lundi 20 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2303092 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | KERDREBEZ GAMBULI ET BATI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, une pièce complémentaire et un mémoire en réplique, enregistrés les 14 mars, 17 mai et 17 octobre 2023, M. A B, représenté par Me Bati, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 11 octobre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de deux ans, ensemble, la décision par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a implicitement rejeté sa demande tendant à l'abrogation de l'arrêté du 11 octobre 2022, réceptionné par les services de la préfecture le 15 novembre 2022 ; subsidiairement, d'abroger, en application de l'arrêt du Conseil d'Etat n° 437141 du 19 novembre 2021, l'arrêté du 11 octobre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ; subsidiairement, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " à compter de la notification du jugement à intervenir ; à défaut, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 3 000 euros en application des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il doit être regardé comme soutenant que :
- la décision portant refus de titre de séjour est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, dès lors que la commission du titre de séjour n'a pas été saisie préalablement à son édiction ;
- elle est entachée d'une erreur de fait ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 424-3 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle à l'aune de ces dispositions, dès lors que sa fille mineure s'est vue reconnaître la qualité de réfugiée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision portant refus implicite d'abroger l'arrêté du 11 octobre 2022 n'est pas motivée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 avril 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par M. B n'est fondé.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 février 2023.
Vu :
- l'arrêté attaqué ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Hardy, rapporteure ;
- les observations de Me Bati, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant ivoirien né le 27 décembre 1980 a sollicité, le 26 novembre 2021, son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 11 octobre 2022, dont il demande l'annulation, le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de le lui délivrer, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 11 octobre 2022 :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision contestée, qui vise les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qui ne doit pas nécessairement faire état de l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle et professionnelle de l'intéressé, mentionne les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est, par suite, suffisamment motivée, et il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni des pièces du dossier, que le préfet se serait abstenu de se livrer à un examen sérieux de la situation du requérant.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 5. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 / () ".
4. D'une part, si M. B soutient qu'il est entré en France de manière irrégulière le 11 janvier 2011, il n'établit toutefois pas résider habituellement sur le territoire depuis plus de dix ans. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait dû, préalablement à l'édiction de la décision attaquée, saisir la commission du titre de séjour, et qu'elle est entachée d'un vice de procédure.
5. D'autre part, il ressort des pièces que M. B verse aux débats qu'il réside habituellement sur le territoire français depuis 2014, et qu'il justifie d'une durée de travail de seulement deux ans et cinq mois pour les années 2018 à 2021. Sa partenaire, avec qui il est pacsé depuis le 21 juin 2018, ainsi que leurs trois enfants mineurs étaient également, à la date de la décision attaquée, en situation irrégulière. S'il fait valoir que sa fille mineure a obtenu la qualité de réfugiée le 31 octobre 2022, et que sa partenaire de pacte civil de solidarité (PACS) s'est vue délivrer, le 20 avril 2023, une attestation de décision favorable de la préfecture de la Seine-Saint-Denis s'agissant de l'obtention d'une carte de résidente, ces deux circonstances sont toutefois postérieures à la décision attaquée. Par suite, M. B ne fait valoir, à la date de la décision attaquée, aucune considération humanitaire ou motif exceptionnel permettant la délivrance d'un titre de séjour au titre des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et il n'est pas fondé à soutenir que le préfet a méconnu ces dispositions.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La carte de résident prévue à l'article L. 424-1, délivrée à l'étranger reconnu réfugié, est également délivrée à : / () 4° Ses parents si l'étranger qui a obtenu le bénéfice de la protection est un mineur non marié, sans que la condition de régularité du séjour ne soit exigée. / L'enfant visé au présent article s'entend de l'enfant ayant une filiation légalement établie () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. B a sollicité, le 26 novembre 2021, son admission exceptionnelle au séjour au titre de sa vie privée et familiale ou, à défaut, au titre d'une activité salariée, et qu'il n'a pas fondé sa demande initiale sur les dispositions précitées du 4° de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en qualité de père d'un enfant mineur ayant obtenu le statut de réfugié. Toutefois, M. B établit qu'il a fait valoir, par un courrier électronique du 6 septembre 2022, auquel il a été répondu par les services de la préfecture le jour-même, et alors que sa demande de titre de séjour était toujours en cours d'instruction, une circonstance de fait nouvelle, constituée par la circonstance que sa partenaire de PACS, ainsi que sa fille mineure, née le 20 avril 2022, allaient être convoquées, le 21 septembre 2022, par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) pour une audition en vue de l'obtention, par cet enfant, du statut de réfugiée en raison des risques de mutilation sexuelle auxquels elle serait exposée en cas de retour en Côte d'Ivoire, où sa mère a elle-même fait l'objet d'une mutilation de cette nature. Cependant, cette seule circonstance ne faisait pas obstacle à ce que le préfet refuse la demande de titre de séjour de M. B, dès lors qu'à la date de la décision attaquée, sa fille n'avait pas obtenu le statut de réfugiée, et que la convocation par les services de l'OFPRA ne préjugeait pas de l'obtention d'une telle qualité, obtenue postérieurement à la décision attaquée, le 31 octobre 2022. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle à l'aune des dispositions précitées du 4° de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que le préfet a méconnu ces mêmes dispositions.
