lundi 29 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2307826 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre (J.U) |
| Avocat requérant | ABASSADE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 juin 2023 et un mémoire enregistré le 11 janvier 2024, Mme F, représentée par Me Abassade, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 juin 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé son pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire pour une durée de 24 mois.
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis, au besoin sous astreinte, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois ;
3°) d'ordonner l'effacement de son signalement au système d'information Schengen ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1000 euros à verser à son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Elle soutient que :
- les décisions litigieuses sont entachées d'incompétence ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles ont été prises sans que sa situation ait été effectivement examinée et sont, dès lors, entachées d'erreur de droit ;
les décisions litigieuses sont disproportionnées dès lors qu'elle a respecté toutes ses obligations dans le cadre de la procédure dite " Dublin " ;
le préfet a méconnu le principe du respect des droits de la défense ;
-le préfet ne justifie pas de la notification de la décision lui refusant le bénéfice de l'asile, dans ces conditions, l'obligation de quitter le territoire français a été pris en méconnaissance des dispositions du 4°) de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- cette mesure d'éloignement méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision qui lui fait interdiction de retour en France méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant son pays de destination méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n'a pas produit d'observations en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C ;
- les observations de Me Abassade, pour Mme D, présente, qui reprend les conclusions et moyens des écritures. Mme D produit, en outre, une nouvelle pièce.
Le préfet de la Seine-Saint-Denis, régulièrement convoqué, n'était pas présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée après que les parties présentes ont formulé leurs observations orales en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, ressortissante angolaise née le 3 janvier 1991 à Damba (Angola), qui soutient, sans en justifier, être entrée en France en mars 2020, a présenté une demande d'asile, laquelle a été rejetée par une décision du 31 janvier 2022 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), confirmée par une décision du 30 mars 2023 de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Par un arrêté du 14 juin 2023, dont elle demande l'annulation, le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle sera renvoyée et lui a interdit le retour sur le territoire pour une durée de 24 mois.
2. Alors qu'un acte par lequel une autorité publique délègue sa signature revêt, par nature, un caractère réglementaire et qu'il est, comme tel, publié et accessible, la circonstance que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'ait pas produit à l'instance d'acte de délégation de signature ne saurait en elle-même permettre d'en déduire que les décisions litigieuses seraient entachées d'incompétence. En l'espèce, par un arrêté n° 2023-0538 du 10 mars 2023, régulièrement publié au bulletin d'informations administratives de la Seine-Saint-Denis du même jour, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné à M. A B, attaché principal d'administration de l'Etat, adjoint à la cheffe du bureau de l'asile, signataire de l'arrêté attaqué, délégation à l'effet de signer, notamment, les obligations de quitter le territoire français, les décisions fixant le pays de destination des personnes objet de telles mesures d'éloignement et les décisions d'interdiction de retour sur le territoire français, en cas d'absence ou d'empêchement d'autorités dont il n'est pas établi, ni même allégué, qu'elles n'auraient pas été absentes ou empêchées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. L'arrêté litigieux vise le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et, notamment, ses articles L. 611-1 4°), fondement de la mesure d'éloignement litigieuse, L 612-1, relatif au délai de départ de droit commun de trente jours, L 612-8, fondement de la mesure d'interdiction de retour en France et L. 612-12, fondement de la décision distincte fixant le pays de destination de la requérante. L'arrêté litigieux vise également les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Dans ces conditions, les décisions attaquées sont suffisamment motivées en droit. S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français, l'arrêté attaqué précise, en fait, que la demande d'asile de Mme D a été rejetée par l'OFPRA le 31 janvier 2022, décision confirmée par la CNDA le 30 mars 2023 et que la requérante ne justifie pas, en France, d'une situation personnelle et familiale à laquelle il serait porté une atteinte disproportionnée au regard du but poursuivi. Cette décision comporte ainsi l'énoncé des circonstances de fait sur la base desquelles elle a été prise. Il en va de même de la décision fixant le pays de destination de la requérante, laquelle mentionne la nationalité de cette dernière et indique qu'elle n'établit pas être exposée à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans ce pays. S'agissant de la décision faisant interdiction à la requérante de retourner en France elle indique qu'elle a été prise compte tenu de l'ensemble de la situation de l'intéressée et quant à sa durée, au regard des critères fixés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle précise que sa durée de vingt-quatre mois ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée. Elle est, dès lors, également suffisamment motivée en fait. Il suit de là que le moyen tiré du défaut de motivation des décisions attaquées doit être écarté.
4. Il ne ressort pas des termes de l'arrêté litigieux, ni des pièces du dossier, que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de Mme D. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation de cette dernière doit être écarté.
5. Les moyens tirés de ce que le préfet aurait entaché ses décisions d'une erreur de droit et aurait méconnu le principe du respect des droits de la défense, qui ne sont assortis d'aucune précision venant à leur soutien permettant d'en apprécier le bien-fondé, ne peuvent qu'être écartés.
6. Si la requérante soutient que les décisions litigieuses sont disproportionnées dès lors qu'elle a respecté toutes ses obligations dans le cadre de la procédure dite " Dublin ", cette circonstance est, en tout état de cause, dépourvue d'incidence sur la légalité des décisions attaquées. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
7. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; () ". Aux termes de l'article L. 542-1 de ce code : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article
L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci. ". Aux termes de l'article
R. 532-54 du même code : " Le secrétaire général de la Cour nationale du droit d'asile notifie la décision de la cour au requérant par lettre recommandée avec demande d'avis de réception et l'informe dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend du caractère positif ou négatif de la décision prise. Il la notifie également au directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides. " Enfin, l'article R. 532-57 de ce code dispose : " La date de notification de la décision de la Cour nationale du droit d'asile qui figure dans le système d'information de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, et qui est communiquée au préfet compétent et au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration au moyen de traitements informatiques, fait foi jusqu'à preuve du contraire ".
