mardi 3 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2307681 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 11ème chambre |
| Avocat requérant | SOURTY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 26 juin 2023 et 30 octobre 2024, Mme D A, représentée par Me Sourty, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 novembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office et prononcé une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à défaut, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail ;
3°) de mettre à la charge du préfet " de police " (lire : de la Seine-Saint-Denis) le versement à son conseil de la somme de 1 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
La décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour :
- est entachée d'incompétence de son signataire ;
- est entachée d'un vice de procédure dès lors que le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) n'a pas été saisi pour avis et qu'en tout cas cet avis a été rendu au terme d'une procédure irrégulière ;
- méconnaît l'article 6-7 de l'accord franco-algérien :
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
L'obligation de quitter le territoire français :
- est entachée d'incompétence de son signataire ;
- méconnaît le 10° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
La décision fixant le pays de destination :
- est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.
L'interdiction de retour sur le territoire français
- est entachée d'incompétence de son signataire ;
- n'est pas motivée en son principe ;
- méconnaît l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juillet 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La caducité de la demande d'aide juridictionnelle a été constatée par décision du 18 avril 2023.
Par ordonnance du 9 septembre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 31 octobre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Marias, premier conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante algérienne née le 12 mars 1957, est entrée en France le 10 septembre 2017 et a été mise en possession le 20 novembre 2018 d'un titre de séjour pour raisons de santé. Le 8 juin 2022, elle a sollicité le renouvellement de ce titre de séjour. Par arrêté du 2 novembre 2022, dont Mme A demande l'annulation, le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de faire droit à sa demande, l'a obligée à quitter le territoire dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination à destination duquel elle pourra être éloignée d'office et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée de deux ans.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :
2. Par un arrêté n° 2022-0840 du 1er avril 2022, régulièrement publié au bulletin d'informations administratives de la préfecture de la Seine-Saint-Denis, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation à Mme G F, directrice des étrangers et des naturalisations, aux fins de signer notamment les décisions portant refus de délivrance d'un titre de séjour. Par un arrêté n° 2022-2867 du 17 octobre 2022, régulièrement publié le 18 octobre 2022 au bulletin d'informations administratives de la préfecture de la Seine-Saint-Denis, le préfet de ce département a donné délégation à M. H E, chef du bureau de l'accueil et de l'admission au séjour, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme G F, aux fins de signer la décision en litige, et, en cas d'absence ou d'empêchement de ce dernier, à Mme I C, adjointe au chef du bureau de l'accueil et de l'admission au séjour. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme F et M. E n'auraient pas été absents ou empêchés. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens propres à la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
3. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Saint-Denis s'est bien prononcé sur un avis des médecins de l'OFII en date du 23 août 2022, d'ailleurs communiqué à Mme A, les termes de cet avis permettant en outre de s'assurer qu'il a été rendu au terme d'une procédure régulière. Par suite, le moyen tiré d'un vice de procédure doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention vie privée et familiale est délivré de plein droit : / () 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale ".
5. Il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage de refuser la délivrance d'un certificat de résidence à un algérien qui en fait la demande au titre des stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, de vérifier, au vu de l'avis émis par le collège de médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), que cette décision ne peut avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de l'intéressé et, en particulier, d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la nature et la gravité des risques qu'entraînerait un défaut de prise en charge médicale en Algérie. Lorsque le défaut de prise en charge médicale risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'intéressé, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le certificat de résidence algérien sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause en Algérie. Si de telles possibilités existent mais que l'algérien fait valoir qu'il ne peut en bénéficier, soit parce qu'elles ne sont pas accessibles à la généralité de la population, eu égard notamment aux coûts du traitement ou à l'absence de modes de prise en charge adaptés, soit parce qu'en dépit de leur accessibilité, des circonstances exceptionnelles tirées des particularités de sa situation personnelle l'empêcheraient d'y accéder effectivement, il appartient à cette même autorité, au vu de l'ensemble des informations dont elle dispose, d'apprécier si l'intéressé peut ou non bénéficier effectivement d'un traitement approprié en Algérie.
