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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2309022

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2309022

mardi 22 août 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2309022
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation11ème Chambre (JU)
Avocat requérantSARHANE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 25 juillet et 14 août 2023, M. E B, représenté par Me Sarhane, demande au Tribunal :

1°) de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler la décision du 12 juillet 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a décidé son transfert aux autorités italienne, pour l'examen de sa demande d'asile ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui remettre l'attestation du dépôt d'une demande d'asile dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

- la décision attaquée est insuffisamment motivée et entachée d'erreur de droit en tant que le préfet n'a pas procédé à un examen complet de sa situation ;

- elle méconnait les articles 4 et 29 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 dès lors que les informations prévues par ces articles ne lui ont pas été remises dans une langue qu'il comprend ;

- elle est entachée d'un vice de procédure au regard de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 dès lors que l'entretien individuel n'a pas été mené par un agent qualifié ;

- elle est entachés d'une erreur de droit et d'un défaut de base légale au regard des articles 12-2 et 13-1 du règlement (UE) n°604/2013 qui ont été appliqués de manière erronée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard du deuxième alinéa de l'article 3, paragraphe 2, et de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales dès lors que les conditions minimales d'accueil des demandeurs d'asile en Italie ne sont pas assurées ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en droit et en fait au regard des stipulations de la convention de Genève du 28 juillet 1951, de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013.

Par mémoire en défense, enregistré le 3 août 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête sont infondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention de Genève du 28 juillet 1951 ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;

- le règlement (CE) n° 1560/2003 de la Commission du 2 septembre 2003 portant modalités d'application du règlement (CE) n° 343/2003 du Conseil établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande d'asile présentée dans l'un des États membres par un ressortissant d'un pays tiers ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;

- le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Therby-Vale, conseillère, pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 572-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Therby-Vale.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. E B, ressortissant bangladais, né le 28 décembre 1989, est entré sur le territoire français le 17 février 2023 et a sollicité le bénéfice de l'asile le 7 mars 2023. Lors de l'instruction de cette demande il est apparu que l'intéressé était titulaire d'un visa périmé délivré par les autorités italiennes le 15 janvier 2023 et valable du 16 janvier 2023 au 1er mars 2023. Les autorités italiennes, saisies par le préfet de la Seine-Saint-Denis d'une demande de prise en charge du requérant le 20 mars 2023, ont implicitement donné leur accord pour son admission le 20 mai 2023. Par arrêté en date du 12 juillet 2023, dont M. B demande l'annulation, le préfet de la Seine-Saint-Denis a décidé de le remettre aux autorités italiennes.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique :

" Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 62 du décret du 19 décembre 1991 : " L'admission provisoire peut être prononcée d'office si l'intéressé a formé une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été définitivement statué ". L'article 81 dudit décret dispose que " L'avocat ou l'officier public ou ministériel commis ou désigné d'office, en matière pénale ou en application des articles 1186,1209 et 1261 du code de procédure civile, des articles L. 222-1 à L. 222-6, L. 511-1, L. 511-3-1, L. 512-1 à L. 512-4, L. 552-1 à L. 552-10 et L. 742-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est valablement désigné au titre de l'aide juridictionnelle si la personne pour le compte de laquelle il intervient bénéficie de l'aide juridictionnelle ". Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Tout étranger présent sur le territoire français et souhaitant demander l'asile se présente en personne à l'autorité administrative compétente qui enregistre sa demande et procède, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat, à la détermination de l'Etat responsable en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant les critères et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, ou en application d'engagements identiques à ceux prévus par le même règlement ". Selon l'article L. 571-1 du même code : " Lorsque l'autorité administrative estime que l'examen d'une demande d'asile relève de la compétence d'un autre Etat qu'elle entend requérir, en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, il est procédé à l'enregistrement de la demande selon les modalités prévues au chapitre I du titre II. Une attestation de demande d'asile est délivrée au demandeur selon les modalités prévues à l'article L. 521-7. Elle mentionne la procédure dont il fait l'objet. Elle est renouvelable durant la procédure de détermination de l'Etat responsable et, le cas échéant, jusqu'à son transfert effectif à destination de cet Etat. Le présent article ne fait pas obstacle au droit souverain de l'Etat d'accorder l'asile à toute personne dont l'examen de la demande relève de la compétence d'un autre Etat ". Aux termes de l'article L. 572-1 de ce même code : " Sous réserve du troisième alinéa de l'article L. 571-1, l'étranger dont l'examen de la demande d'asile relève de la responsabilité d'un autre Etat peut faire l'objet d'un transfert vers l'Etat responsable de cet examen. Toute décision de transfert fait l'objet d'une décision écrite motivée prise par l'autorité administrative () ".

