de l'article 12 de cet arrêté : " La commission de discipline des conducteurs de taxis parisiens peut proposer les mesures suivantes : - l'avertissement, - le retrait temporaire de la carte professionnelle de conducteur de taxi pour une durée n'excédant pas deux ans, - le retrait définitif de la carte professionnelle de conducteur de taxi. Pour toute mesure autre que l'avertissement, la consultation de la commission de discipline est de droit ". Aux termes de l'article 13 de cet arrêté : " La décision appartient au préfet de police. Elle est inscrite au dossier de l'intéressé. Si le conducteur de taxi ne se présente pas devant la commission de discipline, une mesure peut être prononcée à son encontre par défaut. La décision prononcée par le préfet de police est immédiatement exécutoire. L'intéressé peut formuler un recours conformément aux voies et délais prévus par le code des relations entre le public et l'administration ".

3. Il ressort des pièces du dossier, notamment du procès-verbal du 7 juillet 2022 de la réunion de la commission de discipline des conducteurs de taxi, que M. B a été entendu par celle-ci et a été en mesure de présenter ses observations. Le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire doit par suite être écarté.

4. À supposer que le requérant ait entendu soulever, par voie d'exception, l'illégalité de l'arrêté du 8 juin 2021 relatif à la création, à la composition et au fonctionnement de la commission de discipline des conducteurs de taxi, ce moyen n'est pas assorti des éléments permettant d'en apprécier le bienfondé, et, en tout état de cause, les circonstances que la commission soit présidée par le préfet et que la décision soit prise par cette même autorité ne sont pas de nature, contrairement à ce qui soutenu, à " annuler tout effet de garantie de l'effectivité des droits pour les conducteurs de taxi ".

5. Il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le préfet se serait estimé lié par l'avis de la commission. Le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué serait, pour ce motif, entaché d'une erreur de droit, doit par suite être écarté.

6. Il ressort des pièces du dossier que M. B a plusieurs fois commis des infractions aux règles professionnelles fixées par l'arrêté interpréfectoral du 31 juillet 2001 relatif aux exploitants et conducteurs de taxi dans la zone parisienne. Les services de police ont ainsi constaté que M. B avait stationné hors des emplacements réglementaires et pris en charge de la clientèle en dehors de ces emplacements, que la validité de sa visite médicale avait expiré, qu'il n'avait pas présenté son attestation de suivi du stage de formation continue obligatoire, que son véhicule était abîmé s'agissant de son pare-brise et du déflecteur avant gauche, qu'il avait abandonné son véhicule sans surveillance, qu'il n'avait pas apposé l'affichette de renseignements réglementaire, qu'il avait utilisé une attestation d'assurance de son véhicule non valide, et adopté des agissements brutaux envers des clients. Il ressort également des pièces du dossier que M. B a conduit sans autorisation de taxi. Si, à ce dernier égard, M. B indique que les faits qui lui ont reprochés d'avoir, le 3 mai 2020, exercé l'activité professionnelle de conducteur de taxi malgré le retrait de sa carte professionnelle ont fait l'objet d'une relaxe, il a expressément reconnu devant la commission de discipline du 7 juillet 2022, avoir poursuivi son activité professionnelle en dépit de retrait, et ce faisant, avoir commis cette infraction indépendamment de cette relaxe. Il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision s'il s'était fondé uniquement sur les faits autres que ceux pour lesquels l'intéressé a bénéficié d'un jugement de relaxe, et dont la matérialité n'est pas sérieusement contestée par le requérant.

7. Il ressort également des pièces du dossier que M. B avait déjà fait l'objet de quatre retraits temporaires de sa carte professionnelle en 2015, 2016, 2017 et 2019. Si le requérant se prévaut de ce que les faits relevés à son encontre du 13 mars 2015 au 9 mai 2019 ont déjà fait l'objet de sanctions et ne peuvent pas être de nouveau sanctionnés par application du principe non bis in idem, le préfet pouvait légalement tenir compte de ces faits pour tenir compte de la répétition des infractions commises et ainsi apprécier la gravité des manquements reprochés, sans méconnaître le principe non bis in idem.

8. Eu égard au nombre élevé et à la gravité de ces infractions, dont la plupart ne sont pas sérieusement et utilement contestées par M. B, ainsi qu'aux précédents retraits temporaires de carte professionnelle, la décision en litige par laquelle le préfet de police de Paris a prononcé le retrait définitif de la carte de l'intéressé est justifiée. Dès lors, le moyen tiré du caractère disproportionné de la mesure en litige doit être écarté, ainsi que, en tout état de cause, celui tiré de l'atteinte à la liberté d'entreprendre et à la liberté de commerce et d'industrie.

9. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de M. B dans toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de police de Paris.

Délibéré après l'audience du 3 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Robbe, président,

Mme Morisset, première conseillère,

M. Hégésippe, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 octobre 2024.

La rapporteure,

A. MORISSET

Le président,

J. ROBBE Le greffier,

C. CHAUVEY

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions