jeudi 25 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2311334 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | CHARLES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 septembre 2023, M. A B, représenté par Me Charles, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 juin 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle ou temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", dans un délai d'un mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser à son conseil, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut de motivation et d'examen particulier de sa situation ;
- cet arrêté est entaché d'un vice de procédure tiré des conditions d'utilisation du fichier de traitement des antécédents judiciaires (fichier TAJ) ;
- la menace à l'ordre public n'étant pas caractérisée, cette qualification est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- les décisions de refus de titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales sont entachées d'une erreur d'appréciation ;
- l'intérêt supérieur de son enfant et, par suite, les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, ont été méconnus ;
- les stipulations des articles 5, 6-1, 6-4 et 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ainsi que de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ont été méconnus.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 mars 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 août 2023.
Par une ordonnance du 4 mars 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 22 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Jimenez a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant tunisien né le 18 juillet 1981 à Annaba, a déposé le 16 juin 2021 une demande de renouvellement de son titre de séjour pluriannuel portant la mention " vie privée et familiale ". Par un arrêté du 13 juin 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, et a fixé le pays de destination. M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les pièces devant être écartées des débats :
2. Aux termes de l'article R. 412-2 du code de justice administrative : " Lorsque les parties joignent des pièces à l'appui de leurs requêtes et mémoires, elles en établissent simultanément un inventaire détaillé (). / L'inventaire détaillé présente, de manière exhaustive, les pièces par un intitulé comprenant, pour chacune d'elles, un numéro dans un ordre continu et croissant ainsi qu'un libellé suffisamment explicite ". Aux termes de l'article R. 414-5 du même code : " Par dérogation aux dispositions des articles R. 411-3, R. 411-4, R. 412-1, R. 412-2 et R. 611-1-1, le requérant est dispensé de produire des copies de sa requête, de ses mémoires complémentaires et des pièces qui y sont jointes. Il est également dispensé de transmettre l'inventaire détaillé des pièces lorsqu'il utilise le téléservice mentionné à l'article R. 414-2 ou recourt à la génération automatique de l'inventaire permise par l'application mentionnée à l'article R. 414-1. / Le requérant transmet chaque pièce par un fichier distinct, à peine d'irrecevabilité de sa requête. / () / lorsque le requérant entend transmettre un nombre important de pièces jointes constituant une série homogène eu égard à l'objet du litige, il peut les regrouper dans un ou plusieurs fichiers, à la condition que le référencement de ces fichiers ainsi que l'ordre de présentation, au sein de chacun d'eux, des pièces qu'ils regroupent soient conformes à l'énumération, figurant à l'inventaire, de toutes les pièces jointes à la requête. Le requérant ne peut alors bénéficier de la dispense de transmission de l'inventaire détaillé prévue au premier alinéa. Ces obligations sont prescrites au requérant sous peine de voir les pièces écartées des débats après invitation à régulariser non suivie d'effet () ".
3. Il résulte des dispositions précitées, qui organisent la transmission par voie électronique des pièces jointes à la requête, que lorsque des pièces constituant une série homogène sont regroupées dans un même fichier, elles doivent être accompagnées d'un inventaire détaillé.
4. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a communiqué au tribunal, en annexe de sa requête enregistrée le 25 septembre 2023, des pièces justificatives de sa présence en France regroupées dans des fichiers distincts pour chacune des années 2013 à 2023, sous couvert d'un bordereau comportant la seule mention des intitulés de ces fichiers, numérotés de 7 à 17. Le requérant n'a pas produit d'inventaire détaillé des pièces contenues dans chacun de ces fichiers malgré l'invitation à régulariser qui lui a été adressée par le greffe du tribunal le 30 janvier 2024. Par suite, et en application des dispositions précitées au point 2, les pièces portant les numéros 7 à 17 doivent être écartées des débats.
Sur les moyens d'annulation :
5. En premier lieu, le requérant, qui est de nationalité tunisienne, et non de nationalité algérienne, ne peut se prévaloir utilement des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de cet accord sont inopérants et sont écartés.
6. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué, qui vise notamment l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui constitue le fondement de la demande de de titre de séjour, expose avec une précision suffisante, sans présenter de caractère stéréotypé, les éléments relatifs à la situation du requérant pris en compte par le préfet de la Seine-Saint-Denis pour refuser de renouveler le titre de séjour sollicité. Par suite, le refus de titre de séjour attaqué, qui comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement est suffisamment motivé. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'aurait pas examiné sérieusement la situation particulière du requérant. Dès lors, les moyens tirés du défaut de motivation et d'examen particulier dont serait entaché l'arrêté attaqué doivent être écartés.
