lundi 12 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2217258 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELAFA CABINET CASSEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 novembre 2022, Mme A C, représentée par le cabinet d'avocats Cassel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 juillet 2022 par lequel le directeur académique des services de l'éducation nationale de Seine-Saint-Denis l'a radiée du corps des professeurs des écoles à compter du 9 mai 2022 pour abandon de poste, ensemble la décision du 11 octobre 2022 portant rejet de son recours gracieux dirigé contre cet arrêté ;
2°) d'enjoindre au directeur académique des services de l'éducation nationale de Seine-Saint-Denis de procéder au réexamen de sa situation à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- les mises en demeure de reprendre ses fonctions des 4 février et 14 avril 2022 sont irrégulières, dès lors qu'elle n'en a pas été destinataire ;
- l'abandon de poste n'est pas caractérisé, dès lors qu'elle ne peut être regardée comme n'ayant pas manifesté son intention de reprendre ses fonctions.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 août 2023, le recteur de l'académie de Créteil conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
L'instruction a été clôturée par une ordonnance du 6 novembre 2023.
Vu :
- les décisions attaquées ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'arrêté du 28 août 1990 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Hardy, rapporteure,
- les conclusions de M. Löns, rapporteur public.
Aucune des parties n'était présente ou représentée.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A C, titularisée professeure des écoles le 1er septembre 2011, a été déclarée définitivement inapte aux fonctions d'enseignement le 11 décembre 2018, puis reclassée sur des fonctions administratives. Par un arrêté du 13 juillet 2022, le directeur académique des services de l'éducation nationale (DASEN) de Seine-Saint-Denis l'a radiée du corps des professeurs des écoles à compter du 9 mai 2022 pour abandon de poste. Mme C demande l'annulation de cet arrêté, ensemble la décision du 11 octobre 2022 portant rejet de son recours gracieux dirigé contre cet arrêté.
2. En premier lieu, aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 28 août 1990 portant délégation permanente de pouvoirs aux directeurs académiques des services de l'éducation nationale agissants sur délégation du recteur d'académie et recteur de l'académie de Mayotte en matière de gestion des professeurs des écoles susvisé : " Délégation permanente de pouvoirs est donnée aux directeurs académiques des services de l'éducation nationale agissant sur délégation du recteur d'académie et au vice-recteur de Mayotte pour prononcer à l'égard des personnels appartenant au corps des professeurs des écoles : 1. A la nomination ; () ".
3. L'arrêté du 13 juillet 2022 prononçant la radiation des cadres de Mme C a été signé par M. B D, DASEN de Seine-Saint-Denis, en vertu d'une délégation de signature qui lui a été accordée par un arrêté du recteur de l'académie de Créteil du 11 février 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de la région Ile-de-France du même jour. Il bénéficiait, ainsi, en application de l'article 1er de l'arrêté du 28 août 1990 précité, d'une délégation de pouvoirs afin de prendre les décisions relatives à la nomination des professeurs des écoles. En l'absence de dispositions contraires, l'autorité investie du pouvoir de nomination des professeurs des écoles a compétence pour prononcer la cessation des fonctions. M. D était, par suite, compétent pour adopter l'arrêté attaqué prononçant la radiation des cadres de Mme C, et le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
4. En deuxième lieu, une mesure de radiation des cadres pour abandon de poste ne peut être régulièrement prononcée que si l'agent concerné a, préalablement à cette décision, été mis en demeure de rejoindre son poste ou de reprendre son service dans un délai approprié, qu'il appartient à l'administration de fixer. Une telle mise en demeure doit prendre la forme d'un document écrit, notifié à l'intéressé, l'informant du risque qu'il court d'une radiation des cadres sans procédure disciplinaire préalable. Lorsque l'agent ne s'est pas présenté et n'a fait connaître à l'administration aucune intention avant l'expiration du délai fixé par la mise en demeure, et en l'absence de toute justification d'ordre matériel ou médical, présentée par l'agent, de nature à expliquer le retard qu'il aurait eu à manifester un lien avec le service, cette administration est en droit d'estimer que le lien avec le service a été rompu du fait de l'intéressé.
