LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2313641

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2313641

lundi 22 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2313641
TypeDécision
RecoursExécution d'un jugement
Avocat requérantCELESTE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une lettre enregistrée le 23 juin 2022, Mme B A, représenté par Me Céleste, demande au tribunal administratif de prendre les mesures qu'implique l'exécution de l'ordonnance n° 2201863 du 1er mars 2022 par laquelle le juge des référés du tribunal, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui communiquer une date de rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour dans un délai de six semaines et mis à la charge de l'Etat une somme de 300 euros à verser à Mme A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une ordonnance du 14 novembre 2023, le premier vice-président du tribunal administratif, constatant qu'un délai de six mois s'était écoulé depuis la saisine du tribunal administratif par Mme A, a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative.

Par des mémoires enregistrés les 26 et 28 mars 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au non-lieu à statuer sur la demande d'exécution de Mme A.

Il fait valoir que, dans le cadre de l'exécution de l'ordonnance en cause, il a, d'une part, délivré un certificat de résidence algérien à Mme A valable du 10 avril 2023 au 9 avril 2024 dont le renouvellement est en cours de fabrication, d'autre part, engagé le 22 août 2023 le paiement au profit de Me Céleste de la somme de 300 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice, augmentée de 37,25 euros d'intérêts moratoires.

Par un mémoire enregistré le 4 avril 2024, Mme A, représentée par Me Céleste, conclut au non-lieu à statuer sur sa demande d'exécution mais sollicite la mise à la charge de l'Etat une somme de 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que le préfet a attendu en réalité cinq mois pour la convoquer et lui a remis un titre de séjour le 15 mai 2023 valable jusqu'au 9 avril 2024, qu'elle a été contrainte d'engager des frais pour obtenir l'exécution de l'ordonnance du 1er mars 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Baffray, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de 1'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. () Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ". Et aux termes de l'article R. 921-6 du même code : " Dans le cas où le président estime nécessaire de prescrire des mesures d'exécution par voie juridictionnelle, et notamment de prononcer une astreinte, () le président () du tribunal ouvre par ordonnance une procédure juridictionnelle. / () L'affaire est instruite et jugée d'urgence. Lorsqu'elle prononce une astreinte, la formation de jugement en fixe la date d'effet ".

2. Il résulte de l'instruction, notamment des termes du dernier mémoire de la requérante, qu'elle a été convoquée par les services de la préfecture de la Seine-Saint-Denis pour déposer sa demande d'asile cinq mois après la notification de l'ordonnance dont elle a demandé l'exécution, et a d'ailleurs obtenu ensuite la délivrance d'un titre de séjour valable du 10 avril 2023 au 9 avril 2024. Dès lors, la demande d'exécution de Mme A avait perdu son objet avant même l'ouverture de la phase juridictionnelle prononcée par le premier vice-président du tribunal. Il n'y pas lieu d'y statuer.

3. Il n'y pas davantage lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre des frais exposés par Mme A dans le cadre de la présente instance en exécution.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'exécution de Mme A.

Article 2 : Les conclusions de Mme A présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Fait à Montreuil, le 22 avril 2024.

Le juge des référés,

J.-F. Baffray

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA44Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

01/06/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.

07/04/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

07/04/2026

TA06Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265

**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.

07/04/2026

← Retour aux décisions