jeudi 2 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2311110 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Avocat requérant | GUILLOU |
Vu la procédure suivante :
Par jugement n° 2105396 du 23 novembre 2021, le tribunal a notamment enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de procéder au réexamen de la demande de titre de séjour par M. B A dans un délai de trois mois à compter de sa notification.
Par une requête enregistrée le 24 novembre 2021, M. A, représenté par Me Guillou, demande au tribunal d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d'exécuter le jugement du 23 novembre 2021.
Par une ordonnance en date du 8 août 2023, le président du tribunal a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement n° 2012647 du 7 octobre 2021.
Par un mémoire enregistré le 7 septembre 2023, M. A persiste dans ses conclusions en faisant valoir que l'administration n'a pas réexaminé sa demande de titre de séjour dans le délai de trois mois prévu par le jugement n° 2105396 du 23 novembre 2021.
Par un mémoire enregistré le 9 octobre 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au non-lieu à statuer, dès lors qu'il a, d'une part, délivré une autorisation provisoire de séjour à M. A, d'autre part, accordé le versement d'une somme au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 16 octobre 2023, M. A persiste dans ses conclusions en faisant valoir que l'administration n'a pas exécuté le jugement n° 2302793 du 6 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu à statuer sur une requête () ".
2. Par jugement n° 2105396 du 23 novembre 2021, le tribunal a, d'une part, annulé l'arrêté du 23 mars 2021 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, l'avait obligé à quitter le territoire français sans délai, avait fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui avait interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de deux ans, d'autre part, à l'article 2 du jugement, enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de procéder au réexamen de la demande de titre de séjour par M. A dans un délai de trois mois à compter de sa notification.
3. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de Seine-Saint-Denis a décidé, le 23 mars 2023, de rejeter la demande de titre de séjour de M. A après avoir procédé à son réexamen.
4. Dès lors, les conclusions de ce dernier tendant à l'application du jugement n° 2105396 du 23 novembre 2021 du tribunal administratif de Montreuil sont devenues sans objet, de sorte qu'il n'y a plus lieu d'y statuer, sans qu'ait d'incidence la circonstance qu'il n'aurait par ailleurs pas exécuté le jugement ultérieur n° 2307293 du 6 juin 2023.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'exécution présentée par M. A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 2 novembre 2023.
Le président de la 10e chambre,
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2311110
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026