4. L'arrêté attaqué mentionne les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il précise notamment que lors de l'instruction de la demande d'asile de l'intéressé il est apparu que celui-ci était titulaire d'un visa périmé délivré par les autorités italiennes le 15 janvier 2023, valable du 16 janvier 2023 au 1er mars 2023, et que cet Etat était dès lors responsable du traitement de sa demande d'asile. Il est, par suite, suffisamment motivé. Il ne ressort en outre pas de ses motifs que le préfet n'aurait pas procédé à un examen exhaustif de la situation du requérant, telle que celle-ci ressort de l'entretien individuel dont il a bénéficié.

5. En deuxième lieu, il résulte des dispositions des articles 4 et 20 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 que le demandeur d'asile auquel l'administration entend faire application du règlement du 26 juin 2013 doit se voir remettre, dès le moment où le préfet est informé de ce qu'il est susceptible d'entrer dans le champ d'application de ce règlement, et, en tout cas, avant la décision par laquelle l'autorité administrative décide de refuser l'admission provisoire au séjour de l'intéressé au motif que la France n'est pas responsable de sa demande d'asile, une information complète sur ses droits, par écrit et dans une langue qu'il comprend. Cette information doit comprendre l'ensemble des éléments prévus au paragraphe 1er de l'article 4 du règlement. Eu égard à la nature desdites informations, la remise par l'autorité administrative de la brochure prévue par les dispositions susmentionnées constitue pour le demandeur d'asile une garantie.

6. Le préfet produit en défense les premières pages des brochures figurant en annexe X du règlement n° 118/2014 du 30 janvier 2014 " J'ai demandé l'asile dans l'Union européenne - quel pays sera responsable de ma demande d'asile ' " (brochure A) et " Je suis sous procédure Dublin - qu'est-ce que cela signifie ' " (brochure B) rédigées en bengalî, dans une langue qu'il comprend. Ces documents sont revêtus de l'indication de la date de remise, le 7 mars 2023, et de la signature du requérant. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. 2. L'entretien individuel peut ne pas avoir lieu lorsque : a) le demandeur a pris la fuite ; ou b) après avoir reçu les informations visées à l'article 4, le demandeur a déjà fourni par d'autres moyens les informations pertinentes pour déterminer l'État membre responsable. L'État membre qui se dispense de mener cet entretien donne au demandeur la possibilité de fournir toutes les autres informations pertinentes pour déterminer correctement l'État membre responsable avant qu'une décision de transfert du demandeur vers l'État membre responsable soit prise conformément à l'article 26, paragraphe 1. 3. L'entretien individuel a lieu en temps utile et, en tout cas, avant qu'une décision de transfert du demandeur vers l'État membre responsable soit prise conformément à l'article 26, paragraphe 1. 4. L'entretien individuel est mené dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend et dans laquelle il est capable de communiquer. Si nécessaire, les États membres ont recours à un interprète capable d'assurer une bonne communication entre le demandeur et la personne qui mène l'entretien individuel. 5. L'entretien individuel a lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Il est mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. 6. L'État membre qui mène l'entretien individuel rédige un résumé qui contient au moins les principales informations fournies par le demandeur lors de l'entretien. Ce résumé peut prendre la forme d'un rapport ou d'un formulaire type. L'État membre veille à ce que le demandeur et/ou le conseil juridique ou un autre conseiller qui représente le demandeur ait accès en temps utile au résumé ". Ni ces dispositions, ni aucun principe n'imposent que figure sur le compte rendu de l'entretien individuel la mention de l'identité de l'agent qui a mené l'entretien.

8. Il ressort des pièces du dossier que l'entretien individuel prévu par les dispositions précitées a été mené par un agent de la préfecture de la Seine-Saint-Denis, et son résumé signé par de M. D comporte la mention non contestée de sa conduite par un agent qualifié. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 5 précité doit être écarté.

