lundi 8 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2400726 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DEHAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 janvier 2024, M. B A, représenté par la SCP Dehan et Schinazi, avocat, demande au tribunal administratif :
1°) d'annuler les 18 décisions du ministre de l'intérieur lui retirant des points sur son permis de conduire consécutivement aux infractions au code de la route commises les :
- 28/06/2022 à 10h10 à Rungis ;
- 20/06/2022 à 18h03 à Montgeron ;
- 05/06/2022 à 6h05 à Paris ;
- 01/09/2021 à 23h52 à Bondy ;
- 18/09/2022 à 21h54 à Saint Denis ;
- 16/10/2022 à 22h20 à Mont l'Evêque ;
- 21/07/2022 à 17h50 à Lieusaint ;
- 06/05/2022 à 14h12 à La Courneuve ;
- 01/10/2022 à 13h16 à La Courneuve ;
- 26/08/2022 à 00h36 à Saint Witz ;
- 05/08/2022 à 00h24 à Briis sous forges ;
- 19/07/2022 à 00h44 à Montreuil ;
- 25/08/2022 à 4h40 à Briis sous Forges ;
- 14/08/2022 à 16h25 à Fleurines ;
- 06/10/2021 à 00h32 à Les Pavillons sous-bois ;
- 04/10/2021 à 19h25 à Saint Ouen l'Aumône ;
- 08/08/2021 à 4h03 à Les Pavillons sous-bois ;
- 29/12/2020 à 17h04 à Rueil Malmaison ;
2°) d'enjoindre au ministre de lui restituer les points ainsi retirés ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mai 2024, le ministre de l'intérieur conclut au rejet, comme irrecevable, de la requête de M. A, ainsi qu'à la condamnation de celui-ci à verser au Trésor public la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le ministre fait valoir :
En ce qui concerne les 9 retraits de points consécutifs aux infractions des 1er septembre, 4 et 6 octobre 2021, 5, 20 et 28 juin, 21 juillet, 18 septembre et 16 octobre 2022 :
- qu'une décision d'invalidation de son permis de conduire, portant également notification des retraits de points litigieux, a été notifiée à M. A le 18 avril 2023 ;
- que du fait de cette notification régulière, la décision invalidant son permis de conduire pour solde de points nul est devenue définitive ;
- que, par suite, les conclusions tendant à l'annulation de ces retraits de points sont dépourvues d'objet ;
En ce qui concerne les 9 retraits de points consécutifs aux infractions des 29 décembre 2020, 8 août 2021, 6 mai, 19 juillet, 5 août, 14 août, 25 août, 26 août et 1er octobre 2022 :
- qu'il ressort du relevé d'information intégral du permis de conduire de l'intéressé édité le 27 mai 2024, que l'infraction commise le 29 décembre 2020 a été retirée et que celles commises les 8 août 2021, 6 mai, 19 juillet, 5 août, 14 août, 25 août, 26 août et 1er octobre 2022 n'ont donné lieu à aucun retrait de points ;
- que, par suite, les conclusions dirigées contre les retraits de points consécutifs à de telles infractions sont irrecevables.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. "
Sur la recevabilité des conclusions dirigées contre les 9 retraits de points consécutifs aux infractions des 1er septembre, 4 et 6 octobre 2021, 5, 20 et 28 juin, 21 juillet et 18 septembre et 16 octobre 2022 :
2. Les conclusions tendant à l'annulation d'une décision du ministre de l'intérieur portant retrait de points d'un permis de conduire sont dépourvues d'objet si la décision par laquelle ce ministre a constaté la perte de validité de ce permis de conduire pour solde de points nul est devenue définitive.
3. En l'espèce, il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'édiction de ces retraits de points, une décision référencée 48 SI constatant la perte de validité du permis de conduire de M. A pour solde de points nul a régulièrement été notifiée à l'intéressé le 18 avril 2023. Cette décision d'invalidation a donc acquis un caractère définitif.
4. Par suite, eu égard à l'invalidation du permis de conduire de M. A, le ministre de l'intérieur est fondé à soutenir que les conclusions dirigées contre ces retraits de points étaient dépourvues d'objet dès l'introduction du présent recours.
Sur la recevabilité des conclusions dirigées contre les 9 retraits de points consécutifs aux infractions des 29 décembre 2020, 8 août 2021, 6 mai, 19 juillet, 5 août, 14 août, 25 août, 26 août et 1er octobre 2022 :
5. Ainsi que le fait valoir en défense le ministre de l'intérieur, il résulte de l'instruction et notamment du relevé d'information intégral de M. A, édité le 27 mai 2024, que, d'une part, l'infraction commise le 29 décembre 2020 n'apparait nullement sur ledit relevé, et que, d'autre part, les infractions des 8 août 2021 et 6 mai, 19 juillet, 5 août, 14 août, 25 août, 26 août et 1er octobre 2022 n'ont donné lieu à aucun retrait de point du permis de conduire de l'intéressé, de sorte que les conclusions à fin d'annulation dirigées contre de telles décisions étaient dépourvues d'objet dès l'introduction de la présente requête.
6. Il résulte de ce qui précède que, en toutes ses conclusions, la requête de M. A peut être rejetée comme manifestement irrecevable, selon la procédure prévue au 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Sur les frais liés au litige :
7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que le requérant demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. A la somme de 1 000 (mille) euros au titre des frais exposés par les services de l'Etat et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : M. A versera au Trésor public la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au Directeur départemental des finances publiques de la Seine-Saint-Denis aux fins de recouvrement de la somme visée à l'article 2 de la présente ordonnance.
Fait à Montreuil, le 08 juillet 2024.
Le président de la 6ème chambre,
M. C
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026