LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2403698

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2403698

mercredi 18 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2403698
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET AGORA AVOCATS ASSOCIÉS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS SOPREMA ENTREPRISES. Celle-ci sollicitait le versement d'une provision de 18 213,88 € HT par l'office public de l'habitat EST ENSEMBLE HABITAT, au titre d'un solde de marché public de travaux. Le juge a estimé que l'obligation de paiement invoquée était sérieusement contestable, faute pour la société requérante d'avoir établi avoir régulièrement notifié son projet de décompte final au maître d'ouvrage, condition nécessaire pour faire courir le délai de notification du décompte général et faire naître un décompte général définitif tacite.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2328683 du 18 mars 2024, enregistrée le jour même, le juge des référés du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Montreuil le dossier de la requête de la SAS SOPREMA ENTREPRISES, enregistrée le 14 décembre 2023.

Par cette requête, et un mémoire enregistré le 25 avril 2024 au greffe du tribunal administratif de Montreuil, la SAS SOPREMA ENTREPRISES, dont le siège social est situé 15 rue de Saint-Nazaire à Strasbourg (67100), représentée par son représentant légal, et par maître Vaillant, avocat, demande au juge des référés :

1°) de condamner l'office public de l'habitat de Bobigny devenu l'office public de l'habitat EST ENSEMBLE HABITAT, sur le fondement des dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, à lui verser, à titre de provision, la somme de 18.213,88 € HT augmentée des intérêts moratoires prévus par le décret n° 2013-269 du 29 mars 2013 relatif à la lutte contre les retards de paiement dans les contrats de la commande publique ;

2°) et de condamner l'office public de l'habitat EST ENSEMBLE HABITAT à lui verser la somme de 2000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

-Elle a établi un décompte général et définitif le 29 novembre 2019 et l'a notifié au maître d'ouvrage avec copie au maître d'œuvre le 4 décembre 2019 et le 20 juillet 2023 ;

-Le pouvoir adjudicateur disposait d'un délai de 30 jours à compter de la réception du projet de décompte final (ou de la réception du projet de décompte final par le maître d'œuvre si cette réception est postérieure) pour notifier à l'entreprise son décompte général. Néanmoins aucun décompte n'a jamais été notifié à la société SOPREMA ;

-Elle a, conformément aux articles 13.3.1, 13.4.4 et 13.1.7 du CCAG, de nouveau adressé son projet de décompte général signé au représentant du pouvoir adjudicateur ;

-En application des règles relatives au CCAG, applicable en l'espèce, le projet de décompte général laissé sans réponse dans un délai de 10 jours est devenu le décompte général définitif. Les sommes impayées s'élèvent à 18.213,88 € HT en principal ;

-La SAS SOPREMA ENTREPRISES a établi son projet de décompte final après avoir levé les réserves concernant son lot 3 à la date du 29 novembre 2019. Dans ces conditions, et conformément aux dispositions de l'article 3.2.2 du CCAP, elle a notifié à la maîtrise d'œuvre son projet de décompte final arrêté au 29 novembre 2019 à la somme de 18.213,88 € HT ;

-Elle a également, de nouveau, adressé par courrier recommandé avec accusé de réception son projet de décompte général signé au représentant du pouvoir adjudicateur avec copie à la société AIP par lettres recommandées en date du 20 juillet 2023 réceptionnées respectivement les 24 et 26 juillet 2023 ;

-Le pouvoir adjudicateur disposait d'un délai de 30 jours à compter de la réception du projet de décompte final (ou de la réception du projet de décompte final par le maître d'œuvre si cette réception est postérieure) pour notifier à la société SOPREMA son décompte général. Or, il n'en a rien été ;

-Les sommes qui sont comprises dans le décompte et définitif et que le maître d'ouvrage n'a pas contestées sont dues au titulaire ;

-Les intérêts moratoires et l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement lui sont également dus.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 février 2024, et un second mémoire enregistré le 7 mai 2024, l'office public de l'habitat de Bobigny devenu au 1er janvier 2023 l'office public de l'habitat EST ENSEMBLE HABITAT, sis 17 rue Molière à Montreuil (93100), représenté par son directeur général en exercice et ayant pour avocat maître Godemer, conclut au rejet de la requête de la société SOPREMA ENTREPRISES et de la condamner à lui verser la somme de 3.000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

-Le titulaire doit aviser à la fois le maître de l'ouvrage et le maître d'œuvre, par écrit, de la date à laquelle il estime que les travaux ont été achevés ou le seront. En l'espèce, le maitre d'ouvrage n'a pas eu communication de cette information ;

-Aucune réception des travaux n'a eu lieu faute de notification du décompte au maître d'œuvre et au maître de l'ouvrage ;

-La société SOPREMA ENTREPRISES a transmis le 9 décembre 2019 au seul maitre d'œuvre le projet de décompte final. L'OPH EST ENSEMBLE HABITAT n'a pas été rendu destinataire de ce projet ;

-Le projet de décompte général n'ayant pas été transmis par la maitrise d'œuvre à l'OPH EST ENSEMBLE HABITAT et l'office n'ayant pas reçu notification du projet de décompte final de la part de la société requérante, aucun décompte général n'a donc pu être notifié à la société SOPREMA ENTREPRISES ;

-La notification du projet de décompte final à laquelle la société requérante a procédé le 4 décembre 2019 n'a pu engager la procédure d'établissement du décompte général et définitif et, en particulier, faire courir le délai de 30 jours imparti au maître d'ouvrage pour notifier le décompte général, ce qui fait obstacle à la naissance d'un décompte général et définitif tacite selon les modalités prévues par l'article 13.4.4. du CCAG Travaux.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de la commande publique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Brotons, président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande de provision :

1. L'article R. 541-1 du Code de justice administrative prévoit que :" Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie ".

