jeudi 28 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2308631 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | MIRTCHEV |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 juillet 2023, M. C B, représenté par Me Mirtchev, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 15 mai 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de l'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
2°) à titre subsidiaire, d'annuler la décision du 15 mai 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligé à quitter le territoire français et d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'incompétence de son signataire ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière dès lors que la commission du titre de séjour n'a pas été consultée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen ;
- elle est entachée d'erreurs de fait ;
- au regard des stipulations de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien, elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'incompétence de son signataire ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen ;
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- il remplit les conditions prévues par les articles L. 423-23, L. 425-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour bénéficier de plein droit d'un titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen ;
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire national ;
- au regard des stipulations de l'article L. 511-1-III du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une décision du 20 juin 2023, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Aymard,
- les observations de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien né le 22 juillet 1950, a présenté le 30 mai 2022 une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 15 mai 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté cette demande de titre de séjour, a obligé l'intéressé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de l'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, par un arrêté du 10 mars 2023, publié au bulletin d'informations administratives du même jour, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation à M. D A, chef du bureau de l'accueil et de l'admission au séjour de la préfecture de Seine-Saint-Denis, pour signer notamment les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte les considérations utiles de droit et de fait sur lesquelles le préfet de la Seine-Saint-Denis s'est fondé pour édicter à l'encontre de M. B la décision de refus de titre de séjour contestée. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision attaquée doit être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / () ".
5. Le requérant soutient que la commission du titre de séjour aurait dû être consultée pour avis par le préfet de la Seine-Saint-Denis au motif qu'il réside habituellement en France depuis plus de dix ans. Toutefois, au titre de la période de dix ans précédant la date de la décision attaquée, le requérant ne justifie pas de sa résidence habituelle sur le territoire français de mai 2013 à janvier 2018, puis de mai 2022 à la date de la décision attaquée, étant précisé que les attestations produites à l'instance sont insuffisamment circonstanciées pour établir, sur ces périodes, la résidence habituelle en France de M. B. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la procédure suivie par le préfet de la Seine-Saint-Denis serait entachée d'un vice de procédure en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour.
6. En quatrième lieu, il ressort des termes de l'arrêté en litige que le préfet de la Seine-Saint-Denis a procédé à l'examen de la demande et de la situation de M. B, étant précisé que la circonstance que le préfet ait indiqué dans l'arrêté en litige que l'intéressé, âgé de 72 ans à la date de la décision attaquée, ne justifiait d'aucune insertion professionnelle en France ni d'aucune perspective professionnelle pour prétendre à une admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié n'étant pas de nature à révéler un défaut d'examen.
7. En cinquième lieu, aux termes de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : 1) au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans ou plus de quinze ans si, au cours de cette période, il a séjourné en qualité d'étudiant ; / () ".
8. Comme indiqué précédemment au point 5, M. B ne justifie de sa résidence habituelle sur le territoire français sur la période de dix ans précédant la date de la décision attaquée, de sorte que le préfet de la Seine-Saint-Denis a pu valablement considérer que l'intéressé ne pouvait pas bénéficier des stipulations de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien pour obtenir un titre de séjour. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Seine-Saint-Denis aurait, dans l'application de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien, entaché la décision attaquée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation.
9. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Il ressort, tout d'abord, des pièces du dossier que M. B, qui est célibataire et dépourvu de charges de famille, a travaillé en France comme aide-maçon et coffreur de 1971 à 1977 puis de décembre 2002 à novembre 2007. Ensuite, par les pièces versées aux débats, l'intéressé doit être regardé comme ayant résidé de manière habituelle sur le territoire français de 1971 à 1977, de décembre 2002 à novembre 2007 et de février 2018 à avril 2022, étant précisé que les attestations produites à l'instance sont insuffisamment circonstanciées pour établir, en dehors des périodes précitées, que l'intéressé résiderait en France depuis 1999, ainsi qu'il l'affirme. En outre, le requérant ne justifie pas d'une insertion socio-professionnelle notable en France, étant souligné que l'intéressé ne justifie pas d'attaches familiales, ni d'attaches privées intenses, en France, qu'il n'a pas exécuté la mesure d'éloignement dont il a fait l'objet le 21 septembre 2018 et qu'il a résidé en France de février 2018 à avril 2022 en étant hébergé par le samu social puis par un centre d'urgence. Enfin, M. B n'établit pas être dépourvu d'attaches privées et familiales dans son pays d'origine. Au regard de l'ensemble de ces éléments, la décision attaquée n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur la situation de M. B doit être écarté.
