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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2218066

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2218066

lundi 20 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2218066
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation5ème Chambre (JU)
Avocat requérantCAOUDAL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance en date du 12 décembre 2022, enregistrée le 19 décembre 2022 au greffe du tribunal, le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a transmis au tribunal la requête présentée par M. G C.

Par une requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise le 12 décembre 2022, et un mémoire, enregistré le 5 mars 2023, M. C, représenté par Me Caoudal, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler l'arrêté du 10 octobre 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

3°) d'enjoindre à l'administration de procéder à l'effacement de son signalement au système d'information Schengen dans un délai de huit jours ;

4°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois et, dans l'attente, lui délivrer une autorisation provisoire de séjour en application de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

5°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à payer à son conseil sous réserve de sa renonciation à l'aide juridictionnelle, en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative et, en cas de refus d'admission définitive à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement de cette même somme à son profit.

Il soutient que :

S'agissant des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination :

- elles sont entachées d'incompétence de leur signataire ;

- elles sont entachées d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire

- elle est manifestement excessive en raison de doutes sérieux que le requérant se soustraie à la décision rendue à l'issue de la procédure.

S'agissant des décisions portant sur l'interdiction de retour sur le territoire français et le signalement dans le système d'information Schengen :

- elles sont illégales par voie d'exception d'illégalité de la décision lui refusant un délai de départ volontaire, qui lui sert de base légale ;

- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 février 2023, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors qu'elle a été présentée au-delà du délai de 48 heures suivant la notification de l'arrêté attaqué ;

- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-867 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Montreuil a désigné M. Lacaze, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 614-5 et L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 mars 2023 :

- le rapport de M. D,

- les observations orales de Me Cadoual, avocat, représentant M. C, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens ; elle soutient en outre, s'agissant de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire, que le préfet ne pouvait opposer à M. C sa soustraction à une précédente mesure d'éloignement alors qu'il n'apporte pas la preuve de sa notification régulière à l'intéressé.

Le préfet des Hauts-de-Seine n'étant ni présent, ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. G C, de nationalité pakistanaise, né le 23 juin 2001 à Gujrat, est entré en France le 20 octobre 2019 selon ses déclarations. L'intéressé a présenté une demande d'asile, enregistrée le 3 janvier 2020 auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), qui a rejeté sa demande par une décision du 26 février 2020. Ce rejet a été confirmé par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 9 octobre 2020. Par arrêté du 10 octobre 2022, le préfet des Hauts-de-Seine a obligé l'intéressé à quitter le territoire français en application du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an assortie d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. M. C demande l'annulation de cet arrêté.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 susvisé : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence (). / L'admission provisoire est accordée par () le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle () sur laquelle il n'a pas encore été statué ".

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre M. C, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur le surplus des conclusions de la requête :

En ce qui concerne les moyens communs aux décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi :

4. En premier lieu, par un arrêté n° 2022-073 du 21 juillet 2022, régulièrement publié au recueil spécial des actes administratifs de l'État dans les Hauts-de-Seine du même jour, M. B F, adjoint au bureau des examens spécialisés et de l'éloignement à la préfecture des Hauts-de-Seine, a reçu délégation, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme E, directrice des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer les obligations de quitter le territoire assorties ou non d'un délai de départ volontaire et fixant le pays de renvoi, ainsi que les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme E n'aurait pas été absente ou empêchée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté.

5. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué, qui n'avait pas à faire état de tous les éléments caractérisant la situation personnelle du requérant, vise les textes dont il fait application et mentionne les faits qui en constituent le fondement et notamment les éléments propres à la situation personnelle de M. C. Par suite, il est suffisamment motivé.

6. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet se serait abstenu de procéder à l'examen de la situation personnelle de M. C avant de prendre l'arrêté attaqué.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

8. Il résulte du procès-verbal d'audition versé aux débats par le préfet que M. C a déclaré aux services de police à l'occasion du contrôle d'identité dont il a fait l'objet le 10 octobre 2022 qu'il réside en France depuis " environ 3-4 ans ". L'intéressé n'apporte toutefois aucune pièce justificative attestant de sa résidence continue en France depuis cette date. S'il se prévaut d'une activité professionnelle et de ce qu'il a noué des liens sur le territoire français, il ne produit aucun élément ni n'apporte de précisions s'agissant de son intégration professionnelle et de ses liens avec la France. A cet égard, M. C, qui s'est déclaré célibataire et sans charge de famille lors de son audition par les services de police, n'est pas isolé dans son pays d'origine, où réside " toute sa famille " selon ses propres dires. Par suite, eu égard à l'ensemble de ces circonstances et aux buts en vue desquels les décisions litigieuses ont été prises, ces décisions n'ont pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, elles ne sont pas entachées d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elles emportent sur la vie privée et familiale ou la situation personnelle du requérant.