5. Il ressort tout d'abord des pièces du dossier que, par un arrêté du 16 septembre 2019, Mme C a été placée en congé d'office rémunéré à plein traitement, et pour une durée d'un mois, à compter de la notification de cet arrêté, qui mentionnait que les conditions de reprise de son activité professionnelle seraient examinées par la médecine de prévention et par le comité médical départemental de la Seine-Saint-Denis. L'intéressée ne s'est toutefois pas présentée à ces convocations, ni auprès du médecin des personnels le 10 octobre 2019, ni auprès du médecin expert le 19 novembre 2020, et n'a produit aucun élément de nature à justifier ses absences. Par une lettre recommandée du 13 décembre 2019, elle a été informée qu'elle ne pouvait pas bénéficier du congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) qu'elle a sollicité, en l'absence de déclaration d'accident de service dûment complétée et accompagnée des documents nécessaires à l'instruction de son dossier. En dépit de cette circonstance, Mme C a produit, de façon ininterrompue, entre le mois de septembre 2019 et le mois de septembre 2022, des arrêts de travail successifs de prolongation d'un accident de service qu'elle estime être survenu le 16 septembre 2019, et n'a pas repris ses fonctions durant cette période. Par un courrier du 8 juin 2021, il lui a été rappelé qu'elle n'était pas placée en CITIS et qu'elle avait épuisé ses droits à congés de maladie ordinaire depuis le 17 septembre 2020. Par un courrier électronique du 28 octobre 2021, la requérante a été convoquée à la DSDEN de la Seine-Saint-Denis le 23 novembre 2021, afin, notamment, de régulariser sa situation administrative, mais ne s'est toutefois pas présentée à cet entretien. Par un courrier électronique du 2 décembre 2021, il a été demandé à l'intéressée de prendre ses fonctions au lycée Lucie Aubrac de Pantin à compter du 6 décembre 2021 à 11h00, compte tenu, notamment, de ce qu'elle n'était pas placée en CITIS, faute d'avoir produit les justificatifs requis. Il s'ensuit que Mme C n'était pas, contrairement à ce qu'elle soutient, placée en congé de maladie ordinaire ou en CITIS à la date à laquelle le recteur l'a mise en demeure de reprendre son poste, les 4 février et 14 avril 2022.
6. Ensuite, d'une part, par un courrier du 4 février 2022, et envoyé le 9 février 2022 à l'adresse postale de l'intéressée située 34, rue Prairial à Champigny-sur-Marne, ainsi qu'il résulte des mentions du pli produit en défense, le recteur lui a adressé une première mise en demeure de reprendre ses fonctions à la DSDEN de la Seine-Saint-Denis le 14 février 2022 à 9h00, et l'a informée du risque, à défaut de reprise, de radiation des cadres, sans procédure disciplinaire préalable. Ce courrier, qui comportait les mentions nécessaires à l'information de Mme C, et qui précède de plusieurs jours la date fixée pour la reprise de ses fonctions, a donc été adressé dans un délai approprié permettant à cette dernière de reprendre ses fonctions ou d'expliciter les motifs y faisant, selon elle, obstacle, a toutefois été retourné à l'administration avec la mention " destinataire inconnu à l'adresse ". A cet égard, l'intéressée soutient qu'elle n'a pas été destinataire de cette mise en demeure, en raison d'un contexte de violences intrafamiliales qui l'empêchaient alors d'accéder librement à son domicile et à sa boîte aux lettres depuis 2017, circonstances qui l'ont conduite à conclure, le 3 juin 2022, un contrat de réexpédition de son courrier vers une autre adresse postale située à Juvisy-sur-Orge. Toutefois, elle n'établit pas avoir été empêchée d'accéder à son domicile et à sa boîte aux lettres depuis l'année 2017, alors qu'il ressort des pièces du dossier qu'elle a reçu et envoyé de nombreux courriers à l'adresse postale située 34, rue Prairial, à Champigny-sur-Marne, entre 2018 et 2022. Elle a notamment adressé au rectorat, par lettre recommandée avec accusé de réception, dès le mois de septembre 2019, et au moins jusqu'au 13 septembre 2022, et à une fréquence très régulière des plis contenant ses arrêts de travail, dont l'un, envoyé le 9 février 2022, le jour-même de l'envoi de la mise en demeure du recteur du 4 février 2022, comporte l'adresse postale située à Champigny-sur-Marne, renseignée par ses soins. Il en va de même de son recours gracieux du 7 août 2022 dirigé contre l'arrêté attaqué. Par ailleurs, l'intéressée produit elle-même l'intégralité des accusés de réception postaux qu'elle a reçus à son domicile au titre d'une période allant de septembre 2019 à septembre 2022. Mme C n'a, au demeurant, jamais informé l'administration de quelconques difficultés d'accès à son domicile et à sa boîte aux lettres, difficultés au titre desquelles elle n'établit d'ailleurs pas avoir pris de quelconques dispositions avant le 3 juin 2022, date de conclusion du contrat de réexpédition. Par ailleurs, les trois certificats médicaux dont elle se prévaut, datés du 29 juillet et du 3 août 2022, qui attestent de la circonstance qu'elle ne pouvait accéder à sa boîte aux lettres depuis 2017 en raison de conflits familiaux, ne sont pas de nature à l'établir, et sont tous trois postérieurs à l'arrêté de radiation attaqué. Enfin, l'unique témoignage qu'elle produit, qui évoque des difficultés personnelles, est peu circonstancié, et est également postérieur à la décision attaquée. Par suite, cette adresse postale était correcte, et la seule connue de l'administration à la date du 4 février 2022.