11. En septième lieu, à l'appui du moyen de l'erreur de fait, le requérant fait valoir que le motif tiré de l'absence d'insertion professionnelle, ainsi que le motif relatif à ses liens personnels et familiaux, sont erronés. Toutefois, d'une part, eu égard à ce qui a été dit au point 10, l'appréciation portée par le préfet de la Seine-Saint-Denis relative aux liens personnels et familiaux de M. B n'est pas entachée d'erreur. D'autre part, si le requérant justifie d'une activité professionnelle en France pendant onze années, de 1971 à 1977 et de fin 2002 à fin 2007, cette activité est toutefois discontinue et apparaît trop ancienne pour remettre en cause l'appréciation portée par le préfet lors de l'édiction de l'arrêté contesté. En tout état de cause, il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision de refus de titre de séjour en se fondant sur les autres motifs de la décision attaquée.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour qu'il conteste.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, pour les motifs exposés au point 2, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
14. En deuxième lieu, dès lors que la motivation de la décision attaquée se confond avec celle du refus de séjour dont elle découle nécessairement, lequel est suffisamment motivé, et n'implique pas de motivation spécifique et que l'arrêté en litige vise l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision d'éloignement attaquée doit être écarté.
15. En troisième lieu, il ressort des termes de l'arrêté en litige que le préfet de la Seine-Saint-Denis a procédé à l'examen de la situation de M. B. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen doit être écarté.
16. En quatrième lieu, les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision portant refus de titre de séjour étant rejetées, M. B ne saurait utilement se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision pour soutenir que la décision l'obligeant à quitter le territoire français serait privée de base légale.
17. En cinquième lieu, eu égard, d'une part, à la situation de M. B telle qu'analysée au point 10 et, d'autre part, à l'absence de tout élément de preuve quant au dépôt de plainte ou au témoignage dans le cadre d'une procédure pénale au titre des infractions mentionnées à l'article L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant n'est pas fondé, en tout état de cause, à soutenir qu'il remplirait les conditions des articles L. 423-23, L. 425-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
18. En sixième lieu, pour les motifs précédemment exposés au point 10, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
19. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français qu'il conteste.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :
20. En premier lieu, l'arrêté attaqué comporte les considérations utiles de droit et de fait sur lesquelles le préfet de la Seine-Saint-Denis s'est fondé pour édicter à l'encontre de M. B la décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision attaquée doit être écarté.
21. En deuxième lieu, il ressort des termes de l'arrêté en litige que le préfet de la Seine-Saint-Denis a procédé à l'examen de la situation de M. B. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen doit être écarté.
22. En troisième lieu, les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision portant refus de titre de séjour et contre la décision d'obligation de quitter le territoire français étant rejetées, M. B ne saurait se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de ces décisions pour soutenir que la décision lui interdisant de retourner sur le territoire français pour une durée de deux ans serait privée de base légale.
23. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
24. Eu égard à la situation de M. B telle qu'examinée au point 10, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il relèverait de circonstances humanitaires au sens des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
25. En cinquième lieu, pour les motifs précédemment exposés au point 10, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
26. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
27. Ainsi, les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées.
Sur le surplus des conclusions de la requête :
28. Dès lors que les conclusions à fin d'annulation du requérant sont rejetées, les conclusions de la requête à fin d'injonction sous astreinte doivent être rejetées par voie de conséquence. Doivent également être rejetées les conclusions formées au titre des frais de l'instance, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, au préfet de la Seine-Saint-Denis et à Me Mirtchev.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Toutain, président,
M. Aymard, premier conseiller,
Mme Ghazi Fakhr, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2024.
Le rapporteur,
F. Aymard
Le président,
E. Toutain
La greffière,
C. Yen Pon
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026