vendredi 23 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2306659 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LARBI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 juin 2023, M. A B, représenté par Me Larbi, doit être regardé comme demandant au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative :
1°) de modifier, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Montreuil n° 2214890 du 26 octobre 2022 en assortissant l'injonction qu'elle a prononcée d'une sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
2°) de décider que l'ordonnance à intervenir sera exécutoire dès son prononcé, en application de l'article R. 522-13 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il est placé sous régime de récépissé depuis le 1er avril 2021, alors qu'il bénéficiait du statut de réfugié depuis le 19 février 2014, et qu'en dépit des nombreux mails et courriers adressés à la préfecture pour obtenir une information sur l'évolution de sa demande de changement de statut, il n'obtient aucune réponse ;
- l'ordonnance du juge des référés du tribunal n° 2214890 du 26 octobre 2022 n'a pas été exécutée ;
- la mesure est utile dès lors que la délivrance d'un simple récépissé l'empêche de conduire normalement ses activités professionnelles ;
- la mesure sollicitée de fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Montreuil a désigné, M. Marchand, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance n° 2214890 du 26 octobre 2022, la juge des référés du tribunal administratif de Montreuil a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de statuer sur la demande de titre de séjour de M. B dans le délai de deux mois à compter de son ordonnance.
2. Le premier alinéa de l'article L. 521-4 du code de justice administrative dispose : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ".
3. Il est constant que le préfet n'a pas procédé à l'exécution de l'ordonnance du 26 octobre 2022. Dès lors, cet élément nouveau justifie de modifier, en application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative la mesure ordonnée en la complétant par une injonction de statuer sur la demande de titre de séjour de M. B.
4. Il y a conséquence lieu d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de statuer sur la demande de titre de séjour de M. B, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 10 euros par jour de retard.
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application des dispositions de l'article R. 522-13 du code de justice administrative.
6. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. B d'une somme de 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de statuer sur la demande de titre de séjour de M. B, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 10 euros par jour de retard.
Article 2 : L'Etat versera à M. B une somme de 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 23 juin 2023.
Le juge des référés,
Signé
A. Marchand
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026