vendredi 18 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2309863 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | CHAMPAGNE |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le n° 2309863 les 16 août 2023 et 29 février 2024, Mme A B, représentée par Me Champagne, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 23 juin 2023 par laquelle la directrice du groupe hospitalier intercommunal (GHI) Le Raincy-Montfermeil a refusé de reconnaître l'imputabilité au service des conséquences de la rechute du 1er juillet 2022 de sa maladie professionnelle du 21 novembre 2018 ;
2°) d'enjoindre au GHI Le Raincy-Montfermeil de rétablir ses droits au plein traitement pour la période postérieure au 1er juillet 2022, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de prendre en compte l'ensemble de ses frais médicaux ;
3°) subsidiairement, d'ordonner une expertise aux fins notamment de constater l'absence de consolidation de son état de santé ;
4°) de mettre à la charge du GHI Le Raincy-Montfermeil une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure, dès lors qu'elle n'a pas été convoquée à la séance du conseil médical départemental du 30 mai 2023, qu'elle n'a pas été mise en mesure de consulter son dossier, ni de présenter des observations ou des certificats médicaux, en méconnaissance des dispositions de l'article 12 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, et que le médecin du travail n'a pas été informé de cette réunion, en méconnaissance des dispositions de l'article 14 du même décret ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'un défaut de motivation, dès lors que le GIH Le Raincy Montfermeil s'est borné à motiver sa décision au regard de l'avis défavorable émis par le conseil médical départemental et qu'il s'est estimé à tort en situation de compétence liée par cet avis ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation du lien entre son état de santé après le mois de juillet 2022 et sa maladie professionnelle ;
- elle a été prise en méconnaissance des articles L. 822-18 et L. 822-20 du code de la fonction publique.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 décembre 2023, le GHI Le Raincy-Montfermeil conclut au rejet de la requête, au motif que les moyens de Mme B sont infondés, et à ce qu'une somme de 3 500 euros soit mise à la charge de l'intéressée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La clôture d'instruction a été fixée au 20 mars 2024.
II. Par une requête, enregistrée sous le n° 2314313 le 30 novembre 2023, Mme A B, représentée par Me Champagne, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision, révélée par un courriel de l'administration du 19 janvier 2023, par laquelle la directrice du groupe hospitalier intercommunal (GHI) Le Raincy-Montfermeil a fixé à 0 % son taux d'incapacité permanente partielle (IPP) ;
2°) d'enjoindre au GHI Le Raincy-Montfermeil de fixer son taux d'IPP à 15 % ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) à titre encore plus subsidiaire, d'ordonner une expertise aux fins notamment de fixer son taux d'IPP ;
4°) de mettre à la charge du GHI Le Raincy-Montfermeil une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure, dès lors qu'elle n'a pas été convoquée à la séance du conseil médical départemental du 7 septembre 2021, qu'elle n'a pas été mise en mesure de consulter son dossier, ni de présenter des observations ou des certificats médicaux, en méconnaissance des dispositions de l'article 12 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, et que le médecin du travail n'a pas été informé de cette réunion, en méconnaissance des dispositions de l'article 14 du même décret ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que le GHI Le Raincy Montfermeil s'est estimé à tort en situation de compétence lié par l'avis du conseil médical départemental du 7 septembre 2021 ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation de son état de santé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 mars 2024, le GHI Le Raincy-Montfermeil conclut à l'irrecevabilité de la requête et à ce qu'une somme de 3 500 euros soit mise à la charge de Mme B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'a pris aucune décision portant fixation de son taux d'IPP ;
- ni le courriel du 19 janvier 2023, qui n'est qu'un courriel informatif, ni l'avis du comité médical du 7 septembre 2021, ne constituent des décisions susceptibles de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir ;
- en tout état de cause, la requête est tardive.
La clôture d'instruction a été fixée au 22 avril 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Van Maele,
- les conclusions de M. Silvy, rapporteur public,
- et les observations de Me Champagne, représentant Mme B.