En ce qui concerne les moyens propres à la décision fixant le pays de renvoi :

9. En premier lieu, aux termes de l'article 3 de de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales relatif à l'interdiction de la torture : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. "

10. M. A soutient qu'il est en danger au Pakistan et craint pour sa vie en cas de retour dans son pays d'origine en raison de la corruption y sévissant. Le requérant doit par-là être entendu comme soulevant la violation des stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Toutefois, l'intéressé n'apporte aucun élément démontrant de manière probante qu'il serait directement et personnellement exposé à des risques de traitements inhumains et dégradants en cas de retour forcé dans son pays d'origine, soit du fait des autorités de cet Etat, soit même du fait de personnes ou de groupes de personnes ne relevant pas des autorités publiques, dès lors que, dans ce dernier cas, les autorités de l'Etat de destination ne sont pas en mesure de parer à un tel risque par une protection appropriée. En outre, il résulte du procès-verbal d'audition de l'intéressé établi le 10 octobre 2022 que M. C a déclaré aux service de police être venu en France " pour travailler ". Enfin, ainsi qu'il a été dit plus haut, sa demande d'asile a été rejetée successivement par l'OFPRA et la CNDA. Or l'intéressé n'apporte au soutien de ses allégations aucun élément nouveau sur lequel ces instances ne se seraient pas déjà prononcées. Par suite, le moyen tiré de la violation des stipulations citées ci-dessus doit être rejeté comme infondé.

11. En second lieu, il résulte de ce qui précède notamment sur la motivation de l'arrêté attaqué que le préfet a suffisamment examiné la situation de M. A avant de prendre à son encontre la décision attaquée. Si le requérant fait valoir que ce défaut de motivation ressort de ce qu'il aurait part des menaces à son encontre toujours actuelles dans son pays d'origine lors de son audition, sans que le préfet ne les évoque dans son arrêté, il résulte de ce qui a été développé au point précédent que ces menaces ne sont nullement établies.

En ce qui concerne le moyen propre à la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

12. L'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; (..) 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " et l'article L. 612-3 du même code que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : (..)1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ".

13. M. C soutient que le préfet n'apporte pas la preuve de la notification d'une précédente mesure d'éloignement, de sorte qu'il ne pouvait lui opposer la soustraction à cette dernière. Toutefois, il résulte de la motivation de l'arrêté attaqué que le préfet s'est exclusivement fondé sur les 1° et 4° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, et alors que M. C ne conteste pas ne pas avoir cherché à régulariser sa situation administrative en France et avoir déclaré son intention de ne pas se conformer à une mesure d'éloignement, c'est sans méconnaître les dispositions citées ci-dessus que le préfet a pu considérer qu'il existait un risque que M. C se soustraie à la mesure d'éloignement et a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire.

En ce qui concerne les moyens propres à la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité, par voie d'exception, de la décision refusant un délai de départ volontaire doit être écarté.

15. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".

16. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux.

17. Eu égard aux circonstances indiquées plus haut, M. C ne peut se prévaloir de l'existence de circonstances humanitaires qui justifieraient que ne soit pas prononcée l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par suite, le préfet a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation, assortir l'arrêté attaqué d'une interdiction de retour sur le territoire français. En outre, compte tenu de la faible durée de présence en France du requérant et de l'absence avérée de liens dont il pourrait se prévaloir, le préfet des Hauts-de-Seine a pu, sans méconnaître les dispositions citées ci-dessus, fixer à un an la durée de cette interdiction de retour sur le territoire français, alors même que l'intéressé ne constituerait pas une menace pour l'ordre public et qu'il n'a jamais fait l'objet dans le passé d'une mesure d'éloignement. Il suit de là que le moyen tiré de la violation des dispositions citées au point précédent doit être écarté.

18. En dernier lieu, Il résulte de ce qui a été dit aux points 8 et 17 que le préfet n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale et n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation du requérant en prononçant à l'encontre de M. C une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.

19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. C tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine en date du 10 octobre 2022 doivent être rejetées. Il en est de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fin d'injonction ainsi que de celles relatives aux frais liés au litige.

D E C I D E :

Article 1er : M. C est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête des rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. G C et au préfet des Hauts-de-Seine.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 mars 2023.

Le magistrat désigné,

L. DLe greffier,

A. Macaronus

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

N°2218066

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