7. En troisième lieu, M. B soutient, d'une part, que pour porter des appréciations sur son comportement, le préfet de la Seine-Saint-Denis a consulté le fichier TAJ, les informations décrites dans l'arrêté ne pouvant être en possession du préfet et, d'autre part, que ces consultations ont été opérées sans la saisine préalable des services compétents de la police nationale ou de la gendarmerie nationale pour complément d'information, ou le procureur de la République, en méconnaissance des dispositions du 5°) du I de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale. Toutefois, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que l'autorité préfectorale aurait procédé à la consultation du traitement visé à l'article R. 40-29 du code de procédure pénale, lequel n'est d'ailleurs pas mentionné dans l'arrêté litigieux, ou qu'il aurait uniquement consulté ce traitement, pour réunir les renseignements sur les antécédents judiciaires du requérant.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ". Lorsque l'administration oppose à un ressortissant étranger un motif lié à la menace à l'ordre public pour refuser de faire droit à sa demande de titre de séjour, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les faits qu'elle invoque à cet égard sont de nature à justifier légalement sa décision. La menace pour l'ordre public s'apprécie au regard de l'ensemble des éléments de fait et de droit caractérisant le comportement personnel de l'étranger en cause. Il n'est donc ni nécessaire, ni suffisant que le demandeur ait fait l'objet de condamnations pénales. L'existence de celles-ci constitue cependant un élément d'appréciation au même titre que d'autres éléments tels que la nature, l'ancienneté ou la gravité des faits reprochés à la personne ou encore son comportement habituel.
9. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet, pour considérer que la présence en France de M. B présentait une menace pour l'ordre public, a relevé que l'intéressé a fait l'objet de quinze condamnations différentes entre 2005 et 2019 conduisant à un total de six ans et sept mois d'emprisonnement, notamment pour acquisition, offre ou cession, détention, usage illicite de stupéfiants, pour fourniture d'identité imaginaire pouvant provoquer des mentions erronées au casier judiciaire, pour violences aggravées par deux circonstances suivies d'incapacité n'excédant pas huit jours, pour vol aggravé par deux circonstances, recel de bien provenant d'un vol, pour rébellion et violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique sans incapacité et enfin pour conduite d'un véhicule sans permis et en ayant fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants. Le préfet a également relevé que M. B était connu des services de police pour de nombreux faits, et notamment pour vol, vol à la roulotte entre 2014 et 2019, pour violence suivie d'incapacité par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité en 2017 et pour usage illicite de stupéfiants le 14 septembre 2022, alors même que le requérant avait déposé sa demande de renouvellement de titre et était dans l'attente de celui-ci. En se bornant à soutenir que les faits pris en compte par le préfet sont anciens ou ne sont que des informations figurant au fichier de traitement d'antécédents judiciaires et que le tribunal correctionnel n'a pas ajouté une peine complémentaire d'interdiction du territoire français ni procédé à une mesure d'expulsion, le requérant n'en conteste pas sérieusement la matérialité. Dans ces conditions, eu égard à la nature, la diversité, la gravité et à la réitération, y compris au cours d'une période récente, de tels faits, le préfet a pu, sans entacher sa décision d'erreur de droit et d'appréciation, considérer que la présence en France de M. B constituait une menace pour l'ordre public.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant du 26 janvier 1990, publiée par décret du 8 octobre 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces dernières stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
11. M. B soutient que la décision contestée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, dès lors qu'il réside depuis 2001 en France, où il est intégré professionnellement, qu'il justifie depuis 2005 d'une communauté de vie avec une ressortissante algérienne en situation régulière en France et que tous deux sont les parents d'une fille mineure de nationalité française qui est scolarisée. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. B est domicilié depuis 2019 au 10 rue du pont Yblon, 93440 Dugny, alors que la mère de l'enfant déclare une adresse au 8 allée des cyclamens Appt 170, 93150 Le Blanc Mesnil. Dans ces conditions, le requérant, qui se borne à déclarer qu'il vit avec sa concubine et son enfant, et subvient aux besoins matériels, moraux et éducatifs de cette dernière, ne démontre pas partager une communauté de vie avec sa fille et la mère de l'enfant, ni ne produit d'éléments établissant qu'il entretiendrait une relation intense avec elles et contribuerait effectivement à l'entretien et l'éducation de sa fille. En outre, s'il n'est pas contesté que M. B a enregistré une autoentreprise de coursier à vélo le 25 avril 2019, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que cette entreprise serait viable, l'intéressé se bornant à produire une déclaration de chiffre d'affaires faisant état d'un résultat nul pour le troisième trimestre de l'année 2020, de sorte que M. B ne justifie pas d'une une insertion professionnelle significative. Dans ces conditions et compte tenu de ce qui est dit au point 9, alors qu'au demeurant la commission du titre de séjour a émis le 21 mars 2023 un avis défavorable sur la situation du requérant au regard des condamnations répétées dont ce dernier avait fait l'objet, le préfet, en refusant de renouveler le titre de séjour du requérant et en obligeant ce dernier à quitter le territoire français, n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels ces décisions ont été prises ni méconnu l'intérêt supérieur de son enfant. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation commise par le préfet doit être également écarté.
12. En dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, relatives à la délivrance d'un titre de séjour, ne peut qu'être écarté comme inopérants à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français en litige.
13. Il résulte de tout ce qui précède que doivent être rejetées les conclusions à fin d'annulation et, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ainsi que celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 4 avril 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Jimenez, présidente,
Mme Courneil, première conseillère,
Mme Nour, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 avril 2024.
La présidente-rapporteure,
J. Jimenez
La première assesseure,
L. CourneilLe greffier,
C. Chauvey
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026