vendredi 29 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2217152 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | BALBO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés respectivement le 25 novembre 2022 et 15 avril 2023, M. B, représenté par Me Balbo, demande au Tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 novembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a refusé le renouvellement de sa carte de séjour temporaire et lui a refusé de changement de statut demandé, l'a obligé à quitter délai le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a interdit un retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jours de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme, dont il appartiendra au juge de définir, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions des articles
L. 422-1, L. 421-1 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :
- elle est illégale dès lors que les décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire sont illégales ;
- elle est entachée d'insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, dès lors que la procédure contradictoire n'a pas été respectée ; il n'a pas été mise en mesure de présenter ses observations écrites ou orales à compter du dépôt de sa demande ;
- elle méconnaît les dispositions du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle.
La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 mars 2023.
La clôture de l'instruction a été fixée au 12 mai 2023.
Des pièces produites par M. A le 6 juillet 2023, postérieurement à la clôture de l'instruction, n'ont pas été communiquées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Caro a été entendu, au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, né en décembre 1996, de nationalité haïtienne, est entré en France, selon ses déclarations, durant l'année 2013, dans le cadre d'une délégation d'autorité parentale. Il a suivi une scolarité et a obtenu un baccalauréat en " maintenance de véhicule automobile ", en juillet 2016, puis un certificat d'aptitude professionnelle, en " opérateur de service, relation client et livraison ", en juillet 2018. Le 27 mars 2019, il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour, en qualité d'étudiant, ainsi qu'un changement de statut, afin d'obtenir un titre de séjour salarié. Par arrêté du 9 novembre 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé le renouvellement de son titre de séjour et le changement de statut sollicités, a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire, a fixé le pays de destination ainsi qu'une interdiction de retour du territoire français d'une durée de deux ans. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
2. Il ressort des pièces du dossier et notamment des termes de l'arrêté attaqué, que le préfet a refusé la délivrance des différents titres de séjour sollicités par M. A, aux motifs que l'intéressé n'était pas en mesure de justifier d'une inscription étudiante pour les années 2019 à 2022, qu'il ne justifiait pas de la possibilité d'un emploi conforme aux exigences légales requises et du fait qu'il représenterait une menace à l'ordre public.
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. () ".
4. En l'espèce, M. A, en se bornant à soutenir qu'il a déposé une demande de renouvellement de son titre prioritairement comme étudiant dans la mesure où il est communément indiqué aux requérants qu'ils ne peuvent changer de statut, mais qu'il sollicitait en réalité un changement de statut et l'obtention d'un titre de séjour salarié, ne conteste pas sérieusement, le motif de refus de son titre de séjour étudiant. Le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit donc être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. () ".
6. M. A a sollicité un changement de statut en qualité de salarié en raison du contrat conclu avec une entreprise pour un emploi de chauffeur. Or il résulte des mentions non contestées de l'arrêté attaqué que la plateforme interrégionale de la main d'œuvre étrangère de la préfecture de la Seine-Saint-Denis a opposé un refus à sa demande. Il est ainsi constant que M. A ne détenait pas, à la date de la décision attaquée, l'autorisation de travail prévue par les dispositions précitées de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces circonstances, il n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'une erreur d'appréciation.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public. " En outre, l'article L. 412-5 de ce code dispose : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle et de l'autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L. 425-4 ou L. 425-10 ainsi qu'à la délivrance de la carte de résident et de la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " ".
8. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. A a fait l'objet d'une condamnation à 500 euros par le tribunal correctionnel de Thionville, le 13 novembre 2019, pour violence suivie d'incapacité n'excédant pas 8 jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité. En outre, il est connu au fichier du traitement des antécédents judiciaires pour les faits de violence suivie d'incapacité n'excédant pas 8 jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, commis le 10 juillet 2017 et d'abus de confiance, le 18 mai 2017. Eu égard à la nature et au degré de gravité des faits pour lesquels il a été condamné et mis en cause, il n'y a pas lieu de considérer qu'en refusant de lui délivrer le titre de séjour qu'il sollicitait, au motif qu'il constituait une menace pour l'ordre public, le préfet de la Seine-Saint-Denis a entaché sa décision d'une d'erreur d'appréciation. Par suite, le moyen soulevé en ce sens par M. A ne peut être qu'écarté.
