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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2309934

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2309934

lundi 8 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2309934
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantTARDIEU GALTIER LAURENT DARMON ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, des pièces complémentaires et des mémoires, enregistrés les 18 août, 22 septembre et 4 octobre 2023, et le 5 avril 2024, la société civile immobilière (SCI) Equinix Real Estate et la société par actions simplifiée (SAS) Equinix France, représentées par Me Walker, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 19 juin 2023 par lequel le maire de Saint-Denis a délivré un permis de construire à la SAS Cémex Bétons Ile-de-France pour l'édification d'une centrale de production de béton et de locaux sociaux sur une parcelle située 64 boulevard Anatole France ;

2°) de mettre à la charge de la SAS Cémex Bétons Ile-de-France une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- le dossier de demande de permis de construire est irrégulier, dès lors qu'il ne comporte pas un document actualisé établi par un bureau d'études certifié dans le domaine des sites et sols pollués, ou équivalent, attestant que les mesures de gestion de la pollution au regard du nouvel usage du terrain projeté ont été prises en compte dans la conception du projet, dans la mesure où le document joint était déjà joint à une précédente demande de permis de construire précaire, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 556-1 du code de l'environnement et de l'article R. 431-16 n) du code de l'urbanisme ;

- le projet méconnaît les dispositions des articles UA 2.2.1, UA 2.3.1 et UA 3.2.3 du règlement du PLUi de Plaine Commune ;

- il méconnaît les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;

- l'arrêté attaqué est entaché de fraude et d'un détournement de procédure.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 janvier 2024, la société Cémex Bétons Ile-de-France, représentée par Me Azeroual, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge des sociétés requérantes une somme de 8 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

La requête a été communiquée à la commune de Saint-Denis, qui n'a pas présenté d'observations en défense.

L'instruction a été clôturée par une ordonnance du 25 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement,

- le code de l'urbanisme,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Hardy, rapporteure,

- les conclusions de M. Löns, rapporteur public,

- les observations de Me Walker, représentant les sociétés requérantes, de Mme B, représentant la commune de Saint-Denis, et de Me Lecordier, représentant la société Cémex Bétons Ile-de-France.

Une note en délibéré, présentée pour la commune de Saint-Denis, a été enregistrée le 27 juin 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 19 juin 2023, le maire de Saint-Denis a délivré un permis de construire à la SAS Cémex Bétons Ile-de-France pour l'édification d'une centrale de production de béton et de locaux sociaux sur une parcelle située 64 boulevard Anatole France. Les sociétés requérantes demandent l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 556-1 du code de l'environnement, dans sa rédaction applicable à l'espèce : " Sans préjudice des articles L. 512-6-1, L. 512-7-6 et L. 512-12-1, sur les terrains ayant accueilli une installation classée mise à l'arrêt définitif et régulièrement réhabilitée pour permettre l'usage défini dans les conditions prévues par ces mêmes articles, lorsqu'un usage différent est ultérieurement envisagé, le maître d'ouvrage à l'initiative du changement d'usage doit définir des mesures de gestion de la pollution des sols et les mettre en œuvre afin d'assurer la compatibilité entre l'état des sols et la protection de la sécurité, de la santé ou de la salubrité publiques, l'agriculture et l'environnement au regard du nouvel usage projeté. / Ces mesures de gestion de la pollution sont définies en tenant compte de l'efficacité des techniques de réhabilitation dans des conditions économiquement acceptables ainsi que du bilan des coûts, des inconvénients et avantages des mesures envisagées. Le maître d'ouvrage à l'initiative du changement d'usage fait attester de cette prise en compte par un bureau d'études certifié dans le domaine des sites et sols pollués, conformément à une norme définie par arrêté du ministre chargé de l'environnement, ou équivalent. Le cas échéant, cette attestation est jointe au dossier de demande de permis de construire ou d'aménager. / Le cas échéant, s'il demeure une pollution résiduelle sur le terrain concerné compatible avec les nouveaux usages, le maître d'ouvrage à l'initiative du changement d'usage en informe le propriétaire et le représentant de l'Etat dans le département. Le représentant de l'Etat dans le département peut créer sur le terrain concerné un secteur d'information sur les sols. / En cas de modification de la consistance du projet initial, le maître d'ouvrage à l'initiative de cette modification complète ou adapte, si nécessaire, les mesures de gestion définies au premier alinéa. / Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat ". Aux termes de l'article L. 556-2 du même code : " () / Pour les projets soumis à permis de construire ou d'aménager, le maître d'ouvrage fournit dans le dossier de demande de permis une attestation garantissant la réalisation de cette étude des sols et de sa prise en compte dans la conception du projet de construction ou de lotissement. Cette attestation doit être établie par un bureau d'études certifié dans le domaine des sites et sols pollués, conformément à une norme définie par arrêté du ministre chargé de l'environnement, ou équivalent. / L'attestation n'est pas requise lors du dépôt de la demande de permis d'aménager par une personne ayant qualité pour bénéficier de l'expropriation pour cause d'utilité publique, dès lors que l'opération de lotissement a donné lieu à la publication d'une déclaration d'utilité publique. / L'attestation n'est pas requise lors du dépôt de la demande de permis de construire, lorsque la construction projetée est située dans le périmètre d'un lotissement autorisé ayant fait l'objet d'une demande comportant une attestation garantissant la réalisation d'une étude des sols et sa prise en compte dans la conception du projet d'aménagement () ".

