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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2400953

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2400953

mardi 20 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2400953
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantANSART

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil a constaté le désistement d'office de M. B, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris constatant la caducité de son droit au séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai d'un mois. Il est donc réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions, et le tribunal lui en donne acte.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2328774 du 19 janvier 2024, le président du tribunal administratif de Paris a renvoyé la requête de M. B au tribunal administratif de céans.

Par une requête enregistrée initialement le 17 décembre 2023 au tribunal administratif de Paris et le 22 janvier 2024 au tribunal administratif de céans, M. A B, représenté par Me Ansart, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 16 décembre 2023 par lequel le préfet de police de Paris a constaté que son droit au séjour est caduc, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;

2°) de mettre à la charge du préfet de police de Paris le versement de la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré, le 27 février 2024, au tribunal administratif de céans, le préfet de police de Paris conclut au rejet de la requête.

Par une ordonnance du 9 avril 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 30 avril 2024.

Par une lettre du 16 mai 2024, M. B a été invité, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai d'un mois, le maintien de ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L'article R. 612-5-1 du code de justice administrative dispose que : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ".

2. Par une lettre du 16 mai 2024, M. B a été invité, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai d'un mois, le maintien de ses conclusions. Ce courrier informait le requérant qu'il serait réputé s'être désisté de l'ensemble des conclusions de sa requête, faute de confirmation de sa part dans le délai qui lui était imparti. Ce courrier est resté sans réponse. Dans ces conditions, M. B est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. Il y a lieu de lui donner acte de ce désistement d'office.

O R D O N N E:

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'office de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de police de Paris.

Fait à Montreuil, le 20 août 2024.

Le président de la 4ème chambre,

J.-C. Truilhé

La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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