vendredi 6 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2217937 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET HUG & ABOUKHATER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 décembre 2022, Mme B C A, représentée par Me Hug, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 11 juillet 2022 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de carte de séjour temporaire, et l'a obligée à quitter le territoire français ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, subsidiairement, de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors que la décision attaquée a eu pour effet de mettre fin au contrat à durée indéterminée dont elle bénéficiait, à compter du 20 janvier 2022, en qualité d'assistante de gestion, et ne lui permet pas d'occuper un autre emploi, alors qu'elle a constamment travaillé depuis que lui a été délivré un récépissé de demande de titre de séjour et qu'elle a à sa charge trois enfants mineurs et deux jeunes majeurs poursuivant des études, et que l'un de ses enfants, atteint d'une malformation cardiaque, bénéficie de soins en France qui ne sont pas disponibles au Cameroun ;
- sont de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée les moyens tirés de ce qu'elle est entachée d'un défaut de motivation et d'examen particulier, qu'elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet n'a pas examiné si cette décision portait atteinte à l'intérêt supérieur de sa dernière enfant, fille d'un ressortissant français, qu'elle méconnaît l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que la reconnaissance de sa fille par son père français n'est pas frauduleuse et que ce dernier contribue à son entretien et à son éducation, qu'elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, que cette décision méconnait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'elle justifie d'une forte intégration en France, tant professionnelle que du fait de son engagement dans la vie associative de la commune d'Aubervilliers, que son fils aîné, titulaire d'un titre de séjour " passeport talent " et ses deux autres enfants jeunes majeurs, étudiants, ont vocation à demeurer sur le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 décembre 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la requête est irrecevable du fait de l'irrecevabilité de la requête au fond contre la décision attaquée, introduite postérieurement à l'expiration du délai de recours, et que les moyens tirés du défaut de motivation de la décision attaquée, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête, enregistrée le 15 décembre 2022 sous le n°2217939, par laquelle Mme A demande l'annulation de l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 11 juillet 2022.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative ;
Le président du tribunal a désigné Mme Renault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 4 janvier 2023, en présence de Mme Baali, greffière :
- le rapport de Mme Renault, juge des référés,
- les observations de Me Pluchet, substituant Me Hug, représentant Mme A, qui persiste dans ses écritures.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B C A, ressortissante camerounaise née le 10 octobre 1974, est entrée en France le 22 décembre 2018, selon ses déclarations, accompagnés de quatre de ses enfants nés en 2003 et 2007. A la suite de la naissance de son dernier enfant, le 28 octobre 2018, dont un ressortissant français s'est reconnu le père, elle a sollicité la délivrance d'une carte de séjour temporaire le 3 août 2020. Elle a été mise en possession de récépissés de demande de carte de séjour l'autorisant à travailler. Par arrêté du 11 juillet 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande, annulé, en conséquence, le récépissé de demande de titre de séjour en sa possession, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de son éloignement. Par la présente requête, Mme A demande la suspension de l'exécution de la décision du 11 juillet 2022 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de carte de séjour temporaire et l'a obligée à quitter le territoire français.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
Sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du recours au fond :
3. Aux termes de l'article R. 776-2 du code de justice administrative : " I. -Conformément aux dispositions de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification d'une obligation de quitter le territoire français avec délai de départ volontaire, prise en application de l'article L. 251-1 ou des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 du même code, fait courir un délai de trente jours pour contester cette obligation ainsi que les décisions relatives au séjour, au délai de départ volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour ou à l'interdiction de circulation notifiées simultanément ". Aux termes de l'article 38 du décret du 19 décembre 1991 : " Lorsqu'une action en justice ou un recours doit être intenté avant l'expiration d'un délai devant les juridictions de première instance ou d'appel, l'action ou le recours est réputé avoir été intenté dans le délai si la demande d'aide juridictionnelle s'y rapportant est adressée au bureau d'aide juridictionnelle avant l'expiration dudit délai et si la demande en justice ou le recours est introduit dans un nouveau délai de même durée à compter : () c) () de la date à laquelle la décision relative à ce recours lui a été notifiée ; d) Ou, en cas d'admission, de la date, si elle est plus tardive, à laquelle un auxiliaire de justice a été désigné ".
4. Il résulte de la combinaison de ces dispositions qu'une demande d'aide juridictionnelle interrompt le délai de recours contentieux si elle est introduite avant l'expiration de ce délai, et qu'un nouveau délai de même durée recommence à courir à compter de la notification à l'intéressé de la décision se prononçant sur sa demande d'aide juridictionnelle ou, si elle est plus tardive, à compter de la date de désignation de l'auxiliaire de justice au titre de l'aide juridictionnelle.
