mercredi 22 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2311117 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | SEMAK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 20 septembre 2023 et
28 décembre 2023, M. B A, représenté par Me Semak, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 16 août 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et a procédé à son signalement dans le système d'information Schengen pour la durée de l'interdiction ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de cent cinquante euros par jour de retard ; à défaut de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de cent euros par jour de retard et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros hors taxe soit 2 400 euros toutes taxes comprises au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que :
- les décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de renvoi et portant interdiction de retour sur le territoire français sont insuffisamment motivées et sont entachées d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- les décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi méconnaissent les articles L. 432-13, R. 432-7 et R. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elles méconnaissent les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elles méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- les décisions portant refus de titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français méconnaissent les articles L. 425-9 et L. 611-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elles méconnaissent l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant refus de délai de départ volontaire est illégale par voie d'exception ;
- elle méconnait les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale par voie d'exception ;
- elle méconnait les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 décembre 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lamlih, rapporteure,
- et les observations de Me Rodet substituant Me Semak, représentant M. A.
Le préfet de la Seine-Saint-Denis n'était pas présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant togolais né le 21 novembre 1981, entré en France le
7 septembre 2011, demande l'annulation de l'arrêté en date du 16 août 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué, en tant qu'il refuse un titre de séjour, fait obligation de quitter le territoire, refuse un délai de départ volontaire, fixe le pays de destination et fait interdiction de retour sur le territoire français, vise notamment les articles L. 425-9, L. 423-23,
L. 611-1, L. 612-2, L. 721-3, L. 721-4 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il mentionne également différents éléments de la situation personnelle et familiale du requérant notamment qu'il est arrivé en France le 7 septembre 2011 muni d'un visa de long séjour valant titre de séjour portant la mention " étudiant " renouvelé jusqu'au 15 octobre 2016, qu'il s'est maintenu irrégulièrement en France depuis lors, qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et qu'il est célibataire et sans charge de famille. Il contient ainsi l'exposé des considérations de droit et de fait sur lesquelles s'est fondé le préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'avait pas à faire état de l'ensemble de la situation du requérant. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. A au regard de son droit au séjour avant de prendre les décisions attaquées. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen de la situation personnelle du requérant doivent être écartés.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an..". Aux termes de l'article L. 611-3 du même code applicable à la date de l'arrêté attaqué : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ".
4. En l'espèce, M. A soutient souffrir d'incontinence fécale consécutive à des crises hémorroïdaires ayant nécessité des interventions chirurgicales en 2013 et en 2017, de dépression réactionnelle, d'hypertension artérielle et d'apnée du sommeil. Pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. A à raison de son état de santé, le préfet de la Seine-Saint-Denis s'est fondé sur l'avis du 30 décembre 2021 du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, qui a estimé que si l'état de santé du requérant nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé de son pays d'origine, y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Pour contester cet avis, M. A se prévaut d'un extrait du rapport annuel de performance du ministère de la santé togolais de juin 2019 portant sur l'accès de la population au Togo à la protection sociale et à l'accès au soin. Le certificat médical du 19 septembre 2023, établi, postérieurement à l'arrêté attaqué, par un pneumologue de l'hôpital privé du Vert Galant, dont le requérant se prévaut, se borne à préciser sans plus de précision que l'appareillage respiratoire nocturne dont l'intéressé a besoin pour traiter l'apnée du sommeil est fourni par un fournisseur français " dont la disponibilité dans le pays d'origine est susceptible de faire défaut " et n'est donc pas non plus de nature à remettre en cause l'avis du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration. Dans ces conditions en refusant de délivrer un titre de séjour à M. A, le préfet de la Seine-Saint-Denis a fait une exacte application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il n'a pas, pour les mêmes motifs, méconnu les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile citées au point précédent en obligeant l'intéressé à quitter le territoire français. Pour les mêmes motifs, les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ne sont pas entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat ". Aux termes de l'article R. 432-14 du même code : " Devant la commission du titre de séjour, l'étranger fait valoir les motifs qu'il invoque à l'appui de sa demande d'octroi ou de renouvellement d'un titre de séjour. Un procès-verbal enregistrant ses explications est transmis au préfet avec l'avis motivé de la commission. L'avis de la commission est également communiqué à l'intéressé. ".
