mardi 16 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2307692 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | VERDIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 juin 2023, et un mémoire, enregistré le 18 septembre 2023, Mme A B, représentée par Me Verdier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler les décisions du 23 juin 2023 et du 4 septembre 2023 par lesquelles le président de l'Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis a rejeté sa demande d'admission en première année du master droit de la santé au titre de la rentrée universitaire 2023 ;
2°) d'enjoindre à l'Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis de l'inscrire dans le master Droit de la santé dans un délai de huit jours, et ce, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
La procédure a été communiquée à l'Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par un mémoire, enregistré le 1er juillet 2024, Mme B demande au tribunal :
1°) de constater qu'il n'y pas lieu de statuer sur sa requête, sous réserve du caractère définitif de son admission et de la validation de sa formation ;
2°) de mettre à la charge de l'Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis à lui verser la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; ".
2. Il ressort des pièces du dossier et notamment des propres écritures de Mme B, d'une part, que cette dernière a, en exécution d'une ordonnance n° 2311024 du 10 octobre 2023 du juge des référés, été admise en première année de master mention droit de la santé de l'Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis au titre de l'année 2023-2024, d'autre part, qu'elle a " suivi sans encombre sa formation et l'a validée ". Il en résulte que, postérieurement à l'introduction de la présente requête, l'Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis a donné satisfaction à Mme B en l'inscrivant en première année du master droit de la santé au titre de la rentrée universitaire 2023. Ainsi, comme le relève cette dernière, sa requête est devenue sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer. A cet égard si la requérante demande au tribunal de constater qu'il n'y a pas lieu de statuer " sous réserve du caractère définitif de son admission et de la validation de sa formation ", d'une part, dès lors qu'elle a effectivement suivi sa formation et l'a validée, son admission est nécessairement définitive, d'autre part, si l'attestation de réussite au diplôme de master mention Droit de la santé de l'Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis au titre de l'année 2023-2024 délivrée à Mme B le 18 juin 2024 n'est pas définitive, l'annulation des refus d'admission en première année de master des 23 juin 2023 et du 4 septembre 2023, demandée par Mme B au stade de sa requête, n'aurait pas impliqué la validation de la formation.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'accorder à la requérante la somme qu'elle demande sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées par Mme B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B.
Copie en sera adressée à l'Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 16 juillet 2024.
Le juge des référés,
L. Gauchard
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2307692
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026