Le GHI Le Raincy-Montfermeil n'était ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, fonctionnaire hospitalière exerçant, depuis 2000, les fonctions d'auxiliaire de puériculture au sein du service natalité du groupe hospitalier intercommunal (GHI) Le Raincy Montfermeil, membre du groupement hospitalier de territoire grand Paris nord-est, a été victime, le 21 novembre 2018, d'une chute durant l'exercice de ses fonctions, qui lui a causé des douleurs notamment au niveau de l'épaule gauche et du bas du dos. Placée en arrêt de travail jusqu'au 5 décembre 2020, puis à mi-temps thérapeutique durant trois mois, elle a repris son activité à temps plein à compter du mois de mars 2021. Par un avis du 7 septembre 2021, la commission de réforme des agents hospitaliers a reconnu que les douleurs de l'intéressée résultaient des maladies imputables au service désignées aux n° 57 A (tendinopathie chronique de l'épaule gauche) et n° 98 (sciatique par saillie discale L4-L5) du tableau figurant en annexe du code de la sécurité sociale et a fixé la date de consolidation au 30 juin 2021. Le 1er juillet 2022, à la suite de nouvelles douleurs dans l'épaule gauche, Mme B a été placée en arrêt de travail. Elle a subi, le 5 juillet 2022, une intervention chirurgicale de réparation de la coiffe des rotateurs de l'épaule gauche, avec arrêt de travail prescrit jusqu'au 5 octobre 2022. Elle a demandé la reconnaissance de l'imputabilité au service de son état de santé postérieur au 1er juillet 2022 au titre de la rechute de la maladie professionnelle désignée au tableau 57 A. Par une décision du 23 juin 2023, la directrice du groupe hospitalier a rejeté cette demande, après avoir diligenté une expertise dont le rapport a été rendu le 25 juillet 2022 et recueilli l'avis du conseil médical départemental de Seine-Saint-Denis le 30 mai 2023. Par la requête enregistrée sous le n° 2309863, Mme B demande au tribunal d'annuler la décision du 23 juillet 2023 et d'enjoindre au GHI Le Raincy-Montfermeil de reconnaître le caractère imputable au service de son état de santé à compter du 1er juillet 2022. En outre, par la requête enregistrée sous le n° 2314313, elle demande au tribunal d'annuler la décision, qu'elle estime révélée par un courriel du 19 janvier 2023, par laquelle la directrice du GHI Le Raincy-Montfermeil aurait fixé son taux d'IPP à 0 %.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 23 juin 2023 :
2. Aux termes de l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique, en vigueur depuis le 1er mars 2022 : " Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau. / () ". Aux termes de l'article L. 822-21 du même code : " Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à : () / 3° Une maladie contractée en service telle qu'elle est définie à l'article L. 822-20. / () ". Aux termes de l'article L. 822-22 du même code : " Le fonctionnaire bénéficiaire d'un congé pour invalidité temporaire imputable au service conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à sa mise à la retraite ". Aux termes de l'article L. 822-24 du même code : " Le fonctionnaire qui bénéficie d'une reconnaissance d'imputabilité au service d'un accident ou d'une maladie a droit au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par sa maladie ou son accident. ".
3. Une maladie contractée par un fonctionnaire, ou son aggravation, doit être regardée comme imputable au service si elle présente un lien direct avec l'exercice des fonctions ou avec des conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie en cause, sauf à ce qu'un fait personnel de l'agent ou toute autre circonstance particulière conduisent à détacher la survenance ou l'aggravation de la maladie du service.
4. Il ressort des pièces du dossier que Mme B, auxiliaire de puériculture, a subi une chute le 21 novembre 2018 durant l'exercice de ses fonctions, lui causant des lésions au niveau de l'épaule gauche et du bas du dos. Par un avis du 7 septembre 2021, la commission de réforme des agents hospitaliers a qualifié l'état de santé de l'intéressée de maladie professionnelle désignée aux n° 57 A (tendinopathie chronique de l'épaule gauche) et n° 98 (sciatique par saillie discale L4-L5) du tableau figurant en annexe du code de la sécurité sociale, et a fixé la date de consolidation au 30 juin 2021.
5. Pour estimer que les nouvelles douleurs à l'épaule gauche dont a fait état Mme B à compter du 1er juillet 2022 étaient sans lien avec la maladie de service résultant de l'accident du 21 novembre 2018, le GHI Le Raincy-Montfermeil s'est fondé sur l'expertise médicale réalisée le 25 juillet 2022 par un médecin rhumatologue concluant à l'absence de " lien direct, unique et certain entre les pathologies actuelles et les lésions initiales imputables à l'accident " au motif que les maladies professionnelles n° 57 A et 98 ont été déclarées " consolidées sans séquelles " au 30 juin 2021, ainsi que sur l'avis du conseil médical départemental du 30 mai 2023, défavorable à la qualification de rechute au motif de l'absence de lien direct et certain entre les maladies professionnelles initiales, consolidées sans séquelles le 30 juin 2021, et les nouvelles douleurs apparues en juillet 2022.