8. En quatrième lieu, le moyen tiré de l'erreur de fait n'est assorti d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () - 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes du premier paragraphe de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ".
10. En faisant valoir la durée de sa présence en France et qu'il y est inséré professionnellement, M. B n'établit pas l'existence de liens personnels et familiaux tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, dans la mesure où, d'une part, il justifie d'une durée de travail de seulement deux ans et cinq mois pour les années 2018 à 2021, et où, comme il a été dit au point 7, à la date de la décision attaquée, sa partenaire, ainsi que leurs trois enfants mineurs étaient également en situation irrégulière, sa fille mineure n'ayant obtenu la qualité de réfugiée que postérieurement. Par suite, la décision contestée ne méconnaît pas les stipulations précitées, et n'est entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, la décision contestée, qui vise les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qui ne doit pas nécessairement faire état de l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle et professionnelle de l'intéressé, mentionne les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est, par suite, suffisamment motivée, et il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni des pièces du dossier, que le préfet se serait abstenu de se livrer à un examen sérieux de la situation du requérant.
12. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux retenus au point 10, la décision attaquée ne méconnait pas les stipulations citées au point 9, et n'est entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
13. Pour les mêmes motifs que ceux retenus au point 10, et dès lors que, comme il a été dit au point 7, la fille du requérant n'a obtenu le statut de réfugiée que postérieurement à la décision attaquée, et que sa partenaire de PACS s'est également vue délivrer, postérieurement à cette décision, une attestation de décision favorable à l'obtention d'une carte de résidente, la décision contestée ne méconnait pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales et n'est entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus implicite d'abroger l'arrêté du 11 octobre 2022 :
14. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police / () ". Aux termes de l'article L. 232-4 de ce code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande ".
15. Si M. B soutient que la décision par laquelle le préfet a implicitement rejeté sa demande tendant à l'abrogation de l'arrêté du 11 octobre 2022, réceptionnée le 15 novembre 2022, n'est pas motivée, il ne ressort pas des pièces du dossier, et il n'est pas soutenu, ni même allégué, qu'il aurait demandé la communication des motifs de cette décision, en application des dispositions précitées de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
Sur les conclusions à fin d'abrogation de l'arrêté du 11 octobre 2022 :
16. M. B, qui se prévaut de la décision n° 437141 du 19 novembre 2021 du Conseil d'Etat, demande au tribunal de procéder à l'abrogation de l'arrêté contesté du 11 octobre 2022 au motif d'un changement de circonstances postérieur à son édiction. Toutefois, si le juge administratif peut, parallèlement à des conclusions d'annulation recevables, être saisi, à titre subsidiaire, de conclusions tendant à ce qu'il prononce l'abrogation d'un acte administratif au motif d'une illégalité résultant d'un changement de circonstances de droit ou de fait postérieur à son édiction, cette faculté n'est ouverte, selon les principes énoncés par la décision précitée du Conseil d'Etat, qu'à l'encontre des actes à caractère réglementaire. Les conclusions à fin d'abrogation de l'arrêté contesté dont la requérante a saisi le tribunal ne peuvent, en conséquence, qu'être rejetées.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de la Seine-Saint-Denis et à Me Bati.
Délibéré après l'audience du 6 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Myara, président,
- M. Laforêt, premier conseiller,
- Mme Hardy, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 novembre 2023.
La rapporteure,
M. Hardy Le président,
A. Myara
La greffière,
I. Dad
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026