9. En quatrième lieu, M. A soutient qu'en refusant d'accéder à sa demande aux motifs qu'il ne présentait pas d'inscription universitaire pour les années 2019 à 2022, qu'il ne justifierait pas de la possibilité d'un emploi conforme aux exigences requises ainsi que du fait qu'il présenterait une menace à l'ordre public eu égard à une condamnation à une amende judiciaire en novembre 2019 et à deux mentions au fichier des traitements des antécédents judiciaires, le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation. Toutefois, pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui."
11. M. A se prévaut essentiellement de son intégration sur le territoire français ainsi que de la présence de sa tante qui l'avait pris en charge lorsqu'il était mineur. Toutefois, alors que le requérant ne conteste pas sérieusement les faits à l'origine de sa condamnation, ni ses antécédents judiciaires, l'intéressé, célibataire et ne justifiant pas d'une insertion professionnelle suffisamment importante, n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué a porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels il a été pris. Par suite, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas entaché son refus d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle.
Sur la décision interdisant le retour sur le territoire français :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui a été exposé précédemment que le moyen tiré de ce que la décision interdisant le retour sur le territoire français devrait être annulée en raison de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Aux termes des dispositions de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
14. L'arrêté attaqué vise expressément l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant l'interdiction de retour. Il mentionne notamment que l'intéressé est célibataire et sans enfant à charge, qu'il ne justifie d'aucun motif humanitaire faisant obstacle à ce que le retour sur le territoire français lui soit interdit et ne justifie pas avoir d'attaches personnelles et familiales intenses et stables en France. L'arrêté précise par ailleurs, que le comportement de l'intéressé constitue un trouble à l'ordre public et manifeste, ainsi, sa volonté de ne pas respecter les valeurs de la République et les lois qui la régissent. Cette motivation, qui témoigne de la prise en compte de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il constitue une menace pour l'ordre public en raison de faits de violences envers un conjoint et d'abus de confiance est suffisante, de sorte que le moyen doit être écarté.
15. En troisième lieu, d'une part, au soutien de son moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire, M. A invoque les dispositions de la loi du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec l'administration, désormais codifiée aux articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. Or, il résulte du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer, par ces dispositions, l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse applicables aux décisions portant obligation de quitter le territoire français ainsi qu'aux décisions relatives au délai de départ volontaire, aux décisions d'interdiction de retour sur le territoire français et aux décisions fixant le pays de renvoi dont elles peuvent être assorties. Il s'ensuit que de telles décisions ne sont pas soumises au respect de la procédure contradictoire préalable prévue à l'article L. 121-1 du même code. Le moyen tiré du défaut de mise en œuvre de cette procédure est, dès lors, inopérant.
16. D'autre part, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union ". Le paragraphe 2 de ce même article poursuit en indiquant : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que si ces stipulations ne s'adressent pas aux Etats membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union européenne et que le moyen tiré de leur méconnaissance par une autorité d'un Etat membre est ainsi inopérant, le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union européenne.
17. M. A soutient qu'il n'a pas eu la possibilité de formuler des observations auprès de l'autorité préfectorale. Toutefois, alors qu'il lui était loisible, dans le cadre de sa demande de titre de séjour, de faire valoir auprès des services préfectoraux tout élément pertinent sur sa situation personnelle, le requérant n'établit ni même n'allègue avoir sollicité en vain un entretien avec ces services avant que ne soit édictée la décision portant refus de titre de séjour. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision litigieuse lui interdisant le retour sur le territoire français aurait méconnu son droit d'être entendu.
18. En quatrième lieu, eu égard à la situation personnelle de M. A telle que décrite aux points 8 et 11 du présent jugement la décision contestée n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Elle n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le requérant, qui ne justifie d'aucune attache privée et familiale en France, hormis celle d'une tante alléguée, n'est pas davantage fondé à soutenir qu'elle est entachée d'une erreur de droit ou d'une erreur manifeste d'appréciation ni, en tout état de cause, à invoquer la méconnaissance du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. A à fin d'annulation de l'arrêté attaqué, ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et les demandes présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B, à Me Balbo et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 15 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Ribeiro-Mengoli, présidente,
Mme Van Maele, première conseillère,
Mme Caro, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2023.
La rapporteure,
N. Caro
La présidente,
N. Ribeiro-Mengoli
La greffière,
P. Demol
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026