mardi 29 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2302144 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre (J.U) |
| Avocat requérant | NAMIGOHAR |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 17 février 2023, enregistrée le 21 février suivant au greffe du tribunal administratif de Montreuil, le président du tribunal administratif de Lille a transmis au tribunal administratif de Montreuil le dossier de la requête de M. A.
Par cette requête et un mémoire, enregistrés les 2 janvier et 24 août 2023, M. E A, représenté par Me Namigohar, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner au préfet de communiquer le dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise ;
3°) d'annuler l'arrêté du 31 décembre 2022 par lequel le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
4°) d'enjoindre au préfet du Nord :
- à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention " vie privée et familiale ", dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et de prendre toute mesure propre à mettre fin à son signalement dans le système d'information Schengen dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement ;
- à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et de mettre en œuvre, sans délai la procédure d'effacement de son signalement aux fins de non admission dans le système d'information Schengen ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet a communiqué l'intégralité des pièces qui lui ont permis de prendre les décisions en litige ;
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision est illégale du fait de l'illégalité du refus de séjour du 31 décembre 2022 ;
- l'auteur de l'acte est incompétent ;
- la décision est entachée d'un défaut de motivation et d'une absence d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- le préfet a violé le 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, a commis une erreur manifeste d'appréciation et a méconnu l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- une erreur manifeste d'appréciation a été commise.
S'agissant du refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
- la décision est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français du 31 décembre 2022 ;
- l'auteur de l'acte est incompétent ;
- la décision est entachée d'un défaut de motivation ;
- l'administration ne démontre pas que le risque de fuite est établi et viole l'alinéa 2 du II de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- une erreur manifeste d'appréciation a été commise.
S'agissant du pays de destination :
- la décision est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français du 31 décembre 2022 ;
- l'auteur de l'acte est incompétent ;
- l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été méconnus.
S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans :
- la décision est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français du 31 décembre 2022 ;
- l'auteur de l'acte est incompétent ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- un vice de procédure l'entache d'illégalité ;
- l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales a été violé et une erreur manifeste d'appréciation a été commise.
La procédure a été communiquée au préfet du Nord qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné Mme D pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 24 août 2023 :
- le rapport de Mme D ;
- les observations de Me Gabory, substituant Me Namigohar, représentant M. A, qui reprend les moyens de la requête et précise que l'interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'un défaut d'examen.
Le préfet du Nord n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. E A, ressortissant algérien né le 6 avril 1995 à Bologhine Ibnou Ziri, est entré en France en 2019. Interpelé le 31 décembre 2022 dans le cadre d'un contrôle routier, il a été placé en retenue administrative pour vérification de son droit au séjour et de circulation. Il demande au tribunal l'annulation de l'arrêté du 31 décembre 2022 par lequel le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique :
" Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions tendant à la communication des pièces sur la base desquelles les décisions contestées ont été prises :
4. Aux termes de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () L'étranger peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin () la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise () ".
5. En l'espèce, le préfet du Nord a produit le dossier au vu duquel les décisions contestées ont été prises et les pièces ont été communiquées au requérant. Par suite, la demande de communication des pièces sur la base desquelles les décisions contestées ont été prises, qui est sans objet, ne peut qu'être rejetée.
Sur le surplus :
En ce qui concerne le moyen commun dirigé à l'encontre de l'ensemble des décisions en litige :
6. Par un arrêté du 13 septembre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du Nord le même jour, le préfet du Nord a donné à M. C B, directeur de cabinet et signataire de l'arrêté attaqué, délégation à l'effet de signer les décisions portant obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les décisions relatives au délai de départ volontaire en application des articles L. 612-1 à L. 612-5 et L. 613-2 du même code, les décisions fixant le pays à destination duquel un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement doit être éloigné, les décisions d'interdiction de retour sur le territoire français prononcées en application de l'article L. 612-6 à L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ce, en cas d'absence ou d'empêchement d'autres délégataires, sans qu'il soit allégué ni même établi que ces derniers n'auraient pas été absents ou empêchés lors de la signature des décisions en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions précitées doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen commun dirigé à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français, du refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, de l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans :
7. L'obligation de quitter le territoire français comporte, en droit, la mention du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et, en fait, la circonstance que le requérant s'est maintenu en France au-delà de la validité de son visa sans être titulaire d'un titre de séjour. La décision précise également que le requérant se déclare célibataire sans charge de famille et n'établit pas l'ancienneté et l'intensité de sa relation avec une compagne de nationalité française. Le préfet n'était pas tenu de mentionner l'ensemble de sa situation, notamment les attaches familiales alléguées en France. S'agissant du refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, le préfet mentionne les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise, en fait, qu'il existe un risque que le requérant se soustraie à l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet dès lors qu'il s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de son visa et sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour, qu'il refuse de quitter le territoire national, qu'il s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement, qu'il n'a pas justifié d'une résidence stable et n'a pas remis l'original de son passeport. S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français, la décision en litige mentionne, en droit, les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise, en fait, les conditions d'entrée et de séjour en France, l'existence d'une précédente mesure d'éloignement et l'absence de menace pour l'ordre public. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation des décisions précitées doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen commun dirigé à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français et de l'interdiction de retour sur le territoire français :
8. Il ne ressort ni des termes des décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur ce territoire ni des pièces du dossier une absence d'examen réel et sérieux de la situation de M. A. Les moyens doivent être écartés.
