lundi 29 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2403591 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP LACOURTE RAQUIN TATAR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaires enregistrés les 15 mars et 12 juin 2024, M. B A C, représentant le conseil syndical de la résidence " 75 Marceau " située 79 avenue Marceau à Drancy, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 16 août 2022 par lequel la maire de la commune de Drancy a délivré à la société SCCV Etoile 93 un premier permis de construire modificatif, portant sur l'aspect de la façade, le nombre de places de stationnement et la répartition des surfaces intérieures et l'arrêté du 4 décembre 2023 par lequel la maire de Drancy a délivré à cette même société un second permis de construire modificatif afin d'augmenter le nombre de logements sociaux, ensemble la décision explicite de rejet de leur recours gracieux en date du 10 janvier 2024.
Il soutient que :
-sa requête est recevable ;
S'agissant de l'arrêté de permis de construire modificatif en date du 16 août 2022 :
-l'arrêté attaqué autorise des modifications financières sans justifications techniques et modifie profondément l'aspect de la construction et l'utilisation de matériaux en méconnaissance des articles L. 462-2, R. 462-9 et A 431-7 du code de l'urbanisme, engendrant une dévaluation importante du bien ;
-il méconnaît les stipulations contractuelles de l'article 24.3 du contrat de vente ;
-aucune notification ne leur a été communiquée entre la signature de l'acte de vente et la livraison des biens ;
-les modifications sont sans lien avec les travaux ou la construction mais avec la vente des lots restants ;
S'agissant de l'arrêté de permis de construire modificatif en date du 4 décembre 2023 :
-l'arrêté attaqué est intervenu après la livraison des biens en méconnaissance des articles R. 261-1 à R. 261-7 du code de la construction et de l'habitation et des stipulations contractuelles et porte atteinte à leur droit de propriété ;
-il engendre une perte de valeur de leur bien, en méconnaissance du droit de propriété
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mai 2024, la société civile de construction vente (SCCV) Etoile 93, représentée par Me Gauthier, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que la requête est irrecevable dès lors que la requête est tardive, que le recours gracieux et le recours contentieux n'ont pas été notifiés dans les conditions définies à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, que M. A C n'a pas intérêt à agir et que les moyens soulevés par le requérant sont soit inopérants soit irrecevables, ou en tout état de cause manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
Un mémoire présenté pour la commune de Drancy, enregistré le 23 juillet 2024, n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. "
S'agissant de l'arrêté de permis de construire modificatif en date du 16 août 2022 :
2. Aux termes de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15 ". Aux termes de l'article R. 424-15 du même code : " Mention du permis explicite ou tacite () doit être affichée sur le terrain, de manière visible de l'extérieur, par les soins de son bénéficiaire, dès la notification de l'arrêté ou dès la date à laquelle le permis tacite () est acquis et pendant toute la durée du chantier. / () ". Aux termes de l'article A. 424-16: " Le panneau prévu à l'article A. 424-1 indique le nom, la raison sociale ou la dénomination sociale du bénéficiaire, la date et le numéro du permis, la nature du projet et la superficie du terrain ainsi que l'adresse de la mairie où le dossier peut être consulté () "/
3. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des procès-verbaux d'huissier de justice produits par la société pétitionnaire, que le permis de construire accordé par l'arrêté attaqué du 16 août 2022 a fait l'objet d'un affichage continu, entre le 26 août 2022 et le 28 novembre 2022, sur un panneau, dont les dimensions et le positionnement garantissaient la visibilité et la lisibilité, mentionnait les voies et délais de recours, le nom du bénéficiaire du permis, la date et le numéro de ce permis, la superficie du terrain, la superficie de plancher autorisée et la nature des travaux autorisés. Si le requérant soutient que ce panneau ne mentionnait pas les simplifications des modénatures de façades, la suppression des bandeaux remplacé par des joints creux, le remplacement du styl'ino du premier attique par de l'enduit gris foncé, la substitution des huisseries en aluminium anthracite par des huisseries en PVC blanc et le remplacement de la pierre collée en soubassement pour le rez-de-chaussée, sur l'avenue ainsi qu'en cœur d'ilot par de la pierre agrafée, ces informations, à les supposer manquantes, n'ont pas empêché le requérant d'apprécier l'importance ou la consistance du projet rappelée sur le panneau d'affichage, concernant notamment la construction d'un bâtiment regroupant 75 logements collectifs et un restaurant. Dans ces conditions, contrairement à ce que fait valoir le requérant, les mentions figurant sur le panneau d'affichage n'étaient pas de nature à faire obstacle au déclenchement du délai de recours et les conclusions à fin d'annulation dirigées contre l'arrêté du 16 août 2022 sont tardives.
S'agissant de l'arrêté de permis de construire modificatif en date du 4 décembre 2023 :
4. Aux termes de l'article A. 424-8 du code de l'urbanisme : " () Le permis est délivré sous réserve du droit des tiers : il vérifie la conformité du projet aux règles et servitudes d'urbanisme. Il ne vérifie pas si le projet respecte les autres réglementations et les règles de droit privé. Toute personne s'estimant lésée par la méconnaissance du droit de propriété ou d'autres dispositions de droit privé peut donc faire valoir ses droits en saisissant les tribunaux civils, même si le permis respecte les règles d'urbanisme ".
5. Si M. A C soutient que l'arrête attaqué est intervenu après la livraison des biens en violation des articles R. 261-1 à R. 261-7 du code de la construction et de l'habitation et des stipulations contractuelles, qu'il porte atteinte à son droit de propriété et engendre une perte de valeur de son bien, en méconnaissance du droit de propriété, un permis de construire n'a d'autre objet que d'autoriser la construction d'immeubles conformes aux plans et indications fournies par le pétitionnaire, et est délivré sous réserve du droit des tiers. Dès lors, les dispositions et circonstances invoquées par le requérant sont sans influence sur sa légalité. Par suite, ces moyens doivent être écartés comme inopérants.
6. Il résulte de tout ce qui précède que, la requête de M. A C doit être rejetée en application des dispositions du 4° et du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A C, à la SCCV Etoile 93 et à la commune de Drancy.
Fait à Montreuil, le 29 juillet 2024.
Le président de la 2ème chambre,
A. Myara
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026