vendredi 18 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2312108 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | ANGLIVIEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 octobre 2023, M. D C, représenté par Me Angliviel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 septembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de renouveler son titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office à l'expiration de ce délai ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans les mêmes conditions de délais et d'astreinte et de lui délivrer, dans l'attente de ce réexamen, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision fixant le délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, en ce que le préfet s'est cru en situation de compétence liée.
La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une décision du 24 octobre 2023, le bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Bobigny a accordé l'aide juridictionnelle totale à M. C.
La clôture de l'instruction a été fixée au 13 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales signée le 4 novembre 1950 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Van Maele ;
- et les observations de Me Angliviel, représentant le requérant.
Le préfet de la Seine-Saint-Denis n'était ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant marocain né le 20 septembre 1987, a sollicité, le
2 février 2023, le renouvellement de son titre de séjour pour motif de santé sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 5 septembre 2023, dont il demande l'annulation, le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, en fixant le pays de destination.
Sur la décision de refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, par un arrêté n° 2023-2213 du 23 août 2023, publié au bulletin d'informations administratives de la préfecture de la Seine-Saint-Denis le même jour, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation de signature à M. B A, adjoint au chef du bureau de l'accueil et de l'admission au séjour de la préfecture, à l'effet de signer notamment les décisions portant refus de séjour. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté que celui-ci vise les textes dont il a été fait application, en particulier l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur le fondement duquel M. C a sollicité le renouvellement de son titre de séjour, et mentionne les éléments liés à son état de santé ainsi qu'à sa situation privée et familiale, en considération desquels le préfet a estimé qu'il ne remplissait pas les conditions pour obtenir le renouvellement de son titre de séjour. En outre, le préfet n'était pas tenu d'exposer l'ensemble des éléments relatifs à sa situation, et la circonstance que la décision ne mentionne pas, notamment, la présence régulière de son père et de trois de ses frères, dont il n'allègue au demeurant pas s'être prévalue devant le préfet, n'est pas de nature à caractériser une insuffisance de motivation. La décision de refus de titre de séjour comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et respecte ainsi les exigences de motivation de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le moyen tiré d'une insuffisance de motivation de la décision de refus de titre de séjour doit donc être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / () ".
5. Il ressort des pièces du dossier que le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a estimé dans son avis du 27 avril 2023 que si l'état de santé de M. C nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, l'intéressé peut toutefois, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, y bénéficier effectivement d'un traitement approprié.
6. D'une part, il ressort des pièces du dossier que pour refuser à M. C la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade, le préfet de la Seine-Saint-Denis s'est en particulier fondé sur l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration mentionné au point précédent, et a estimé, notamment, qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il peut y bénéficier d'un traitement approprié, en ajoutant que l'intéressé n'a pas allégué de circonstances exceptionnelles empêchant son accès aux soins au Maroc et que son état de santé lui permet de voyager sans risque à destination de son pays d'origine. Dès lors, l'autorité administrative a procédé à l'examen prévu par les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
7. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. C souffre d'une tumeur intra-médullaire cervicale ayant nécessité une exérèse partielle au mois d'octobre 2018, suivie d'une radiothérapie, et qu'il bénéficie, à la date de la décision attaquée, d'une surveillance médicale régulière par les services de neurochirurgie et d'oncologie, notamment par IRM, et de la prise d'anti-douleur, d'antispasmodique, d'antiépileptique et d'anxiolytiques. Toutefois, et alors que ni la gravité de l'état de santé de M. C ni la nécessité pour l'intéressé de bénéficier d'une prise en charge médicale ne sont contestées par le préfet, le requérant n'apporte pas d'éléments suffisamment probants, par la production de certificats et comptes-rendus médicaux évoquant la gravité de son état de santé et la nécessité de la poursuite de son suivi médical sans remettre