9. En quatrième lieu, la demande de reprise en charge adressée aux autorités italiennes, mentionnée dans l'arrêté contesté, est fondée sur l'alinéa 4 de l'article 12 du règlement (UE) 604/2013 et était applicable à la situation de M. B qui bénéficiait lors du dépôt de sa demande d'asile d'un visa périmé depuis moins de six mois délivré par les autorités italiennes et valable du 16 janvier au 1er mars 2023. Cet article, renvoyant à l'alinéa 2 du même article, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté serait entaché d'un défaut de base légale et d'une erreur de droit.

10. En cinquième lieu, aux termes du deuxième alinéa de l'article 3, paragraphe 2, du règlement (UE) du 26 juin 2013 : " Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'État membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre III afin d'établir si un autre État membre peut être désigné comme responsable ". Aux termes du premier alinéa de l'article 17, paragraphe 1, du règlement (UE) : " () chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement ".

11. Ces dispositions doivent être appliquées dans le respect des droits garantis par la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, eu égard au niveau de protection des libertés et des droits fondamentaux dans les États membres de l'Union européenne, lorsque la demande de protection internationale a été introduite dans un État autre que la France, que cet État a accepté de reprendre en charge le demandeur et en l'absence de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, les craintes dont le demandeur fait état quant au défaut de protection dans cet État membre doivent en principe être présumées non fondées, sauf à ce que l'intéressé apporte, par tout moyen, la preuve contraire. En l'espèce, M. D n'apporte aucun élément de nature à caractériser une méconnaissance par l'Italie à ses obligations.

12. En sixième lieu, aux termes de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. () ; L'état membre dans lequel une demande de protection internationale est présentée et qui procède à la détermination de l'Etat membre responsable, ou l'Etat membre responsable, peut à tout moment, avant qu'une première décision soit prise sur le fond, demander à un autre Etat membre de prendre un demandeur en charge pour rapprocher tout parent pour des raisons humanitaires fondées, notamment, sur des motifs familiaux ou culturels, même si cet autre Etat membre n'est pas responsable au titre des critères définis aux articles 8 à 11 et 16. Les personnes concernées doivent exprimer leur consentement par écrit.". Il résulte de ces dispositions que si le préfet peut refuser l'admission au séjour d'un demandeur d'asile au motif que la responsabilité de l'examen de cette demande relève de la compétence d'un autre Etat membre, il n'est pas tenu de le faire et peut autoriser une telle admission au séjour en vue de permettre l'examen d'une demande d'asile présentée en France.

13. En l'espèce, il résulte des mentions de la décision attaquée que le préfet de la Seine-Saint-Denis a procédé à un examen complet de la situation de M. B au regard des dispositions précitées de l'article 17 du règlement du 26 juin 2013, relevant notamment que le requérant, entré sur le territoire français le 17 février 2023, sans enfant à charge et se déclarant marié, ne pouvait se prévaloir d'une vie privée stable en France. En outre, le requérant ne se prévaut d'aucune circonstance particulière de nature à justifier qu'il ne soit pas transféré en Italie. Par suite, le préfet de la Seine-Saint-Denis n'a pas commis d'erreur de droit ni non plus d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la faculté prévue par les dispositions de l'article 17 du règlement n° 604/2013 précitées et n'a pas davantage méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales.

14. En dernier lieu, si le requérant fait valoir que la décision attaquée " entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en droit et en fait " au regard des " stipulations de la convention de Genève du 28 juillet 1951, de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ", il n'assortit pas ce moyen des précisions nécessaires à l'appréciation de son bien-fondé.

15. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a décidé de son transfert auprès des autorités italiennes.

16. Il résulte de tout ce qui précède que le surplus des conclusions de la requête de M. B doit être rejeté, y compris les conclusions à fin d'injonction, d'astreinte, et celles relatives aux frais d'instance.

DECIDE :

Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E B, à Me Sarhane et au préfet de la Seine Saint-Denis.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 août 2023.

La magistrate désignée par le

président du tribunal,La greffière,E. Therby-ValeM. Tucito

La République mande et ordonne au préfet de la Seine Saint-Denis, en ce qui le concerne e ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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