mercredi 24 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2312814 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème Chambre (J.U) |
| Avocat requérant | LE GOFF |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 26 octobre 2023, 26 décembre 2023 et 15 janvier 2024, M. C A, représenté par Me Le Goff, demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 25 octobre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de mettre fin à son inscription aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 200 euros, à verser à son conseil, au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- l'auteur de cette décision n'a pas justifié de sa compétence ;
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;
- son droit d'être informé et entendu, garanti par un principe général du droit de l'Union européenne, a été méconnu ;
- cette décision méconnaît le 9° de l'article L. 611-3 et l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant refus d'accorder un délai de départ volontaire :
- l'auteur de cette décision n'a pas justifié de sa compétence ;
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier ;
- elle est illégale par voie d'exception, en tant qu'elle se fonde sur une obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- en s'abstenant de caractériser sa situation au regard des critères des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet a commis une erreur de droit ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale par voie d'exception, en tant qu'elle se fonde sur une obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- l'auteur de cette décision n'a pas justifié de sa compétence ;
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier ;
- en s'abstenant de caractériser sa situation au regard des critères des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet a commis une erreur de droit ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 janvier 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Löns, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 614-1 à L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 16 janvier 2024 :
- le rapport de M. Löns ;
- et les observations de Me Le Goff, représentant M. A, absent, l'avocate reprenant les conclusions et moyens de ses écritures, en faisant notamment valoir que le requérant a entrepris des démarches en vue de sa régularisation et établit qu'il bénéficie d'un suivi médical.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, alias A, ressortissant algérien né le 10 août 1990, demande l'annulation de l'arrêté du 25 octobre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. Le premier alinéa de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 dispose que " dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ". Aux termes de l'article 61 du décret susvisé du 28 décembre 2020 : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence (). / L'admission provisoire est accordée par () le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle () sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. Au cas particulier, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur sa requête, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions contestées :
4. En premier lieu, par un arrêté du 23 août 2023, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation de signature à M. B, en sa qualité d'adjointe au chef du bureau du contentieux, pour signer les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixation du délai de départ volontaire et du pays de renvoi et les interdictions de retour sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté en toutes ses branches.
5. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier ni des termes mêmes de l'arrêté attaqué, qui font état d'éléments de fait propres à la situation de l'intéressé, que le préfet n'aurait pas procédé, ainsi qu'il y était tenu, à l'examen particulier de la situation de l'intéressé. Le requérant n'est donc pas fondé à soutenir que l'arrêté en litige serait entaché d'illégalité, faute d'avoir été précédé d'un examen particulier de l'affaire.
6. En troisième lieu, si le requérant soutient que l'arrêté contesté aurait été pris en méconnaissance de son droit d'être entendu, il ressort des pièces du dossier, et notamment du procès-verbal d'audition du 25 octobre 2023 à 16 h 02, qu'il a été entendu avant l'édiction de la mesure d'éloignement litigieuse et qu'il a pu, à cette occasion, faire état de sa situation personnelle.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, l'arrêté contesté vise notamment les articles L. 611-1 à L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique que M. A ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et n'est pas titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. L'arrêté contesté comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait et doit, par suite, être écarté.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. " M. A se prévaut d'un certificat médical établi le 15 novembre 2023 selon lequel il souffre d'une hydatidose disséminée et d'un compte rendu médical selon lequel un médecin a diagnostiqué le 15 décembre 2022 un syndrome dépressif réactionnel au décès récent de ses parents. Toutefois, il ressort des termes du certificat médical qu'un traitement chirurgical de son hyatidose n'est pas possible et que son affection nécessite un traitement médicamenteux par Albendazole. Selon le compte rendu du 20 février 2023, le requérant relate avoir été traité par ce médicament en Algérie. Ainsi, quelle que soit la gravité de cette affection, il n'apparaît pas qu'il ne pourrait bénéficier d'un traitement approprié en cas de retour dans son pays d'origine. S'agissant de ses troubles psychiatriques, le compte rendu fait état d'un épisode dépressif d'intensité légère. Au demeurant, la demande d'avis psychiatrique en date du 15 décembre 2022 relève que le requérant se plaint de ce qu'il " n'a pas pu retourner au pays pour voir ses parents et sa famille ". Ainsi, il n'apparaît pas que le défaut de prise en charge psychiatrique pourrait avoir pour M. A des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Sa situation n'entre donc pas dans les prévisions du 9° de l'article L. 611-3, précité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de cet article doit être écarté.