6. Il ressort des termes de l'avis émis le 23 août 2022 par le collège des médecins de l'OFII, repris dans l'arrêté attaqué, que les médecins ont considéré que si l'état de santé de Mme A nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle peut, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé algérien, bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine et voyager sans risque vers l'Algérie. Il résulte des certificats médicaux produits que la requérante souffre d'un cancer du colosignoïde, traité par chirurgie en 2010, et d'un cancer du sein gauche, traité par chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie en 2018, et actuellement par hormonothérapie. Alors que, aux termes d'un certificat médical rendu par un praticien hospitalier le 13 juin 2022, le cancer du colosignoïde est sous surveillance et celui du sein gauche nécessite un suivi régulier, Mme A n'établit ni que ce suivi et cette surveillance ne pourraient être réalisés dans son pays d'origine, ni en se prévalant de certificats médicaux de médecins de ville du 5 septembre 2022 et du 12 octobre 2024, insuffisamment circonstanciés sur ce point, la nécessité d'une aide assurée en France par une tierce personne. Dans ces conditions, Mme A n'est pas fondée à soutenir qu'en refusant de lui délivrer un titre sur le fondement du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, le préfet aurait méconnu ces stipulations.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
8. Mme A, qui allègue être séparée depuis cinq années de son conjoint resté en Algérie, est entrée sur le territoire français en 2017 à l'âge de cinquante-neuf ans et a ainsi vécu la plus grande partie de son existence hors du territoire français. Si elle est hébergée au foyer de l'un de ses enfants, elle n'établit pas la nécessité de demeurer auprès de lui. La présence de deux autres enfants majeurs sur le sol français n'est pas non plus de nature à caractériser une méconnaissance par le préfet de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
En ce qui concerne les moyens propres à l'obligation de quitter le territoire français :
9. Pour les mêmes motifs que ceux exposés ci-dessus s'agissant de la légalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français n'a méconnu ni le 10° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne les moyens propres à la décision fixant le pays de destination :
10. L'obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen, soulevé par voie d'exception, tiré de l'illégalité de cette décision, doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens propres à l'interdiction de retour sur le territoire français
11. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". L'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". L'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ". Enfin, selon l'article L. 613-2 de ce même code : " () les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ".
12. Pour prononcer à l'encontre de Mme A une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, le préfet, avant de mentionner que l'examen d'ensemble de la situation de l'intéressée avait été effectué relativement à la durée de l'interdiction de retour, " au regard notamment de l'article L.612-10 ", a d'abord relevé qu'en application de l'article L.612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'autorité administrative pouvait prononcer une interdiction de retour " pour une durée maximale de 3 ans " à l'encontre de l'étranger obligé de quitter le territoire français, à moins que des circonstances humanitaires ne l'en empêchent. En se fondant sur de tels motifs, alors que les dispositions de l'article L. 612-8 limitent à deux ans la durée d'une interdiction de retour sur le territoire français prononcée sur le fondement de ces dispositions, le préfet a entaché sa décision d'une erreur de droit, qui a nécessairement faussé son appréciation pour déterminer la durée cette interdiction. Il s'ensuit que cette décision doit être annulée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens.
13. Il résulte de ce qui précède que Mme A est seulement fondée à demander l'annulation de l'interdiction de retour sur le territoire français, cette annulation n'impliquant aucune mesure d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
14. Dès lors que Mme A n'a pas été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle, son conseil ne peut se prévaloir des dispositions de l'article 37, alinéa 2, de la loi du 10 juillet 1991. En outre, Mme A n'a pas présenté de conclusions tendant à ce que la somme lui soit directement versée en cas de non admission à l'aide juridictionnelle. Les conclusions présentées sur le fondement de ces dispositions ne peuvent dès lors qu'être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 2 novembre 2022 est annulé en tant qu'il porte interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A, au préfet de la Seine-Saint-Denis et à Me Sourty.
Délibéré après l'audience du 12 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Israël, président,
M. Marias, premier conseiller,
Mme Caldoncelli-Vidal, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2024.
Le rapporteur,
M. Marias
Le président,
M. IsraëlLa greffière,
Mme B
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne, ou à tout autre préfet territorialement compétent, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026