En ce qui concerne les moyens propres :
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, le requérant ne saurait utilement exciper de l'illégalité d'un refus de séjour inexistant. Le moyen doit être écarté.
10. En deuxième lieu, indépendamment de l'énumération faite par l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile des catégories d'étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une mesure d'obligation de quitter le territoire français, l'autorité administrative ne peut légalement prendre une telle mesure à l'encontre d'un étranger que si ce dernier se trouve en situation irrégulière au regard des règles relatives à l'entrée et au séjour. Lorsque la loi prescrit que l'intéressé doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une telle mesure.
11. En l'espèce, si M. A allègue être entré en France en 2019, il ne justifie pas sa présence sur ce territoire au titre des années 2019 et 2020 et ne conteste pas s'être soustrait à une précédente mesure d'éloignement. En outre, il a déclaré être célibataire, sans charge de famille et s'il s'est prévalu au cours de son audition d'une relation avec une ressortissante française, il n'apporte, dans le cadre de la présente instance, aucun document de nature à établir la réalité d'une telle allégation. Il ne justifie pas plus de liens familiaux sur le territoire français ni avoir entamé des démarches auprès du préfet de police afin de régulariser sa situation administrative. Par ailleurs, il a fait l'objet d'un rappel à la loi le 31 décembre 2022 pour conduite d'un véhicule sans permis. La circonstance qu'il soit affilié à l'union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales en qualité d'auto-entrepreneur depuis le 3 mai 2020 n'est pas de nature à établir une insertion professionnelle stable et ancienne. Par suite, les moyens tirés de la violation du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
12. En troisième lieu et pour les mêmes motifs tirés de la situation administrative, privée et familiale du requérant que celle précédemment décrite au point 11, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
S'agissant du refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui précède qu'il n'est pas établi que l'obligation de quitter le territoire français est illégale. Par suite, le requérant ne peut exciper de son illégalité à l'encontre de la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire.
14. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, (). ".
15. En se bornant à faire valoir que l'administration ne démontre pas que le risque de fuite est établi sans contester les motifs du refus d'octroi d'un délai de départ volontaire précités au point 7, le requérant n'établit pas que la décision en litige méconnaîtrait les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en vigueur depuis le 1er mai 2021 et dont le requérant doit être regardé comme se prévalant. En tout état de cause, sa situation relève des 2°, 5° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il s'est maintenu en France au-delà de l'expiration de son visa et ne justifie pas avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour, notamment auprès du préfet de police ainsi qu'il l'allègue, qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement du 16 juin 2021 et qu'il ne justifie d'aucun document d'identité ou de voyage en cours de validité.
16. En troisième lieu, et pour les mêmes motifs tirés de la situation administrative, privée et familiale du requérant que celle précédemment décrite aux points 11 et 15, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
S'agissant du pays de destination :
17. En premier lieu, il résulte de ce qui précède qu'il n'est pas établi que l'obligation de quitter le territoire français est illégale. Par suite, le requérant ne peut exciper de son illégalité à l'encontre de la décision fixant le pays de destination.
18. En second lieu, en se bornant à faire valoir que l'administration viole l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en l'exposant à des traitements inhumains et dégradants, M. A n'assortit pas son moyen des précisions permettant d'en examiner le bien-fondé. Il doit être rejeté.
S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans :
19. En premier lieu, il résulte de ce qui précède qu'il n'est pas établi que l'obligation de quitter le territoire français est illégale. Par suite, le requérant ne peut exciper de son illégalité à l'encontre de la décision prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois.
20. En deuxième lieu, le requérant ne saurait utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions des articles R. 511-4 et R. 511-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives aux informations qui doivent être communiquées à un étranger faisant l'objet d'une interdiction de retour sur le territoire français et délivrées postérieurement au prononcé de cette décision, dès lors qu'elles sont sans incidence sur la légalité de l'interdiction de retour qui s'apprécie à la date de son édiction. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
21. En troisième lieu, eu égard à la situation personnelle, familiale et professionnelle du requérant précédemment décrite au point 11 et qui ne constitue pas des circonstances humanitaires, le préfet n'a ni commis d'erreur d'appréciation en prononçant à l'encontre de l'intéressé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ni méconnu l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
22. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à obtenir l'annulation de l'arrêté du préfet du Nord du 31 décembre 2022. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation et, par conséquent, ses conclusions d'injonction ainsi que celles relatives aux frais liés au litige doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E A, à Me Namigohar et au préfet du Nord.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 août 2023.
La magistrate désignée,
C. D La greffière,
S. Jarrin
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026