2. La société SOPREMA s'est vu confier le lot n °3 " Toitures et terrasses " du marché de travaux de réhabilitation du Foyer MONMOUSEAU à Bobigny, pour un montant de 192.390,15 € HT.

3. La société SOPREMA ENTREPRISES a établi son projet de décompte définitif le 29 novembre 2019. En application de l'article 3.2.2 du CCAP, elle a notifié ce décompte au maître d'ouvrage et au maître d'œuvre le 4 décembre 2019 et le 20 juillet 2023. Le décompte général peut devenir définitif de manière tacite en l'absence de réaction du maître de l'ouvrage dans les délais impartis par le CCAG Travaux. En l'espèce, le pouvoir adjudicateur disposait d'un délai de 30 jours à compter de la réception du projet de décompte final (ou de la réception du projet de décompte final par le maître d'œuvre si cette réception est postérieure) pour notifier à l'entreprise son décompte général. Or, aucun décompte n'a jamais été notifié à la société SOPREMA. Aux termes de l'article 13.4.4 du CCAG : " Si le représentant du pouvoir adjudicateur ne notifie pas au titulaire le décompte général dans les délais stipulés à l'article 13.4.2, le titulaire notifie au représentant du pouvoir adjudicateur, avec copie au maître d'œuvre, un projet de décompte général signé, composé :

- du projet de décompte final tel que transmit en application de l'article 13.3.1 ;

- du projet d'état du solde hors révision de prix définitive, établi à partir du projet de décompte

final et du dernier projet de décompte mensuel, faisant ressortir les éléments définis à l'article

13.2.1 pour les acomptes mensuels ;

- du projet de récapitulation des acomptes mensuels et du solde hors révision de prix définitive.

Dans un délai de dix jours à compter de la réception de ces documents, le représentant du pouvoir adjudicateur notifie le décompte général au titulaire. Le décompte général et définitif

est alors établi dans les conditions fixées à l'article 13.4.3. Si, dans ce délai de dix jours, le représentant du pouvoir adjudicateur n'a pas notifié au titulaire le décompte général, le projet de décompte général transmis par le titulaire devient le décompte général et définitif. Le délai de paiement du solde, hors révisions de prix définitives, court à compter du lendemain de l'expiration de ce délai. Le décompte général et définitif lie définitivement les parties, sauf en ce qui concerne les montants des révisions de prix et des intérêts moratoires afférents au solde. Le cas échéant, les révisions de prix sont calculées dans les conditions prévues à l'article 13.4.2. Le représentant du pouvoir adjudicateur notifie au titulaire le montant des révisions de prix au plus tard dix jours après la publication de l'index de référence permettant la révision du solde. La date de cette notification constitue le point de départ du délai de paiement de ce montant. ". La société SOPREMA ENTREPRISES a, à nouveau, notifié son projet de décompte général signé au représentant du pouvoir adjudicateur et à la société AIP les 24 et 26 juillet 2023. Il résulte de ce qui précède que la société requérante est fondée à se prévaloir d'un décompte général et définitif tacite ; que, dès lors, elle peut prétendre au versement, à titre provisionnel, d'une somme de 18.213,88 € HT augmentée des intérêts moratoires prévus par le décret n° 2013-269 du 29 mars 2013 relatif à la lutte contre les retards de paiement dans les contrats de la commande publique.

Sur les frais de justice :

4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'office public de l'habitat EST ENSEMBLE HABITAT, une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le juge des référés ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge ; que les conclusions présentées par l'office doivent donc être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : L'office public de l'habitat EST ENSEMBLE HABITAT versera, à la société SOPREMA ENTREPRISES, à titre provisionnel, d'une somme de 18.213,88 € HT augmentée des intérêts moratoires prévus par le décret du 29 mars 2013 relatif à la lutte contre les retards de paiement dans les contrats de la commande publique.

Article 2 : L'office public de l'habitat EST ENSEMBLE HABITAT, versera, à la société SOPREMA ENTREPRISES, une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

Article 3 : Les conclusions de l'office public de l'habitat EST ENSEMBLE HABITAT, présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sont rejetées.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS SOPREMA ENTREPRISES et à l'office public de l'habitat EST ENSEMBLE HABITAT.

Fait à Montreuil, le 18 septembre 2024.

Le juge des référés,

S.BROTONS

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2403698

Décisions similaires

TA95Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515745

01/07/2026

TA83Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502101

01/07/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608358

01/07/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2607258

01/07/2026

← Retour aux décisions