6. Il ressort toutefois des pièces du dossier, notamment de l'expertise médicale du
1er août 2023 réalisée par le médecin de recours, ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris, produite par Mme B, que les douleurs ressenties à l'épaule gauche par la requérante depuis sa chute du 21 novembre 2018 n'ont jamais cessé et qu'elle a continué à présenter une limitation douloureuse de la mobilité de son membre supérieur gauche, bien que son état de santé ait été déclaré consolidé le 30 juin 2021. Il n'est en outre pas contesté que la demande d'adaptation de poste formulée par Mme B est restée sans effet, si bien que celle-ci a repris ses fonctions d'auxiliaire de puériculture, en janvier 2021, sans bénéficier d'aucun aménagement, notamment celui consistant à ne pas porter de charges supérieures à 5 kg recommandé dans le certificat médical du 5 décembre 2020 produit au dossier. En outre, les douleurs invoquées par la requérante à compter du 1er juillet 2020 concernent le même siège que les lésions résultant de l'accident de service du 21 novembre 2018, à savoir l'épaule gauche, et il ressort des pièces du dossier que l'IRM réalisée par l'intéressée le 23 mars 2022, dont les résultats ont conduit à ce qu'elle subisse en urgence une intervention chirurgicale de réparation de la coiffe des rotateurs de l'épaule gauche le 5 juillet 2022, révèle une aggravation de l'état du tendon supra-épineux, lequel apparaissait déjà fissuré lors de l'IMR du 7 janvier 2019 réalisée à la suite de l'accident de service du 21 novembre 2018. Enfin, l'expertise médicale précitée du 1er aout 2023, ainsi que la contre-expertise médicale réalisée le 11 janvier 2024 à la demande du GHI Le Raincy-Montfermeil, par un médecin rhumatologue, ancien interne des hôpitaux de la région de Paris, diplômé d'expertise médicale, concluent toutes deux à l'imputabilité de la rechute du 1er juillet 2022 à la maladie professionnelle résultant de l'accident de service du 21 novembre 2018. Par suite, la requérante est fondée à soutenir que la décision en litige du 23 juin 2023 portant refus de reconnaissance de l'imputabilité de son état de santé à compter du 1er juillet 2022 est entachée d'une erreur d'appréciation et à en demander l'annulation pour ce motif.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision " révélée par le courriel du 19 janvier 2023 " :
7. Par un courriel du 18 janvier 2023, Mme B a demandé au service gestionnaire des absentéismes du groupement hospitalier de territoire Grand Paris Nord-Est de lui indiquer le taux d'incapacité permanente partielle (IPP) retenu par l'administration au titre de ses maladies professionnelles. Par un courriel du 19 janvier 2023, le service gestionnaire s'est borné à lui communiquer le procès-verbal du conseil médical siégeant en commission de réforme du 7 septembre 2021 indiquant un taux d'IPP de 0%. Mme B demande l'annulation de la décision révélée, selon elle, par ce courriel, par laquelle la directrice du GHI Le Raincy-Monfermeil aurait fixé son taux d'IPP à 0 %. Toutefois, la seule transmission du procès-verbal de la commission de réforme n'est pas de nature à révéler une décision de l'administration, tandis que le GHI Le Raincy-Montfermeil soutient sans être contredit par les pièces du dossier qu'il n'a édicté aucune décision portant fixation du taux d'IPP de l'intéressée, dont l'état séquellaire n'est pas encore consolidé. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation de Mme B sont dirigées contre une décision inexistante. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense par le GHI Le Raincy-Montfermeil doit être accueillie.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
8. Eu égard au motif d'annulation de la décision du 23 juin 2023 retenu au point 6, l'exécution du présent jugement implique nécessairement que le GHI Le Raincy-Montfermeil prenne une décision reconnaissant l'imputabilité de la rechute de la requérante du 1er juillet 2022 à la maladie professionnelle résultant de l'accident de service du 21 novembre 2018 et qu'elle en tire les conséquences qui s'y attachent, notamment en assurant la prise en charge de ses arrêts maladie à plein traitement à compter du 1er juillet 2022, jusqu'à la reprise de son service ou sa mise à la retraite, et la prise en charge de l'intégralité de ses honoraires et frais médicaux engendrés par la maladie professionnelle depuis le 1er juillet 2022. Il y a lieu, dès lors, d'enjoindre au GHI Le Raincy-Montfermeil de prendre les décisions requises en ce sens dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, à ce stade, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais de l'instance :
9. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du GHI Le Raincy-Montfermeil une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme B dans l'instance n° 2309863, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge du GHI Le Raincy-Montfermeil, qui n'est pas la partie perdante dans l'instance n° 2314313, la somme demandée par Mme B au titre des frais exposés dans cette instance.
10. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux demandes du GHI Le Raincy-Montfermeil sur le fondement de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 23 juin 2023 du groupe hospitalier intercommunal Le Raincy-Montfermeil est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au groupe hospitalier intercommunal Le Raincy-Montfermeil de prendre une décision reconnaissant l'imputabilité de la rechute de Mme B du 1er juillet 2022 à la maladie professionnelle résultant de l'accident de service du 21 novembre 2018 et d'en tirer les conséquences qui s'y attachent, notamment en assurant la prise en charge de ses arrêts maladie à plein traitement à compter du 1er juillet 2022, jusqu'à la reprise de son service ou sa mise à la retraite, et la prise en charge de l'intégralité de ses honoraires et frais médicaux engendrés par la maladie professionnelle depuis le 1er juillet 2022, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le groupe hospitalier intercommunal Le Raincy-Montfermeil versera à Mme B la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2309863 et la requête n° 2314313 de Mme B sont rejetés.
Article 5 : Les conclusions présentées par le groupe hospitalier intercommunal Le Raincy-Montfermeil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au groupe hospitalier intercommunal Le Raincy-Montfermeil.
Délibéré après l'audience du 4 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Jimenez, présidente,
Mme Van Maele, première conseillère,
Mme Caro, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2024.
La rapporteure,
S. Van Maele
La présidente,
J. Jimenez La greffière,
P. Demol
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2 et 2314313
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026