9. En troisième lieu, l'arrêté contesté ne comporte pas de décision refusant la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si le requérant se prévaut de deux convocations en vue de déposer une demande de titre de séjour pour raisons médicales, il ne produit aucun récépissé valant autorisation provisoire de séjour, ni aucun autre document attestant de ce que le préfet de police de Paris aurait enregistré une demande en ce sens. En tout état de cause, il résulte de ce qui a été dit au point précédent que M. A n'est pas en situation de se voir attribuer de plein droit un titre de séjour sur ce fondement. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de cet article ne peut qu'être écarté.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. " Pour soutenir que ces stipulations ont été méconnues, M. A se prévaut d'une présence en France depuis 2021, d'une activité professionnelle commencée postérieurement à l'édiction de l'arrêté en litige et de son traitement médical. Toutefois, il ne fait état d'aucun lien de nature privée ou familiale avec une ou plusieurs personnes identifiées. Dans ces circonstances, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a porté aucune atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Elle n'a donc pas méconnu les stipulations précitées. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier qu'en obligeant M. A à quitter le territoire français, le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne le refus d'accorder un délai de départ volontaire :
11. En premier lieu, l'arrêté contesté vise les articles L. 612-2 à L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et relève notamment que M. A n'est pas en possession d'un document de voyage en cours de validité et n'a pas déclaré le lieu de sa résidence effective et permanente. L'arrêté comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision portant refus d'un délai de départ volontaire. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait et doit, par suite, être écarté.
12. En deuxième lieu, M. A ne démontrant pas l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet, il n'est pas fondé à se prévaloir, par la voie de l'exception, de son illégalité à l'encontre de la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire.
13. En troisième lieu, contrairement à ce qu'allègue le requérant, le préfet a caractérisé le risque qu'il se soustraie à l'exécution de la mesure d'éloignement, notamment au regard du 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui renvoie à l'article L. 612-2 du même code. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur de droit ne peut qu'être écarté. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier qu'en refusant d'accorder un délai de départ volontaire à M. A, le préfet ait commis une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne le pays de renvoi :
14. En premier lieu, l'arrêté contesté vise l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique que M. A est de nationalité algérienne. La décision fixant le pays de renvoi est ainsi suffisamment motivée en droit et en fait.
15. En second lieu, M. A ne démontrant pas l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sans délai dont il fait l'objet, il n'est pas fondé à s'en prévaloir, par la voie de l'exception, à l'encontre de la décision fixant le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office. Il n'apparaît pas davantage que le préfet ait entaché sa décision d'erreur manifeste.
En ce qui concerne la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français :
16. En premier lieu, l'arrêté contesté vise les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il relève que si M. A indique vivre en France depuis le 1er octobre 2021, il ne justifie ni de la durée de sa présence en France, ni de l'intensité, de l'ancienneté et de la stabilité de liens personnels et familiaux. Le préfet n'était pas tenu de faire état des résultats de son examen au regard des critères tenant à l'existence de précédentes mesures d'éloignement ou d'une menace pour l'ordre public. La décision portant interdiction de retour sur le territoire français est ainsi suffisamment motivée.
17. En deuxième lieu, contrairement à ce qu'allègue le requérant, le préfet a caractérisé sa situation au regard des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur de droit ne peut qu'être écarté.
18. En dernier lieu, pour les motifs énoncés au point 8, le préfet n'était pas tenu de s'abstenir de prononcer une interdiction de retour sur le territoire français pour un motif humanitaire. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an à l'encontre de M. A, il ait commis une erreur manifeste d'appréciation.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
19. Le présent jugement, lequel rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par M. A doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
20. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Dès lors, les conclusions présentées à ce titre par M. A doivent être rejetées.
D E C I D E
Article 1er : M. A est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. A est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à Me Le Goff et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 janvier 2024.
Le magistrat désigné,
A. Löns Le greffier,
A. Espern-Valleix
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026