lundi 10 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2302016 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre (JU) |
| Avocat requérant | VAUTIER |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 16 février 2023, vice-président du tribunal administratif de Melun a transmis la requête de M. D A, enregistrée au greffe de ce tribunal le 2 février 2023.
Par cette requête, enregistrée le 16 février 2023 au greffe du tribunal administratif de Montreuil, M. A, représenté par Me Vautier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 31 janvier 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) de condamner l'Etat aux entiers dépens ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- la seule circonstance qu'il ne puisse être justifier être entré régulièrement sur le territoire et qu'il n'ait pas entamé de démarche en vue de sa régularisation ne justifie pas la mesure litigieuse ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dès lors que qu'il vit en France depuis le mois de mai 2021, que sa présence ne constitue pas une menace à l'ordre public, qu'il n'a fait l'objet d'aucune condamnation sur le territoire français, qu'il exerce une activité professionnelle et aspire à régulariser sa situation, est titulaire d'un compte bancaire et d'un livret d'épargne approvisionné, dispose d'un domicile fixe et emprunte les transports en commun de manière régulière ;
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- cette décision a été signée par une autorité incompétente ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que le préfet ne justifie pas d'éléments factuels de nature à caractériser un risque de soustraction à la décision portant obligation de quitter le territoire français, alors qu'il ne constitue pas une menace à l'ordre public et qu'il ne saurait lui être reproché de ne pas avoir sollicité de titre de séjour dès lors qu'il avait peu de chances d'en obtenir eu égard à sa situation actuelle ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- cette décision est insuffisamment motivée, le préfet n'ayant notamment pas fait état de sa durée de présence en France ni de l'existence de liens amicaux sur le territoire ou de son insertion à la société ;
- le seul fait qu'il se maintienne en situation irrégulière depuis son entrée en France ne suffit pas à justifier que l'obligation de quitter le territoire français soit assortie d'une décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 avril 2023, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Lacaze, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue au I bis de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en application des dispositions de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique du 5 juin, le rapport de M. Lacaze, magistrat désigné. Les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D A, de nationalité marocaine, né le 4 juillet 1998, est entré en France au mois de mars 2021 selon ses déclarations. A l'occasion d'un contrôle d'un salon de coiffure situé à Meaux (Seine-et-Marne), réalisé par les services de la police aux frontières sur réquisition du substitut du procureur de la République près le tribunal judiciaire de Meaux, il a été constaté que M. A exerçait une activité salariée sans être titulaire d'une autorisation de travail, en méconnaissance de l'article L. 5221-5 du code du travail. Par un arrêté du 31 janvier 2023, dont le requérant demande l'annulation, le préfet de Seine-et-Marne a obligé M. A à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué est signé par Mme C B, attachée d'administration de l'Etat, cheffe du bureau de l'éloignement, qui bénéficie d'une délégation à cet effet, en vertu d'un arrêté n° 23/BC/021 du 28 février 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs n° D77-01-03-2023 de la préfecture de Seine-et-Marne du 1er mars 2023. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. (). ".
4. En l'espèce, l'arrêté contesté vise les dispositions du 1° et 6° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il mentionne les éléments de faits propres à la situation de M. A qui motivent la mesure d'éloignement en énonçant qu'il est entré en France, selon ses déclarations, au mois de mars 2021, qu'il est dépourvu de tout document d'identité ou de voyage à l'exception d'un titre d'identité espagnol falsifié, qu'il a été interpellé en position de travail au sein d'un salon de coiffure par les services de la police aux frontières lors d'un contrôle professionnelle en France alors qu'il n'a pas obtenu l'autorisation de travail, qu'il se déclare célibataire, sans charge de famille, et qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée au droit à la situation personnelle et à la vie familiale du requérant, ce dernier n'établissant pas être dépourvu d'attaches familiales au Maroc. Ainsi, l'arrêté litigieux, qui comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit fondant la décision portant obligation de quitter le territoire français, est suffisamment motivé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cet arrêté doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants :1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () 6°) L'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois a méconnu les dispositions de l'article L. 5221-5 du code du travail.
(). ".
6. Contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet pouvait fonder la mesure d'obligation de quitter le territoire français litigieuse sur l'irrégularité de son entrée puis de son maintien sur le territoire français. En outre, ainsi qu'il a été dit précédemment le préfet a également fait application du 6° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile cité ci-dessus, en relevant que l'intéressé travaille en France sans être titulaire d'une autorisation de travail, en méconnaissance de l'article L. 5221-5 du code du travail, motif qui n'est pas contesté par M. A. Il suit de là que le moyen tiré de ce que le préfet aurait méconnu les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
7. En quatrième lieu, si le requérant se prévaut, au soutien de sa requête, de justificatifs de présence en France depuis le mois de mai 2021, de l'exercice d'une activité professionnelle, de ce qu'il dispose d'un domicile fixe et de la circonstance que sa présence sur le territoire national ne constituerait pas une menace à l'ordre public, l'ancienneté de séjour et de travail de M. A étaient récentes à la date de l'arrêté et l'intéressé exerçait d'ailleurs son activité professionnelle illégalement comme cela a été exposé précédemment. M. A, qui a déclaré être célibataire et sans enfant lors de son audition par les services de police, ne justifie pas d'une intégration ou de liens personnels et familiaux tels qu'au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, il serait porté une atteinte manifestement excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale, alors qu'il n'est pas contesté qu'il n'est pas isolé dans son pays d'origine. Par suite, et quand bien même le préfet a mentionné à tort qu'il avait déclaré être sans domicile fixe alors qu'il est locataire d'un logement, il ne résulte pas des conditions de séjour du requérant, telles qu'elles ont été exposées, que le préfet aurait commis une erreur manifeste quant à l'appréciation des conséquences de la mesure d'obligation de quitter le territoire français sur la situation personnelle de M. A.
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
8. En premier lieu, la délégation de signature mentionnée au point 2 donnait également compétence à Mme B pour signer la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire en litige. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit dès lors être écarté.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants :
1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () ".
10. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que pour refuser à M. A l'octroi d'un délai de départ volontaire, le préfet a considéré qu'il existait un risque qu'il se soustraie à la mesure d'éloignement dont il fait l'objet au motif qu'il est entré irrégulièrement en France et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Si le requérant soutient qu'il avait peu de chance d'obtenir une carte séjour, il est constant qu'il n'a présenté aucune demande en ce sens. Il suit de là que le préfet pouvait se fonder sur les dispositions mentionnées ci-dessus du 1° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, M. A ne peut utilement soutenir que sa présence en France ne constituerait pas une menace à l'ordre public dès lors qu'il ne résulte pas des mentions de la décision attaquée que le préfet se serait fondé sur cette circonstance pour lui refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait inexactement appliqué les dispositions citées au point précédent.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
11. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français.
Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
12. Il résulte de ces dispositions que seules des circonstances humanitaires peuvent faire obstacle au prononcé d'une interdiction de retour lorsque l'étranger fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et que la durée de cette interdiction doit alors être fixée en prenant en compte la durée de présence en France, les liens tissés, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et la menace à l'ordre public. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, cette circonstance n'est pas retenue au nombre des motifs justifiant la durée de l'interdiction, l'autorité administrative n'est pas tenue, sous peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
13. En premier lieu, M. A s'est vu refuser tout délai de départ volontaire pour exécuter l'obligation de quitter le territoire prise à son encontre. Dès lors, seules des circonstances humanitaires pouvaient faire obstacle à ce que soit prononcée à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français. Il suit là que le requérant ne peut utilement soutenir que son maintien en situation irrégulière sur le territoire français ne justifie pas que l'obligation de quitter le territoire français soit assortie d'une décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
14. En dernier lieu, il résulte des termes de l'arrêté attaqué que, contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet a pris en compte la durée et les conditions de séjour en France de M. A ainsi que ses liens personnels et familiaux sur le territoire avant de fixer la durée de l'interdiction de retour au regard des critères énoncés à l'article L. 612-10 précité. Il a notamment relevé que l'intéressé a déclaré être entré irrégulièrement en France en mars 2021, qu'il se déclare célibataire et sans charge de famille et qu'une interdiction de retour d'un an ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au regard de sa vie privée et familiale. Il n'est pas allégué et ne ressort pas davantage des pièces du dossier que des circonstances humanitaires justifieraient que l'autorité administrative ne prononce pas d'interdiction de retour. Dans ces conditions, le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation ni méconnu les dispositions précitées en fixant la durée de l'interdiction de retour en France faite à l'intéressé, limitée à un an.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions, contenues dans l'arrêté du 31 janvier 2023, par lesquelles le préfet de Seine-et-Marne l'a obligé à quitter le territoire français, lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins de condamnation de l'État aux entiers dépens et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E:
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et au préfet de Seine-et-Marne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juillet 2023.
Le magistrat désigné,
L. LacazeLa greffière,
D. Coulibaly
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
N°2302016
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026