7. D'autre part, si Mme C se prévaut également de difficultés de distribution du courrier en produisant deux courriers personnels indiquant que les plis qui lui ont été adressés ont été renvoyés à leurs expéditeurs avec la mention " destinataire inconnu à l'adresse ", ces deux courriers sont datés du 6 juin 2022 et du 6 septembre 2022, et sont, pour l'un, concomitant, et pour l'autre, postérieur à la conclusion du contrat de réexpédition de son courrier, prenant effet le 7 juin 2022, et ne sont pas de nature à établir que des difficultés de distribution du courrier seraient intervenues au cours du mois de février 2022. En outre, la circonstance que le recteur, qui n'y était pas tenu, n'a pas doublé l'envoi de la mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception d'un courrier électronique demeure sans incidence sur la régularité de cette mise en demeure, régulièrement envoyée, ainsi qu'il vient d'être dit, à l'adresse postale correcte de la requérante et seule connue de l'administration. Au demeurant, il ressort des pièces du dossier que l'intéressée, qui allègue qu'elle aurait réagi à la mise en demeure du 4 février 2022 si cette dernière lui avait été adressée par courrier électronique, n'a toutefois jamais donné suite aux courriels du rectorat, notamment à celui du 2 décembre 2021 l'avertissant qu'à défaut de se présenter le 6 décembre 2021 à 11h00 au lycée Lucie Aubrac, il se réservait la possibilité d'engager une procédure d'abandon de poste, alors que la requérante établit, par les pièces qu'elle verse aux débats, avoir eu accès à cette boîte mail personnelle.
8. Ensuite, il ressort des pièces du dossier que le recteur a adressé à l'intéressée, par courrier recommandé avec accusé de réception, en l'absence de réponse de cette dernière à la première mise en demeure du 4 février 2022, alors qu'il n'y était pas tenu, une seconde mise en demeure de reprendre son poste, envoyée le 20 avril 2022 à son adresse postale de Champigny-sur-Marne, ainsi qu'il résulte des mentions du pli produit en défense, lui enjoignant de reprendre ses fonctions à la DSDEN de la Seine-Saint-Denis le 9 mai 2022 à 9h00, et l'informant du risque, à défaut de reprise, de radiation des cadres, sans procédure disciplinaire préalable. Ce second courrier, qui, ainsi qu'il a été dit au point 6, a été adressé à la seule adresse postale portée à la connaissance de l'administration, et comportait les mentions nécessaires à l'information de Mme C, et qui précède de plusieurs jours la date fixée pour la reprise de ses fonctions, a donc été adressé dans un délai approprié permettant à cette dernière de reprendre ses fonctions ou d'expliciter les motifs y faisant, selon elle, obstacle, a toutefois été retourné à l'administration avec la mention " destinataire inconnu à l'adresse ". Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 6 et 7, et alors que le recteur a de nouveau tenté, en dépit de l'expiration du délai imparti par la première mise en demeure du 4 février 2022, de susciter une réaction de la part de la requérante, cette dernière n'est pas fondée à soutenir qu'elle n'aurait pas été régulièrement mise en demeure de reprendre ses fonctions.
9. Dans ces conditions, eu égard à ce qui a été dit aux points 5 à 8, en l'absence de toute justification valable, d'ordre matériel ou médical, présentée par Mme C, de nature à expliquer le retard qu'elle aurait eu à manifester un lien avec le service en dépit des deux mises en demeures régulières précitées, elle doit être regardée, comme ayant rompu le lien qui l'unissait à l'administration. Si la requérante se prévaut des circonstances qu'elle a conservé des liens avec ses collègues, et qu'elle a adressé des courriers à sa hiérarchie entre le 5 décembre 2021 et le 9 mai 2022, elles ne sauraient toutefois constituer une manifestation de sa volonté de conserver un lien avec le service avant l'expiration des délais impartis par les mises en demeure de reprendre ses fonctions. Au demeurant, les numéros de suivi des accusés de réception des courriers prétendument adressés à l'administration entre le 5 décembre 2021 et le 9 mai 2022 en réponse aux courriers de mise en garde, aux convocations et aux mises en demeure de reprendre ses fonctions adressées par le recteur, révèlent qu'ils correspondent en réalité à l'envoi des arrêts maladie successifs précités, et délivrés par son médecin traitant entre le mois de septembre 2019 et le mois de septembre 2022. Dès lors, l'autorité administrative a pu légalement estimer que Mme C avait rompu tout lien avec le service et la radier du corps des professeurs des écoles à compter du 9 mai 2022.
10. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme C doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et à la rectrice de l'académie de Créteil.
Délibéré après l'audience du 29 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Myara, président,
M. Laforêt, premier conseiller,
Mme Hardy, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 février 2024.
La rapporteure,
M. Hardy
Le président,
A. MyaraLa greffière,
I. Dad
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse, des sports et des jeux olympiques et paralympiques en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026