en cause la disponibilité des soins au Maroc, et de documents généraux sur le système de santé et le régime de l'assistance médicale au Maroc, permettant d'établir qu'il ne pourrait y bénéficier d'un traitement approprié à son état de santé. Par suite, les pièces produites par M. C ne remettent pas utilement en cause l'appréciation du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration quant à l'offre de soin au Maroc. M. C ne saurait en outre utilement se prévaloir de l'éloignement des services d'oncologie ou de neurologie de la région dont il est originaire, la décision contestée n'ayant pas pour effet de lui imposer un retour dans sa ville d'origine. Par suite, le préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'a pas à rechercher si les soins dans le pays d'origine étaient équivalents à ceux offerts en France, n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées en rejetant la demande de titre de séjour de l'intéressé.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. C, qui déclare être entré en France le 14 octobre 2013 sous couvert d'un visa de court séjour, est célibataire et sans charge de famille sur le territoire français. Il ressort en outre des pièces du dossier qu'il est dépourvu d'emploi depuis fin 2018, ce qu'il explique par son état de santé, et que, s'il établit avoir travaillé comme vendeur à mi-temps durant neuf mois en 2016 et trois mois en 2017 et vendeur à temps plein pendant six mois en 2018, pour différents employeurs, ces éléments ne sont pas de nature à caractériser qu'il aurait eu, avant que son état de santé ne l'en empêche, une insertion professionnelle d'une particulière intensité sur le territoire français. Si M. C se prévaut également de la présence régulière en France de son père et de membres de sa fratrie, il ne produit aucune pièce de nature à établir la nécessité de sa présence à leurs côtés, tandis qu'il ne n'allègue pas être dépourvu d'attaches familiales au Maroc, où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-six ans et où il peut bénéficier d'un traitement approprié à son état de santé ainsi qu'il résulte de ce qui a été dit au point 7. Dans ces conditions, la décision de refus de séjour n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs la décision litigieuse n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle de M. C.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, M. C n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour, il n'est pas fondé à s'en prévaloir, par la voie de l'exception, à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français.
11. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 9, la décision portant obligation de quitter le territoire français ne porte pas au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version application à la date de la décision attaquée : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. / () ".
13. Il résulte de ce qui a été dit au point 7 que M. C peut bénéficier d'un traitement approprié à son état de santé au Maroc. Dès lors, il n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français a été prise en méconnaissance des dispositions précitées.
Sur la décision fixant le délai de départ volontaire :
14. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation ".
15. En premier lieu, il résulte de ces dispositions que la décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours, délai de principe fixé par les dispositions précitées, n'a pas à faire l'objet d'une motivation spécifique. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision fixant le délai de départ volontaire, en ce qu'elle n'envisage pas un délai supérieur au délai de droit commun de trente jours, doit être écarté.
16. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C ait demandé au préfet de la Seine-Saint-Denis à bénéficier d'une prolongation du délai accordé pour exécuter volontairement l'obligation de quitter le territoire français. La circonstance que l'intéressé dispose d'un suivi médical en France, en l'absence de tout impératif médical à court terme justifié par l'intéressé, ne constitue pas une circonstance exceptionnelle au sens des dispositions citées au point 14. De la même façon, la présence en France d'une partie de sa famille n'est pas de nature à justifier l'octroi d'un délai de départ supérieur à trente jours alors que le délai de départ volontaire a pour seul objet de permettre à l'intéressé d'organiser son départ et non d'accorder un droit provisoire au séjour. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
17. En troisième lieu, il ne ressort ni des motifs de l'arrêté attaqué ni des pièces du dossier que le préfet se serait estimé en situation de compétence liée pour fixer le délai de départ volontaire.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté préfectoral du 5 septembre 2023. Ses conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles demandant de mettre à la charge de l'État les frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 4 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Jimenez, présidente,
Mme Van Maele, première conseillère,
Mme Caro, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2024.
La rapporteure,
S. Van Maele
La présidente,
J. Jimenez La greffière,
P. Demol
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026