mercredi 29 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2306430 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre (JU) |
| Avocat requérant | CABINET LEXGLOBE |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 23 mai 2023, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Montreuil, le président du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Montreuil, selon la procédure prévue à l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée à ce tribunal par M. C B.
Par une requête, deux mémoires et des pièces complémentaires, enregistrés les 13 et 24 mai, 7 juin 2023, 26 avril et 5 mai 2024, M. B, représenté par Me Monconduit, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 mai 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour valant autorisation de travail, dans un délai de 7 jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'auteur de l'arrêté litigieux ne justifie pas de sa compétence ;
- il est insuffisamment motivé et entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- il méconnaît le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste quant à l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision portant refus de délai de départ volontaire est illégale, par la voie de l'exception, du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale, par la voie de l'exception, du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La préfète du Val-de-Marne, représentée par le cabinet Actis-avocats, a présenté des pièces complémentaires, enregistrées le 29 avril 2024, qui ont été communiquées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Montreuil a désigné M. Bernabeu pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu, au cours de l'audience publique du 6 mai 2024 :
-le rapport de M. Bernabeu ;
-les observations de Me Cabral de Brite, substituant Me Monconduit et représentant M. B ;
- et les observations de Me Kerkani, représentant la préfète du Val-de-Marne.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 776-26 du code de justice administrative, à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant marocain né en 1993, est entré en France, selon ses déclarations, en 2021. A la suite d'un contrôle pour vérification de son droit au séjour le 11 mai 2023, la préfète du Val-de-Marne a pris le même jour un arrêté l'obligeant à quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de renvoi et lui interdisant le retour en France pour une durée de deux ans. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
S'agissant de la légalité externe :
2. D'une part, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, soumis à la formalité de publication, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. En l'espèce, par un arrêté n° 2022/02671 du 25 juillet 2022, publié au recueil des actes administratifs du Val-de-Marne n° 23 du 14 au 25 juillet 2022, la préfète du Val-de-Marne a délégué sa signature à M. E, adjoint à la cheffe du bureau de l'éloignement et du contentieux, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme D et de Mme A, à l'effet de signer notamment les décisions d'obligation de quitter le territoire français et les décisions d'interdiction de retour prises en application des dispositions des articles L. 611-1 à L. 612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, si M. B soutient que l'arrêté de délégation de signature n'aurait pas été signé par la préfète du Val-de-Marne, il ressort toutefois des pièces du dossier que l'original de cet arrêté comporte la signature de son auteur. Par suite, et à défaut d'établir que Mme D et Mme A n'étaient ni absentes ni empêchées, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté litigieux ne peut qu'être écarté comme manquant en fait.
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée ".
4. Il ressort de la lecture de l'arrêté litigieux que ce dernier vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 611-1, 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il fait application. La préfète fait en outre état de la situation de l'intéressé en relevant que M. B déclare être entré en France en 2021, sans établir de la régularité de son entrée, qu'il est célibataire et sans charge de famille. Par suite, la décision portant obligation de quitter le territoire français comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement.
5. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : [] 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour [] ".
6. Il ressort de la lecture de l'arrêté litigieux que ce dernier mentionne les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3, 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, la préfète du Val-de-Marne relève que l'intéressé, qui ne justifiait pas être entré régulièrement sur le territoire français en 2021, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Par suite, la décision portant refus de délai de départ volontaire comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement.
7. En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi, la décision litigieuse vise les dispositions de l'article L. 612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et fait état de la nationalité marocaine de M. B, permettant ainsi d'identifier le Maroc comme pays d'origine et, partant, pays de renvoi. En outre, il précise que M. B n'établit pas être exposé à des peines ou des traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, la décision fixant le pays de renvoi est suffisamment motivée.
8. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ". Aux termes de l'article L. 612-10 du code précité : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
9. Il ressort de la lecture de l'arrêté litigieux que ce dernier vise les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, la préfète du Val-de-Marne a procédé à un examen d'ensemble de la situation de l'intéressé, telle que mentionnée au point 4. Par suite, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est suffisamment motivée.
