lundi 2 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2312685 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Avocat requérant | PERDEREAU |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n° 2100132 du 20 janvier 2022, le tribunal administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 6 juillet 2020 du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant à M. B A la délivrance d'un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays à destination duquel il sera éloigné, et lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, et a, en conséquence, enjoint à cette même autorité administrative de procéder au réexamen de la situation de M. A dans un délai de trois mois à compter de sa notification et de le munir d'une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'à ce qu'il ait été procédé à ce réexamen.
Par un courrier, enregistré le 12 janvier 2023, M. A, représenté par Me Perdereau, demande au tribunal d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement du 20 janvier 2022.
Il fait valoir être toujours en attente du réexamen de sa situation par le préfet de la Seine-Saint-Denis malgré les nombreuses relances restées sans réponse.
Par une ordonnance en date du 17 octobre 2023, le président du tribunal a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Par un nouveau courrier, enregistrée le 18 septembre 2024, M. A a informé le tribunal que le préfet de la Seine-Saint-Denis, après avoir procédé au réexamen de sa situation administrative, lui a délivré une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale.
Vu :
- le jugement n° 2100132 du 20 janvier 2022 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2. Par le courrier susvisé du 18 septembre 2024, M. A a informé le tribunal de ce que le préfet de la Seine-Saint-Denis a, conformément à l'injonction prononcée par le jugement n° 2100132 du 20 janvier 2022, procédé au réexamen de sa situation administrative et que, consécutivement à ce réexamen, il lui a, en outre, délivré une carte de séjour temporaire. Par suite, la présente demande d'exécution est devenue sans objet, de sorte qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande en exécution du jugement n° 2100132 présentée par M. A.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 2 décembre 2024.
Le président de la 9ème chambre,
J. Robbe
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026