mercredi 31 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2400380 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | NAMIGOHAR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 janvier 2024, M. B A, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 4 janvier 2024, notifié le 9 janvier suivant, par lequel le préfet du Val d'Oise l'a maintenu en rétention administrative ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de demande d'asile en application de l'article L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile jusqu'à la décision de la Cour nationale du droit d'asile, ainsi que de lui fournir les droits prévus par la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013, un lieu susceptible de l'accueillir et une allocation journalière.
Par un mémoire enregistré le 17 janvier 2024, le préfet du Val d'Oise conclut au rejet de la requête
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; ()" .
2. Par arrêté du 4 avril 2023, notifiée le même jour, le préfet du Val-d'Oise a fait obligation à M. A de quitter le territoire français. Interpellé en situation irrégulière, l'intéressé a fait l'objet le 22 décembre 2023 d'un placement en rétention, prolongé en dernier lieu jusqu'au 20 février 2024 par le juge des libertés et de la détention. À la suite de la demande de réexamen de sa demande d'asile formulée le 27 décembre 2023 par M. A, le préfet du Val d'Oise a ordonné son maintien en rétention durant l'examen de celle-ci par arrêté du 28 décembre 2023, renouvelé le 4 janvier 2024. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté la demande de réexamen le 15 janvier 2024. Le recours formé par le requérant contre l'arrêté du 28 décembre 2023 a été rejeté par ordonnance du 23 janvier 2024. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a embarqué, le 25 janvier 2024, dans un vol à destination de son pays d'origine. Dans les circonstances de l'espèce, les conclusions de la présente requête de M. A dirigées contre l'arrêté du 4 janvier 2024 l'ayant maintenu en rétention durant l'examen par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides de sa demande de réexamen sont devenues sans objet. Par voie de conséquence, il n'y a pas lieu d'y statuer, non plus que sur ses conclusions aux fins d'injonction.
O R D O N N E
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête N° 2400380 de M. A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet du Val d'Oise.
Fait à Montreuil, le 31 janvier 2024.
La présidente,
G. VERLEY-CHEYNEL
La République mande et ordonne au préfet du Val d'Oise en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2400380
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026