10. Enfin, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre [] ".
11. Ainsi, le droit d'être entendu, qui est une composante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne.
12. En l'espèce, M. B se borne à soutenir qu'à défaut de production du procès-verbal de son audition, la préfète du Val-de-Marne n'établit pas avoir satisfait à son obligation de l'entendre préalablement à l'édiction de l'arrêté litigieux. Toutefois, outre la circonstance que la préfète du Val-de-Marne ait produit le procès-verbal d'audition faisant état des observations de l'intéressé quant à l'édiction d'une éventuelle mesure d'éloignement à son encontre, M. B ne précise pas quels sont les éléments pertinents dont il a été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit pris cet arrêté et qui, s'ils avaient pu être communiqués à temps, auraient été de nature à faire obstacle aux décisions contestées. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe général du droit d'être entendu ne peut qu'être écarté.
S'agissant de la légalité interne :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
13. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
14. M. B soutient que l'arrêté litigieux porte atteinte à son droit au respect de la vie privée et familiale dès lors que, présent sur le territoire français depuis 2021, il justifie d'une insertion professionnelle au sein de la société française. Si M. B justifie, par les pièces qu'il produit, de sa présence sur le territoire français depuis 2021, il est toutefois constant qu'il est célibataire et sans charge de famille. En outre, s'il fait état de liens amicaux, il n'apporte aucune pièce permettant d'en apprécier la réalité. De sorte qu'il ne justifie pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses, stables et anciens sur le territoire français. La circonstance que M. B, d'une part, ait travaillé en qualité de boulanger du 3 décembre 2021 au 18 février 2023 et, d'autre part, ait été à nouveau embauché en qualité de boulanger à compter du 1er avril 2023 par la même société qui l'avait précédemment employé n'est pas de nature, à elle seule, à justifier d'une insertion professionnelle suffisamment ancienne sur le territoire français à la date de l'arrêté litigieux. Dans ces conditions, la décision l'obligeant à quitter le territoire français n'a pas porté à son droit au respect de la vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. La préfète du Val-de-Marne n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste quant à l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. B.
15. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait entachée d'un défaut d'examen particulier de la situation de M. B.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
16. Il ne ressort pas de ce qui a été dit aux points précédents que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait entachée d'illégalité. Par suite, M. B ne peut se prévaloir de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de la décision portant refus de délai de départ volontaire.
17. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 14, la décision portant refus de délai de départ volontaire n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé, qui ne justifie pas être entré régulièrement sur le territoire français, ait sollicité la délivrance d'un titre de séjour.
18. Il ne ressort pas non plus des pièces du dossier que la décision portant refus de délai de départ volontaire serait entachée d'un défaut d'examen particulier de la situation personnelle de M. B.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
19. Il ne ressort pas de ce qui a été dit aux points précédents que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait entachée d'illégalité. Par suite, M. B ne peut se prévaloir de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
20. S'il ressort des pièces du dossier que M. B n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public, il est toutefois constant que le requérant n'est entré sur le territoire français qu'en 2021, à l'âge de 27 ans et qu'il ne fait état que d'un emploi en qualité de boulanger à compter du mois de décembre 2021 pour justifier de ses liens avec la France. En outre, M. B, qui ne fait état d'aucune considération humanitaire, est célibataire et non dépourvu de toute attache familiale dans son pays d'origine où réside son père et sa fratrie, ainsi qu'il a été dit au point 14. Dans ces conditions, la préfète du Val-de-Marne n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
21. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 14, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
22. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'un défaut d'examen particulier de la situation du requérant.
23. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté litigieux. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais d'instance :
24. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, verse une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la préfète du Val-de-Marne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 mai 2024.
Le magistrat désigné,
S. BernabeuLa greffière,
D.Coulibaly
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026