6. D'une part, il ressort des pièces du dossier et en particulier de l'avis de la commission du titre de séjour du 20 juin 2023 produit en défense par le préfet de la Seine-Saint-Denis que le requérant a été convoqué devant cette commission assisté de son conseil et il est constant que cet avis a été communiqué au requérant à l'occasion de la notification de l'arrêté attaqué. Aucune disposition législative ou réglementaire ne fait obligation au préfet de transmettre l'avis de la commission du titre de séjour préalablement à l'édiction de l'arrêté attaqué. Dans ces conditions, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Seine-Saint-Denis a entaché l'arrêté attaqué d'un vice de procédure en méconnaissance des articles L. 435-1 et R. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce qu'ayant reçu l'avis de la commission du titre de séjour en même temps que l'arrêté attaqué, il n'a pas été en mesure de pouvoir communiquer des observations afin de défendre sa demande de titre de séjour.
7. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. A, qui se prévaut d'une présence sur le territoire depuis 2011, est entré en France le 7 septembre 2011 muni d'un visa de long séjour valant titre de séjour portant la mention " étudiant " renouvelé jusqu'au 15 octobre 2016 et qu'il n'avait en conséquence pas vocation à rester sur le territoire. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressé s'est, depuis lors, maintenu irrégulièrement en dépit d'une mesure d'éloignement notifiée par un arrêté préfectoral du 4 juin 2020, qu'il est célibataire et sans charge de famille. Si M. A se prévaut de la présence de cinq membres de sa famille en situation régulière ou de nationalité française, il n'établit pas la nécessité de rester auprès d'eux alors qu'il ressort des pièces du dossier que l'intéressé n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de trente ans et où vivent son père et deux membres de sa fratrie. M. A soutient également qu'il justifie d'une intégration sociale dès lors qu'il a effectué en France l'intégralité de ses études supérieures, qu'il a obtenu un master 2, qu'il a travaillé durant ses études ponctuellement et qu'il s'est engagé bénévolement dans des associations en faveur des personnes favorisées. Toutefois, ces circonstances ne sont pas de nature à constituer un motif exceptionnel au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, ainsi qu'il a été dit au point 4, le requérant n'établit pas l'impossibilité pour lui de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine, il ne peut donc soutenir que sa situation, eu égard à son état de santé, répond à des considérations humanitaires. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, le requérant n'est pas fondé à soutenir que les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ont porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris et n'ont, par suite, méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni, en tout état de cause, les dispositions de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En cinquième lieu, le requérant ne peut utilement soutenir que les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, qui n'ont pas pour effet de fixer le pays à destination duquel il sera éloigné, méconnaissent les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
10. En sixième lieu, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, le requérant ne peut se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision, pour demander l'annulation des décisions lui refusant un délai de départ volontaire et lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
11. En septième lieu, aux termes de l'article L.612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants :1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L.612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () / ; 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; () ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / (). "/
12. Il ressort des pièces du dossier que M. A, ainsi qu'il a été dit au point 7, s'est maintenu sur le territoire en dépit de l'expiration de son précédent titre de séjour et d'une mesure d'éloignement édictée à son encontre par un arrêté préfectoral du 4 juin 2020. Le requérant se trouve en conséquence dans le cas où, en application des dispositions des articles L.612-2 et L.612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet peut obliger un étranger à quitter le territoire français sans délai. Dans ces conditions, et en l'absence de circonstances particulières y faisant obstacle, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'accorder un délai de départ volontaire à M. A.
13. En huitième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, la décision refusant un délai de départ volontaire n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
14. En neuvième lieu, aux termes de l'article L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
15. Eu égard à la situation personnelle du requérant, telle qu'exposée au point 7, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ne méconnait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'est pas non plus entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
17. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 16 août 2023 attaqué. Par suite, sa requête doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. M. B A et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 7 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Gauchard, président,
M. Guiral, premier conseiller,
Mme Lamlih, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 mai 2024.
La rapporteure,
D. Lamlih
Le président,
L. Gauchard
La greffière,
S. Jarrin
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N° 2311117
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026