5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 11 juillet 2022 comporte la mention des voies et des délais de recours. Il a été notifié, le 18 juillet 2022, par recommandé avec accusé de réception à l'adresse indiquée par Mme A au préfet. Cette dernière a introduit, le 12 août 2022, une demande d'aide juridictionnelle qui lui a été accordée, en totalité, par décision du 14 novembre 2022, notifiée le 24 novembre 2022. Par suite, son recours n° 2217939 introduit le 15 décembre 2022 n'était pas tardif, sa demande d'aide juridictionnelle ayant été régulièrement formée et ayant conservé le délai de recours contentieux. Il s'ensuit que le préfet n'est pas fondé à soutenir que la présente demande de suspension serait irrecevable en raison de la tardiveté du recours au fond.
Sur les conclusions à fin de suspension :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours :
6. Eu égard au caractère suspensif du recours, prévu au premier alinéa de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par lequel Mme A demande l'annulation de la décision du 11 juillet 2022 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligée à quitter le territoire français, les conclusions tendant à la suspension de cette même décision sont sans objet et, par suite, irrecevables.
En ce qui concerne la décision de refus de séjour :
7. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, d'apprécier et de motiver l'urgence, compte tenu de l'incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence sera en principe constatée dans le cas d'un refus de renouvellement de titre de séjour, comme d'ailleurs d'un retrait de celui-ci. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à très bref délai d'une mesure provisoire dans l'attente d'une décision juridictionnelle statuant sur la légalité de la décision litigieuse.
8. Pour justifier de l'urgence à suspendre l'exécution de la décision de refus de titre de séjour en litige, Mme A fait valoir que cette décision l'expose à être privée de l'exercice de tout emploi et, dès lors, à une situation de précarité administrative et financière alors qu'elle a la charge de cinq de ses enfants, dont trois mineurs et deux jeunes majeurs, étudiants. Elle produit, au soutien de ses allégations, les différents contrats de travail et bulletins de paie établissant l'exercice continu d'une activité professionnelle depuis la date de sa demande de titre de séjour et il n'est pas contesté qu'elle pourvoit, pour la plus grande part seule, à l'entretien et l'éducation de ses enfants. Dans ces conditions, la requérante justifie de circonstances particulières de nature à établir que l'exécution de la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour porterait à ses intérêts une atteinte grave et immédiate justifiant la suspension sans délai de l'exécution de cette décision et, par voie de conséquence, de l'existence d'une situation d'urgence au sens des dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
9. D'une part, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. " et aux termes de l'article L. 423-8 de ce code : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant. ". D'autre part, aux termes du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ". Enfin, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Pour refuser de délivrer à Mme A la carte de séjour en sa qualité de parent d'un enfant de nationalité française, le préfet de la Seine-Saint-Denis a relevé que l'intéressée ne justifiait pas de la contribution du père de la plus jeune enfant de Mme A, entre lesquels le lien de filiation n'est pas contesté, à son entretien et son éducation. Toutefois Mme A produit les preuves des virements régulièrement réalisés à son bénéfice par le père de l'enfant, ainsi que de nombreuses photographies et attestations concordantes tendant à établir que celui-ci est impliqué dans l'éducation de l'enfant, la seule circonstance qu'il réside en Angleterre ne permettant pas de remettre en cause sa participation à l'éducation de l'enfant. Par ailleurs, Mme A produit de nombreuses pièces tendant à établir sa forte intégration personnelle sur le territoire français, par son travail et son activité de bénévole au sein de différentes associations, ainsi que celle de ses quatre enfants non français, réalisant en France un parcours scolaire et universitaire excellent et également impliqués dans la vie associative de leur commune de résidence, qui forment avec la dernière enfant française de Mme A, ainsi qu'avec le fils aîné de l'intéressée, résidant régulièrement en France sous couvert d'une carte de séjour pluriannuelle " passeport talent " une famille unie. Dans les circonstances de l'espèce et en l'état de l'instruction, les moyens tirés de ce que le préfet a méconnu les dispositions et stipulations citées au point précédent sont de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision du 11 juillet 2022 refusant de lui délivrer un titre de séjour.
11. Il résulte de tout ce qui précède que, les deux conditions auxquelles l'article L. 521-1 du code de justice administrative subordonne la suspension de l'exécution d'une décision administrative étant satisfaites, Mme A est fondée à demander la suspension de l'exécution de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 11 juillet 2022 refusant de lui délivrer un titre de séjour.
Sur la demande d'injonction sous astreinte :
12. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer à Mme A, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente décision, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de la décision litigieuse. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l'État, partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme de 800 euros au titre des frais que Mme A y a exposés.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de la décision du 11 juillet 2022 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer à Mme A une carte de séjour temporaire en qualité de parent d'enfant français est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer à Mme A une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à exercer une activité professionnelle, dans les conditions précisées au point 12.
Article 3 : L'État versera une somme de 800 euros à Mme A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C A, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 6 janvier 2023.
La juge des référés,
Signé
Th. Renault
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026