lundi 8 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2308497 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LEPLAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 juillet 2023, M. D et Mme B, représentés par Me Leplat, doivent être regardés comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 23 mars 2023 du ministre de l'intérieur délivrant à M. D un certificat d'immatriculation provisoire valable quatre mois pour son véhicule immatriculé de marque " volkswagen " en tant que cette autorité a implicitement refusé de lui délivrer un certificat d'immatriculation définitif pour ce véhicule ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de délivrer à M. D ledit certificat, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 250 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, d'enjoindre à la même autorité de réexaminer la demande de M. D dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 5 septembre 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer informe le tribunal de la délivrance d'un nouveau certificat d'immatriculation dudit véhicule, conclut à ce qu'il soit prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Par un mémoire du 16 octobre 2023, M. D et Mme B, représentés par Me Leplat, demandent au tribunal :
1°) de prononcer un non-lieu à statuer à l'expiration d'un délai de quatre mois à compter de l'édiction du certificat d'immatriculation définitif du 18 août 2023 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 144 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1' donner acte des désistements () ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que M. D s'est d'abord vu délivrer un certificat d'immatriculation provisoire, valable du 23 mars 2023 au 22 juillet 2023, pour son véhicule de marque " volkswagen ". Par une décision du 17 août 2023, postérieure à l'introduction de la requête, un nouveau certificat d'immatriculation a été délivré à M. D. La délivrance de ce dernier certificat, alors que l'administration n'a pas retiré la décision attaquée du 23 mars 2023 et que celle-ci a reçu exécution, n'est pas de nature à priver d'objet les conclusions initialement formulées par les requérants tendant à l'annulation de la décision du 23 mars 2023. Toutefois, les requérants demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures, de constater un non-lieu à statuer après l'écoulement d'un délai de quatre mois courant à compter du 18 août 2023, soit à compter du 18 décembre 2023. Ces conclusions à fin de non-lieu équivalent à un désistement d'instance. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
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Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. D et Mme B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A D, à Mme C B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Montreuil, le 08 janvier 2024.
Le président de la 8ème chambre,
L. Gauchard
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026