3. Aux termes de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction alors applicable: " Le dossier joint à la demande de permis de construire comprend en outre, selon les cas : () n) Dans le cas prévu par l'article L. 556-1 du code de l'environnement, un document établi par un bureau d'études certifié dans le domaine des sites et sols pollués, ou équivalent, attestant que les mesures de gestion de la pollution au regard du nouvel usage du terrain projeté ont été prises en compte dans la conception du projet ; / () ".

4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la parcelle terrain d'assiette du projet a précédemment supporté plusieurs installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE), avec changements d'usage, et que les sols comportent des pollutions résiduelles, issues de ces anciennes exploitations. Dès lors, la pétitionnaire devait joindre à sa demande de permis de construire un document établi par un bureau d'études certifié dans le domaine des sites et sols pollués, ou équivalent, attestant que les mesures de gestion de la pollution au regard du nouvel usage du terrain projeté ont été prises en compte dans la conception du projet. Or, il ressort des pièces du dossier de demande de permis de construire que la pétitionnaire a joint une attestation du 13 décembre 2022, établie par le bureau d'études Sémofi, spécialisé dans l'étude de la pollution des sols, et comportant le tampon de la commune de Saint-Denis, daté du 14 décembre 2022. Si les requérantes soutiennent que l'attestation a en réalité été établie dans le cadre du permis de construire précaire rectificatif délivré le 16 décembre 2022 à la pétitionnaire, il n'appartient toutefois pas à l'autorité compétente de vérifier, dans le cadre de l'instruction de la demande de permis, la validité de l'attestation. En tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'attestation du 14 décembre 2022 était en réalité relative à un précédent permis de construire délivré le 16 décembre 2022, dans la mesure où ce dernier n'a pas été délivré sur demande expresse de la pétitionnaire, mais spontanément, par la commune de Saint-Denis, sans aucun dossier de demande de permis de construire, ou qu'elle comporterait des informations erronées s'agissant de la destination du site préalablement à l'implantation de la centrale à béton. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions des articles L. 556-1 du code de l'environnement et R. 431-16 du code de l'urbanisme doivent être écartés.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article UA 2.2.1 du règlement du PLUi de Plaine Commune, alors applicable : " Les constructions sont implantées soit sur les limites séparatives, soit sur l'une de limites séparatives, soit en retrait. / En cas d'implantation en retrait : / Dans le cas où la façade ou partie de façade de la construction ne comporte aucune baie, le retrait est au moins égal au tiers de la hauteur de la façade ou partie de façade de la construction (L = Hf/3), avec un minimum de 3 mètres ".

