mercredi 20 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2313911 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 novembre 2022 sous le n°2216091, la société civile immobilière (SCI) Made in Estate demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 mai 2022 par lequel le maire de la commune de Bagnolet a délivré à la société Vinci immobilier d'entreprise un permis de construire n° PC 93006 21 B0048 portant sur la construction d'un immeuble à usage principal de bureaux en R+8+ mezzanine accueillant un commerce en rez-de-chaussée sur un niveau de sous-sol, sur un terrain sis 166 avenue Gallieni ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Bagnolet une somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance n° 2216091 du 23 février 2023, la présidente de la 2ème chambre du tribunal administratif de Montreuil a, sur le fondement des articles R.222-1 et R. 612-5 du code de justice administrative, donné acte du désistement d'instance de la SCI Made in Estate.
Par un arrêt n° 23PA01714 du 19 octobre 2023, la cour administrative d'appel de Paris a annulé l'ordonnance du 23 février 2023 et a renvoyé l'affaire, qui porte désormais le n° 2313911, devant le tribunal administratif de Montreuil.
Par un courrier du 23 novembre 2023 la société Made in Estate a été invitée, à produire, des écritures dans le cadre de ce renvoi, dans un délai de quinze jours.
Par un courrier du 8 janvier 2024, la société Made in Estate a été mise en demeure de produire le mémoire complémentaire annoncé dans sa requête initiale, dans un délai de quinze jours.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / 1' Donner acte des désistements () ". L'article R. 612-5 de ce même code dispose que : " Devant les tribunaux administratifs et les cours administratives d'appel, si le demandeur, malgré la mise en demeure qui lui a été adressée, n'a pas produit le mémoire complémentaire dont il avait expressément annoncé l'envoi (), il est réputé s'être désisté. ".
2. Dans sa requête enregistrée le 3 novembre 2022, la SCI Made in Estate a indiqué qu'" un mémoire complémentaire sera produit dans un délai raisonnable ". Par un nouveau courrier avec accusé de réception du 8 janvier 2024, qui a été retourné au tribunal le 30 janvier 2024 avec la mention " pli avisé et non réclamé ", la société requérante a été mise en demeure sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5 du code de justice administrative de produire, dans un délai de quinze jours, le mémoire complémentaire annoncé. Ce courrier informait la SCI Made in Estate qu'elle serait réputée s'être désistée des conclusions de sa requête, faute de production de ce mémoire dans le délai qui lui était imparti. Ce courrier est resté sans réponse. Par suite, la SCI Made in Estate est réputée s'être désistée de sa requête. Il y a lieu de donner acte de ce désistement.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la requête de la SCI Made in Estate.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société civile immobilière Made in Estate, à la commune de Bagnolet, à la société Vinci immobilier d'entreprise et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 20 mars 2024.
Le président de la 2ème chambre,
A. Myara
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026