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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2310646

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2310646

mercredi 11 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2310646
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSEMAK

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 10 et 25 septembre 2023, M. B A, représenté par Me Semak, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 8 août 2023 du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination de son renvoi ;

2°) d'enjoindre à tout autorité administrative compétente de de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention " vie privée et familiale " ou à défaut " salarié " dans un délai de quinze jours et sous astreinte de 150 euros par jour de retard, subsidiairement, de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de le munir dans l'attente d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Montreuil a donné délégation à M. Baffray, vice-président, pour prendre les ordonnances prévues à l'article R. 351-3 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 351-3 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente. () ".

2. Aux termes de l'article R. 776-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable aux décision en litige : " Lorsque l'étranger est placé en rétention ou assigné à résidence après avoir introduit un recours contre la décision portant obligation de quitter le territoire (), la procédure se poursuit selon les règles prévues par la présente section. () / Lorsque le requérant est placé en rétention ou assigné à résidence en dehors du ressort du tribunal administratif qu'il a saisi en application des dispositions de la section 2, le dossier est transmis au tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le lieu de rétention ou d'assignation à résidence. Toutefois, le tribunal initialement saisi demeure compétent pour connaître des conclusions dirigées contre la décision relative au séjour ". Enfin, aux termes de l'article R. 221-6 du même code : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : / () Melun : Seine-et-Marne (). "

3. Il ressort des pièces du dossier que M. A est depuis le 4 septembre 2024 placé en rétention au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot n° 2, dans le département de la Seine-et-Marne et le ressort du tribunal administratif de Melun. Par suite, il y a lieu de transmettre le dossier requête de M. A à cette juridiction, en tant qu'elle porte sur l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de renvoi d'office.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est transmise au tribunal administratif de Melun, en tant qu'elle porte sur l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de renvoi d'office.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Semak, au préfet de la Seine-Saint-Denis et à la présidente du tribunal administratif de Melun.

Fait à Montreuil, le 11 septembre 2024.

Le président de la 5e chambre,

J.-F. Baffray

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