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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2303563

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2303563

lundi 8 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2303563
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation7ème Chambre
Avocat requérantLANGLOIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 mars 2023 et 29 février 2024, M. B D A, représenté par Me Langlois, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 24 novembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention " vie privée et familiale " ou " étudiant ", ou une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, ou, à défaut, de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 200 euros par jour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

- cette décision est entachée d'un vice d'incompétence ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dans la mesure où le préfet s'est estimé en situation de compétence liée ;

- elle méconnaît les articles L. 435-1 et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- cette décision est illégale par voie d'exception de la décision portant refus de titre de séjour ;

- elle est entachée d'une erreur de droit ;

- elle est illégale dans la mesure où l'intéressé bénéficiait du droit au maintien sur le territoire français ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :

- cette décision est illégale par voie d'exception des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- cette décision est illégale par voie d'exception des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît l'article 33 de la convention de Genève, l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense enregistré le 28 février 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.

Par une ordonnance du 14 février 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 1er mars 2024.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 février 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

- la convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés,

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code des relations entre le public et l'administration,

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Courneil,

- les observations de Me Rein, substituant Me Langlois, pour M. A, présent,

- le préfet de la Seine-Saint-Denis n'étant ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant bangladais, est entré en France afin d'y solliciter l'asile. Sa demande a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 7 avril 2020, puis par la Cour nationale du droit d'asile le 24 novembre 2020. Par un jugement n° 2102404 du 6 avril 2021, le tribunal administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 1er février 2021 du préfet de la Seine-Saint-Denis portant refus de délivrance d'un titre de séjour au titre de l'asile et obligation de quitter le territoire français et a enjoint audit préfet de réexaminer la situation de M. A. Dans le cadre de ce réexamen, M. A a présenté une demande de titre de séjour " étudiant " et une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 24 novembre 2022, dont il demande l'annulation, le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté ces demandes, a obligé M. A à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit.

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, par un arrêté du 17 octobre 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation de signature à M. C, en sa qualité de chef du bureau du contentieux, pour signer, notamment, les refus de séjour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquées manque en fait et doit être écarté.

3. En deuxième lieu, la décision attaquée vise les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle décrit en outre la situation administrative, personnelle, académique et professionnelle de M. A. Elle comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

4. En troisième lieu, il ne ressort pas des motifs de la décision attaquée, qui précise que la demande de M. A a été examinée au titre du pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet, que celui-ci se serait cru en situation de compétence liée. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.

5. En quatrième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " , " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale " , sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".

6. Il ressort des pièces du dossier que M. A, qui est entré en France en 2018, réside habituellement sur le territoire national depuis quatre ans à la date de décision attaquée, et y effectue ses études supérieures depuis 2021. Toutefois, d'une part, s'il fait état d'un contrat de travail à durée déterminée à temps partiel en tant que vendeur de janvier à septembre 2022, une telle circonstance ne caractérise pas une intégration professionnelle telle qu'elle serait de nature à constituer un motif exceptionnel de régularisation. D'autre part, le requérant, célibataire et sans charge de famille, ne dispose pas d'attaches personnelles et familiales sur le territoire français justifiant la délivrance d'un titre de séjour " vie privée et familiale ", alors que les membres de sa famille résident au Bangladesh. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

7. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. / En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte donne droit à l'exercice, à titre accessoire, d'une activité professionnelle salariée dans la limite de 60 % de la durée de travail annuelle ". Il résulte de ces dispositions que, pour se voir délivrer un titre de séjour étudiant, l'étranger qui le sollicite doit avoir obtenu au préalable un visa long séjour ou, pour bénéficier d'une dérogation, justifier à tout le moins d'une entrée régulière sur le territoire français.

8. Il ressort des pièces du dossier que M. A, qui ne justifie pas avoir obtenu un visa long séjour, ni être entré régulièrement sur le territoire français, ne remplit pas les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour " étudiant ". C'est donc à bon droit que le préfet a rejeté sa demande, sans que le requérant ne puisse utilement se prévaloir de la circonstance qu'il est entré en France pour y demander l'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

9. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de délivrer au requérant un titre de séjour " étudiant ".

10. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

11. Ainsi qu'il a été relevé au point 6, M. A, célibataire et sans charge de famille, ne justifie pas d'attaches personnelles et familiales sur le territoire français, alors que sa famille réside au Bangladesh. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

12. En premier lieu, M. A ne démontrant pas l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour, il n'est pas fondé à se prévaloir, par la voie de l'exception, de son illégalité à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France et qui a introduit sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français ". L'article L. 542-1 du même code dispose : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci ". Il résulte de ces dispositions que le droit au maintien sur le territoire français d'un demandeur d'asile prend fin, lorsqu'un recours a été exercé devant la Cour nationale du droit d'asile, à la date de la lecture en audience publique de la décision rejetant ce recours.

14. Il ressort des pièces du dossier que la demande d'asile présentée par M. A a été définitivement rejetée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile lue en audience publique le 24 novembre 2020. A compter de cette date, le requérant ne bénéficiait plus du droit à se maintenir sur le territoire national. Dans ces conditions, la circonstance que M. A ne se soit pas vu notifier la décision susmentionnée, à la supposer établie, est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Par suite, le moyen ne peut être qu'écarté.

15. En troisième lieu, il ne ressort pas des motifs de la décision attaquée, qui indique que M. A peut être obligé à quitter le territoire français dès lors qu'il s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour et ne justifie pas d'une situation faisant obstacle au prononcé d'une telle mesure, que le préfet n'aurait pas procédé à l'examen personnel de sa situation ou se serait cru en situation de compétence liée. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.

16. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation relative à la situation personnelle du requérant.

Sur la décision fixant un délai de départ volontaire :

17. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation ".

18. En premier lieu, M. A ne démontrant pas l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, il n'est pas fondé à se prévaloir, par la voie de l'exception, de son illégalité à l'encontre de la décision fixant un délai de départ volontaire.

19. En deuxième lieu, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose au préfet de motiver spécifiquement l'octroi du délai de départ volontaire quand celui-ci correspond à la durée légale fixée à trente jours. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait insuffisamment motivée ne peut qu'être écarté.

20. En troisième lieu, si M. A soutient que la décision attaquée l'obligerait à interrompre ses études, cette circonstance n'est pas de nature à justifier qu'un délai supérieur à trente jours lui soit accordé, alors que le délai de départ volontaire a pour seul objet de permettre à l'intéressé d'organiser son départ et non d'accorder un droit provisoire au séjour. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

Sur la décision fixant le pays de destination :

21. En premier lieu, M. A ne démontrant pas l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, il n'est pas fondé à se prévaloir, par la voie de l'exception, de son illégalité à l'encontre de la décision fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit.

22. En deuxième lieu, aux termes du premier paragraphe de l'article 33 de la convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés : " Aucun des Etats contractants n'expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Le deuxième aliéna de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".

23. D'une part, le requérant, qui a vu sa demande d'asile définitivement rejetée, ne peut utilement se prévaloir des stipulations précitées de l'article 33 de la convention de Genève, qui s'applique aux étrangers s'étant vu reconnaître le statut de réfugié. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations ne peut qu'être écarté.

24. D'autre part, M. A soutient avoir quitté le Bangladesh en raison de persécutions menées par la famille de son ancienne petite amie, et encourir des risques graves s'il y retourne en raison d'une procédure judiciaire intentée contre lui. Toutefois, s'il produit au soutien de ces allégations des pièces supposément issues de ladite procédure judiciaire et des extraits de rapports de diverses organisations sur l'état du système judiciaire au Bangladesh, ces éléments, dont la valeur probante n'est pas attestée, ne permettent pas de tenir pour établi le risque d'exposition à des traitements inhumains et dégradants, alors au demeurant que sa demande d'asile a été rejetée par l'Office de protection des réfugiés et apatrides puis par la Cour nationale du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

25. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 24 novembre 2022 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D A, à Me Langlois et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 25 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Charret, président,

Mme Nguër, première conseillère,

Mme Courneil, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 avril 2024.

La rapporteure,

L. Courneil Le président,

J. Charret

La greffière,

D. Ferreira

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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