8. Il ressort des pièces du dossier et notamment des mentions de l'arrêté litigieux et de la fiche, produite en défense, issue du système d'information mentionné à l'article R. 532-57 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dite fiche " TelemOfpra ", que la décision de la cour nationale du droit d'asile du 30 mars 2023 rejetant la demande d'asile de la requérante lui a été notifiée le 5 avril 2023. Alors qu'en vertu des dispositions mêmes dudit article R. 532-57 les indications portées sur cette fiche font foi jusqu'à preuve du contraire, Mme D n'apporte aucun élément de nature à faire douter de leur véracité. Elle n'est dès lors pas fondée à soutenir que la mesure d'éloignement attaquée ne peut trouver son fondement dans les dispositions précitées du 4°) de l'article L. 611-1 du code précité.
9. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".
10. La requérante n'établit pas, en se bornant à produire une attestation de l'intéressé, le lien familial qui l'unirait à une personne, qu'elle présente comme son oncle, résidant régulièrement en France, ni, en tout état de cause, qu'elle serait la seule à pouvoir apporter l'aide requise par l'état de santé de ladite personne, lourdement handicapée. Si Mme D soutient qu'elle serait dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine elle ne l'établit pas. Notamment, si elle soutient que son époux, qui serait entré en France avec elle, aurait ensuite regagné l'Angola, puis aurait dû fuir aux Etats unis, à une date qui n'est pas précisée, elle ne l'établit pas. Dans ces conditions, alors, d'une part, que la durée de présence en France de Mme D est limitée à une durée de l'ordre de trois ans et trois mois à la date de l'arrêté querellé, d'autre part, que la circonstance que sa fille, née le 28 décembre 2020 à Montreuil, fasse l'objet d'un suivi médical, annuel, prévu jusqu'à l'âge de sept ans, en raison de ce qu'elle est née prématurée n'est pas de nature à faire considérer que l'enfant recevrait effectivement des soins, rien ne fait obstacle, compte de l'âge de l'enfant que la cellule familiale formée par Mme D et sa fille s'épanouisse hors de France. Dans ces conditions, au regard des buts en vue desquels elles ont été prises, les décisions par lesquelles le préfet de la Seine-Saint-Denis a fait obligation à la requérante de quitter le territoire français et lui a fait interdiction de retourner en France ne portent pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Les moyens tirés de ce que ces décisions auraient été prises en méconnaissance de ces stipulations doivent, dès lors, être écartés. Il en va de même du moyen, soulevé uniquement à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français, tiré de ce que cette décision serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur la vie personnelle de Mme D.
11. Aux termes de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Comme il a été dit au point 10, Mme D peut reconstituer sa cellule familiale dans son pays d'origine avec sa fille mineure, sans qu'y fasse obstacle, compte tenu du très jeune âge de cette dernière, la circonstance, d'ailleurs postérieure à la date de l'arrêté litigieux, que l'enfant soit scolarisée en petite section de maternelle depuis la rentrée scolaire de septembre 2023. Par suite, le préfet n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant en faisant obligation à la requérante de quitter le territoire français.
12. Aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Mme D soutient qu'elle a fait l'objet, le 24 décembre 2019, d'agressions sexuelles particulièrement violentes de la part de personnes auxquelles elle aurait été contrainte de se soumettre par son responsable hiérarchique, dans le cadre de son travail d'hôtesse " dans un lieu prestigieux en Angola ", qu'elle a été hospitalisée, qu'elle en garde des séquelles attestées par un certificat médical du 25 décembre 2019, qu'elle n'a pu déposer plainte auprès des services de police, le chef du réseau de prostitution étant un homme politique et homme d'affaires influent, qu'elle a subi des menaces et des représailles et que, dans ces circonstances, après une tentative de suicide avortée, elle a décidé de fuir vers la France avec son époux le 1er mars 2020. Toutefois, en premier lieu, il ressort des pièces du dossier, produites par Mme D elle-même, qu'elle est entrée dans l'espace Schengen, non par la France mais par le Portugal, pays dans lequel elle est entrée, régulièrement, sous couvert d'un visa, valable du 1er mars au 14 avril 2020 qui lui a été délivré le 21 février 2020 à Luanda (Angola) par les autorités consulaires portugaises, circonstance qui, compte tenu du délai d'instruction d'une demande de visa, n'est pas de nature à établir un départ d'Angola dans un contexte de " fuite ". En second lieu et surtout, alors que, comme il a été dit plus avant, la demande d'asile de la requérante a été rejetée, cette dernière ne produit aucun document à l'appui de ses allégations relatives aux agressions dont elle aurait été la victime, aux séquelles dont elle serait atteinte, notamment elle ne produit pas le certificat médical du 25 décembre 2019 qu'elle évoque, à l'impossibilité de déposer plainte dans laquelle elle se serait trouvée et aux menaces et représailles qu'elle aurait subies. Il suit de là que Mme D n'établit pas courir le risque de subir des traitements prohibés par les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination de la requérante méconnaîtrait ces stipulations ne peut qu'être écarté. Il en va de même du moyen tiré de ce que cette décision serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par Mme D doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte et de celles présentées au titre des frais de l'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme F et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 janvier 2024.
Le magistrat désigné,
L. C
La greffière,
D. Bakouma
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026