6. Aux termes de l'article UA 2.3.1 du règlement du PLUi de Plaine Commune, alors applicable : " La distance entre les façades ou parties de façade de deux constructions non contiguës est au moins égale à la moitié de la hauteur totale de la construction la plus haute, existante ou nouvelle (L = Ht/2), avec un minimum de 4 mètres. / Toutefois : o lorsqu'une la hauteur totale d'une construction existante implantée sur le même terrain excède 23 mètres, la distance entre les façades ou parties de façade de deux constructions est au moins égale à la moitié de la hauteur de la façade de la construction existante la plus haute (L = Hf/2), avec un minimum de 6 mètres ; o lorsque l'une des constructions, existante ou nouvelle, est à destination de bureau, logement hôtel ou autres hébergements touristiques , la distance entre les façades ou parties de façade de deux constructions est au moins égale à la moitié de la hauteur de la façade de la construction la plus haute (L = Hf/2) avec un minimum de 8 mètres. La distance entre une construction et une annexe n'est pas réglementée ".

7. Le lexique des définitions du règlement du PLUi de Plaine Commune alors applicable définit la construction comme " () un ouvrage fixe, comportant ou non des fondations et générant un espace utilisable par une personne en sous-sol ou en surface ".

8. D'une part, il ressort des pièces du dossier que le projet prévoit l'implantation, sur la parcelle terrain d'assiette du projet, et à une distance de retrait de 1,35 mètre vis-à-vis de la limite séparative nord, de quatre silos d'une hauteur de 15 mètres, qui, s'ils sont dotés d'échelles d'accès aux sommets équipés de garde-corps, ne peuvent être regardés comme des constructions au sens des dispositions du règlement du PLUi, de sorte que les dispositions de l'article UA 2.3.1 du règlement du PLUi ne leur sont pas applicables. En revanche, le local de stockage des adjuvants, qui est une construction au sens des dispositions du règlement du PLUi, est, quant à lui, d'une hauteur de 2,96 mètres au faîtage, et est implanté sans méconnaître les mêmes dispositions à une distance de 5,49 mètres vis-à-vis de la limite séparative nord. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UA 2.2.1 du règlement du PLUi de Plaine Commune doit être écarté.

9. D'autre part, si les requérantes soutiennent que les distances de retrait entre les silos et le local de stockage des adjuvants, entre la trémie et le malaxeur et entre le local de stockage des adjuvants et le malaxeur ne sont pas respectées, les silos, la trémie et le malaxeur ne sont pas des constructions au sens des dispositions du règlement du PLUi. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article UA 2.3.1 du règlement du PLUi de Plaine Commune doit être écarté en toutes ses branches.

10. En troisième lieu, aux termes de l'article UA 3.2.2 de la partie 1 du règlement du PLUi de Plaine Commune portant définitions et dispositions générales applicables à toutes les zones, alors applicable : " Les unités de plantation permettent de définir une densité de plantation à réaliser sur les espaces végétalisés. Le nombre total d'unités de plantation requis est fixé par le règlement de zone (Partie 2 du règlement). Ce nombre est exprimé au prorata de la surface des espaces végétalisés requise par le règlement de zone. En fin de calcul, l'arrondi s'effectue au nombre entier inférieur lorsque la décimale est inférieure à 0,50, et à l'entier supérieur lorsque la décimale est égale ou supérieure à 0,50. Pour le calcul de la densité de plantation des espaces végétalisés, un nombre d'unités de plantation est appliqué à chaque type de plant. Ce nombre est défini comme suit : / Type de plantation / 1 arbre de grand développement ) 15 m / A d'unités de plantation : 8 / 1 arbre de moyen développement de 7 à 15 m / A d'unités de plantation : 4 / 1 arbre de petit développement de 3 à 7 m / A d'unités de plantation : 2 / 1 buisson de 1 à 3 m / A d'unités de plantation : 1 () ". Aux termes de l'article 3.2.1 de la partie 2 du règlement du PLUi de Plaine Commune relative à la zone UA, alors applicable : " Les coefficients d'espaces libres, végétalisés et de pleine terre / Les coefficients d'espaces libres, végétalisés et de peine terre, définis par les tableaux ci-dessous, sont des pourcentages minimum, dépendant de la surface du terrain. Ils sont applicables à la totalité de la surface du terrain. / Surface du terrain / Supérieure à 5 000 m² et inférieure ou égale à 10 000 m² / C minimum d'espace végétalisé / 20 % () ". Aux termes de l'article 3.2.3 de la partie 2 du règlement du PLUi de Plaine Commune relative à la zone UA, alors applicable : " Le coefficient de densité végétale (unité de plantation) / Le coefficient de densité végétale défini au paragraphe 3.2.2 de la Partie 1 du règlement est applicable. Pour les terrains dont la surface n'excède pas 10 000 m², 10 unités de plantation minimum sont réalisées pour 100 m² de surface d'espace végétalisé, dont au moins 1 arbre de grand développement () ".

