mardi 12 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2312243 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SELARLU HAGEGE |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 13 octobre 2023, la présidente de la 1ère section du tribunal administratif de Paris a transmis le dossier de la requête de M. E C, enregistrée le 2 octobre 2023 au greffe du tribunal administratif de Paris, au tribunal administratif de Montreuil.
Par cette requête et un mémoire, enregistrés les 13 et 20 octobre 2023 au greffe du tribunal administratif de Montreuil, M. C, représenté par Me Hagege, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 septembre 2023 par lequel le préfet de police de Paris l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de Paris de procéder au réexamen de sa situation administrative dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la compétence du signataire de la décision attaquée n'est pas établie ;
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il ne constitue pas une charge déraisonnable pour le système d'assistance sociale français et qu'il ne représente aucune menace réelle, actuelle et grave pour un intérêt fondamental de la société ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la gravité des conséquences qu'elle entraîne sur ses liens privés en France ;
En ce qui concerne la décision prononçant une interdiction de circuler sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois :
- la compétence du signataire de la décision attaquée n'est pas établie ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur de droit tirée du défaut d'examen au regard de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entaché d'une erreur d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 novembre 2023, le préfet de police de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 3 novembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 1er décembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bazin, rapporteure,
- et les observations de Me Le Bouill, substituant Me Hagege, représentant M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant roumain né le 20 août 1985, a été signalé par les services de police le 30 septembre 2023 pour réalisation d'opérations de jeux d'argent et de hasard prohibés. Par un arrêté du 30 septembre 2023, dont M. C demande l'annulation, le préfet de police de Paris, qui a constaté la caducité de son droit au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, par un arrêté n° 2023-00059 du 23 janvier 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de police du même jour, le préfet de police de Paris a donné à M. B D, adjoint à la cheffe du bureau de lutte contre l'immigration irrégulière, délégation à l'effet de signer les décisions dans la limite de ses attributions, dont relève la police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé des dispositions légales dont il a été fait application ainsi que des circonstances de fait au vu desquelles il a été pris. Le préfet de police n'était pas tenu de faire état de tous les éléments relatifs à sa situation personnelle dont il avait connaissance, mais seulement des faits qu'il jugeait pertinents pour justifier le sens de sa décision. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté.
4. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de police ne se serait pas livré à un examen de la situation personnelle de M. C.
5. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : / 1° Ils ne justifient plus d'aucun droit au séjour tel que prévu par les articles L. 232-1, L. 233-1, L. 233-2 ou L. 233-3 ; 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; () ". Aux termes de l'article 27 de la directive 2004/38/CE du parlement européen et du conseil du 29 avril 2004 : " () les États membres peuvent restreindre la liberté de circulation et de séjour d'un citoyen de l'Union (). Le comportement de la personne concernée doit représenter une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société ".
6. D'autre part, aux termes de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile: " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes : / 1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; / 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; / 3° Ils sont inscrits dans un établissement fonctionnant conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur pour y suivre à titre principal des études ou, dans ce cadre, une formation professionnelle, et garantissent disposer d'une assurance maladie ainsi que de ressources suffisantes pour eux et pour leurs conjoints ou descendants directs à charge qui les accompagnent ou les rejoignent, afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale ; / 4° Ils sont membres de famille accompagnant ou rejoignant un citoyen de l'Union européenne qui satisfait aux conditions énoncées aux 1° ou 2° ; 5° Ils sont le conjoint ou le descendant direct à charge accompagnant ou rejoignant un citoyen de l'Union européenne qui satisfait aux conditions énoncées au 3° ".
7. Pour édicter la mesure d'éloignement contestée à l'encontre de M. C, le préfet de police s'est fondé sur le motif tiré de ce que le comportement de l'intéressé constitue du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société française et, au surplus, sur la circonstance que l'intéressé constitue une charge déraisonnable pour l'Etat français dès lors qu'il ne peut justifier de ressources suffisantes et ne justifie d'aucune assurance maladie personnelle.
8. Il ressort des pièces du dossier que M. C a été signalé par les services de police le 30 septembre 2023 pour réalisation d'opérations de jeux d'argent et de hasard prohibés. Il ressort du procès-verbal d'audition du même jour que l'intéressé a reconnu les faits. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier, et il n'est pas contesté, que l'intéressé est défavorablement connu des services de police et a été signalé à seize reprises entre 2011 et 2022 pour les mêmes faits que ceux précités, ainsi que pour des faits de dégradation ou détérioration d'un bien appartenant à autrui, de violence par une personne en état d'ivresse, de violence avec usage ou menace d'une arme, de violence aggravée par deux circonstances, d'extorsion avec violence, de vol en réunion avec violence et d'escroquerie. Ainsi, en application des dispositions précitées et au regard des faits constitutifs d'infractions, ceux-ci sont de nature à faire regarder le comportement de M. C comme constitutif d'une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société française. Ce seul motif suffit à justifier la décision attaquée. À supposer même que l'autre motif de la décision, tiré de ce que l'intéressé constitue une charge déraisonnable pour l'Etat français, ne soit pas fondé, il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision s'il ne s'était fondé que sur ce seul motif de la menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées doit être écarté.
9. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. M. C fait valoir qu'il est entré en France en 2002 à l'âge de seize ans, qu'il y réside depuis de manière habituelle, qu'il vit chez sa mère, qu'il a travaillé sous couvert de contrats à durée indéterminée en qualité d'agent de propreté auprès de plusieurs sociétés entre 2019 et 2022 et qu'il travaille, à la date de la décision attaquée, en qualité d'autoentrepreneur dans le domaine du commerce de détail de biens d'occasion en magasin. Toutefois, le requérant n'établit pas la réalité de son allégation relative à sa date d'entrée en France ou celle relative à la continuité de son séjour. Il ressort des pièces du dossier que M. C est célibataire et qu'il a un enfant qui n'est pas à sa charge. Le requérant n'établit, ni même n'allègue, que sa mère résiderait régulièrement sur le territoire français ou que sa présence à ses côtés serait nécessaire. Si M. C établit être titulaire d'un diplôme obtenu en 2021 en tant qu'agent de propreté et d'hygiène et avoir été titulaire à compter du 1er juillet 2021 d'un contrat à durée indéterminée en tant que superviseur de chantier, il ne justifie pas, par ces seuls documents, d'une insertion professionnelle ancienne, stable ou intense en France. Enfin, s'il établit être autoentrepreneur, il n'a acquis ce statut que depuis le 18 septembre 2023, soit seulement quelques jours avant la date de la décision attaquée, et il n'a déclaré en septembre 2023 qu'un chiffre d'affaires d'un montant de 300 euros. Dans ces conditions, et eu égard aux antécédents judiciaires de l'intéressé rappelés au point 8 du présent jugement, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de la gravité des conséquences de la décision sur ses liens privés en France doit être écarté.
En ce qui concerne la décision prononçant une interdiction de circuler sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois :
11. Aux termes de l'article 27 de la directive 2004/38/CE du 29 avril 2004 : " 1. Sous réserve des dispositions du présent chapitre, les États membres peuvent restreindre la liberté de circulation et de séjour d'un citoyen de l'Union ou d'un membre de sa famille, quelle que soit sa nationalité, pour des raisons d'ordre public, de sécurité publique ou de santé publique. Ces raisons ne peuvent être invoquées à des fins économiques. () ". Aux termes de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans ". Aux termes de l'article L. 251-6 du même code : " Le sixième alinéa de l'article L. 251-1 et les articles L. 251-3, L. 251-7 et L. 261-1 sont applicables à l'interdiction de circulation sur le territoire français. ". En vertu du sixième alinéa de l'article L. 251-1, l'autorité administrative compétente tient compte de l'ensemble des circonstances relatives à la situation des citoyens de l'Union européenne, notamment la durée du séjour des intéressés en France, leur âge, leur état de santé, leur situation familiale et économique, leur intégration sociale et culturelle en France, et l'intensité des liens avec leur pays d'origine.
12. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 2 du présent jugement, le moyen tiré de l'incompétence de son signataire doit être écarté.
13. En deuxième lieu, la décision contestée, prise aux visas des articles L. 251-3 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne avec une précision suffisante les circonstances de fait et de droit sur lesquelles elle se fonde pour interdire la circulation de M. C sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté.
14. En troisième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, M. C n'est pas fondé à demander l'annulation, par voie de conséquence, de la décision lui interdisant de circuler sur le territoire français.
15. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de police ne se serait pas livré à un examen de la situation personnelle de M. C.
16. En cinquième lieu, d'une part, dès lors que la décision attaquée a été prise sur le fondement des dispositions de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives aux interdictions de circulation sur le territoire français applicables aux citoyens de l'Union européenne et aux membres de leur famille, M. C ne peut utilement se prévaloir des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables à la décision d'interdiction de retour sur le territoire français, qui assortit la mesure d'éloignement prise à l'encontre d'un ressortissant d'un pays tiers. D'autre part, il résulte de ce qui précède qu'au regard du comportement et de la situation personnelle et familiale de M. C, l'autorité administrative n'a pas entaché sa décision d'une erreur de droit, ni d'une erreur d'appréciation en lui interdisant de circuler en France pendant une durée de vingt-quatre mois. Par suite, les moyens tirés du défaut d'examen, de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
17. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête à fin d'annulation doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E C et au préfet de police de Paris.
Délibéré après l'audience du 27 février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Truilhé, président,
M. L'hôte, premier conseiller,
Mme Bazin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mars 2024.
La rapporteure,Le président,Mme BazinM. TruilhéLa greffière,Mme A
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026