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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2401105

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2401105

mercredi 10 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2401105
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantKOUASSI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 janvier 2024, M. A B, représenté par Me Kouassi demande au juge des référés, statuant par application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction dans un délai de 3 jours à compter de l'ordonnance à venir ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il risque une mesure d'éloignement, que le silence de l'administration porte atteinte à sa liberté d'aller et venir et à son droit à la vie privée et familiale, qu'il a perdu son emploi, qu'une telle urgence est par ailleurs présumée en cas de renouvellement de titre de séjour ;

- la mesure sollicitée est utile dès lors qu'il a déposé sa demande de renouvellement de titre de séjour dans les temps, que la préfecture n'a pas donné suite à ses relances le laissant sans nouvelles de l'avancement de son dossier depuis plus de neuf mois ;

- la mesure sollicitée ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Tukov, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande présentée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable, même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles, sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

2. Il résulte de l'instruction que M. B a déposé sa demande de titre de séjour le 13 octobre 2023 et qu'au jour de la présente ordonnance il n'a toujours pas reçu de réponse, soit plus de neuf mois après. Elle doit ainsi être regardée comme ayant fait l'objet d'une décision implicite de rejet. Dès lors, la mesure sollicitée fait obstacle à l'exécution d'une décision administrative ni retirée, ni abrogée.

3. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de M. B dans toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée

Article 2 : Le présente ordonnance sera notifiée à M. A B

Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Fait à Montreuil, le 10 juillet 2024.

Le juge des référés,

C. Tukov

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N° 2401105

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