11. En l'espèce, la parcelle terrain d'assiette du projet, située en zone UA, est d'une superficie de 5 257 m². Il s'ensuit que si le projet doit intégrer au moins 100 unités de plantation, il ressort de la notice architecturale et des plans de masse qu'il en comporte au moins 116. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions citées au point 10 doit être écarté comme manquant en fait.

12. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".

13. En se bornant à soutenir que la centrale à béton est susceptible de dégager des poussières, comme en témoigne un incident qui s'est produit le 30 mars 2023, et que ces poussières sont de nature à endommager les installations électriques du data centre qu'elles exploitent, les sociétés requérantes n'apportent aucun élément de nature à caractériser l'existence d'une atteinte à la salubrité ou à la sécurité publiques, notions qui ne couvrent pas les dommages causés à des machines, à moins que ces dommages n'engendrent à leur tour des risques pour la population, ce qui n'est pas soutenu, ni même allégué. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme doit être écarté.

14. En cinquième et dernier lieu, les requérantes soutiennent qu'un permis de construire précaire a précédemment été délivré " frauduleusement " à la pétitionnaire, alors que la centrale à béton avait vocation à être pérennisée par le permis de construire en litige, et que le projet aurait dû faire d'emblée l'objet d'un permis de construire de droit commun. Toutefois, la fraude entachant un permis de construire délivré antérieurement, à la supposer établie, n'est pas, à elle-seule susceptible d'entacher de fraude le permis de construire attaqué, et il n'est ni établi, ni même allégué que la procédure de droit commun, qui a permis l'édiction de l'arrêté contesté, n'était pas celle qui devait être suivie par la commune. Par suite, les moyens tirés de la fraude et du détournement de procédure doivent être écartés.

15. Il résulte de tout ce qui précède que les sociétés requérantes ne sont pas fondées à demander l'annulation de l'arrêté du 19 juin 2023 par lequel le maire de Saint-Denis a délivré un permis de construire à la SAS Cémex Bétons Ile-de-France pour l'édification d'une centrale de production de béton et de locaux sociaux sur une parcelle située 64 boulevard Anatole France. Dès lors, leurs conclusions à fin d'annulation, ainsi que, par voie de conséquence, celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge des sociétés requérantes, parties perdantes, une somme de 1 500 euros à verser à la SAS Cémex Bétons Ile-de-France en application de ces mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la SCI Equinix Real Estate et de la SAS Equinix France est rejetée.

Article 2 : La SCI Equinix Real Estate et la SAS Equinix France verseront à la SAS Cémex Bétons Ile-de-France une somme de 1 500 (mille cinq-cents) euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière Equinix Real Estate, à la société par actions simplifiées Equinix France, à la société par actions simplifiées Cemex Bétons Ile-de-France et à la commune de Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 17 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Myara, président,

M. Laforêt, premier conseiller,

Mme Hardy, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juillet 2024.

La rapporteure,

M. Hardy

Le président,

A. Myara

Le greffier,

L. Dionisi

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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