vendredi 20 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2403834 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre (J.U) |
| Avocat requérant | ALBERTIN |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 21 mars 2024, le président de la 9ème chambre du tribunal administratif de Lyon a transmis le dossier de la requête de M. A D au tribunal administratif de Montreuil.
Par cette requête, enregistrée le 15 mars 2024, M. D, représenté par Me Albertin, demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 13 mars 2024 par lequel la préfète de l'Ardèche l'a obligé à quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination :
- elles sont entachées d'incompétence ;
- elles méconnaissent le droit d'être entendu ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire :
- est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de délai de départ volontaire ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 avril 2024, la préfète de l'Ardèche conclut au rejet de la requête et soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Toutain, vice-président, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 776-1 et L. 776-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Toutain, magistrat désigné, les parties ayant été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé, d'une part, sur un moyen, d'ordre public, tiré de ce que l'obligation de quitter le territoire ne pouvait être légalement fondée sur les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. D justifiant être entré régulièrement en France le 5 février 2023, d'autre part, sur une substitution de base légale, cette mesure d'éloignement pouvant être légalement fondée sur les dispositions du 2° du même article, l'intéressé s'étant ensuite maintenu sur le territoire sans avoir obtenu un titre de séjour ;
- les observations de M. D, qui persiste dans les conclusions de sa requête, par les mêmes moyens, et précise qu'il sollicite, à tout le moins, l'annulation de l'interdiction de retour sur le territoire car il ne constitue pas une menace pour l'ordre public et souhaite pouvoir revenir en France ;
- la préfète de l'Ardèche n'étant ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A D, ressortissant algérien né le 17 décembre 1999 et déclarant être entré en France le 5 février 2023, a été interpellé par les services de police, le 13 mars 2024, dans le cadre d'un contrôle routier. Par un arrêté du même jour, la préfète de l'Ardèche a fait à M. D obligation de quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour pour une durée de deux ans. M. D demande l'annulation de ces décisions.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Le premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que " dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence (). / L'admission provisoire est accordée par () le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle () sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. Par décision du 20 août 2024, M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, les conclusions de l'intéressé tendant à être provisoirement admis au bénéfice de cette aide sont devenues sans objet.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le fondement légal de l'obligation de quitter le territoire :
4. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour () ".
5. Lorsque lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.
6. En l'espèce, M. D justifie, par les pièces versées au dossier, être entré régulièrement en France le 5 février 2023. Ainsi, la préfète de l'Ardèche ne pouvait légalement lui faire obligation de quitter le territoire français sur le fondement des dispositions précitées du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cependant, il est constant que le requérant s'est, ensuite, maintenu irrégulièrement sur le territoire, sans solliciter la délivrance d'un titre de séjour. L'intéressé pouvant ainsi être légalement éloigné du territoire sur le fondement du 2° du même article, il y a lieu de substituer d'office ces dernières dispositions à la base légale initialement retenue par l'administration.
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination :
7. En premier lieu, par un arrêté n°07-2023-12-26-00001 du 26 décembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratif du 28 décembre 2023, la préfète de l'Ardèche a donné délégation de signature à M. C B, chef du bureau de l'immigration et de l'accueil numérique, à l'effet de signer notamment les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de ces décisions doit être écarté.
8. En deuxième lieu, il découle de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, ainsi que de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, qui concerne non les Etats membres, mais uniquement les institutions, les organes et les organismes de l'Union, que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Toutefois, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.
9. En l'espèce, si M. D soutient qu'il n'aurait pas eu la possibilité de faire valoir ses observations préalables, le requérant, qui a été entendu lors de son audition par les services de police le 13 mars 2024, avant que soit prononcée l'obligation de quitter le territoire français contestée ainsi que la décision fixant le pays de destination, ne justifie pas qu'il disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soient prises ces décisions et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à y faire obstacle. Par suite, le moyen tiré de ce que ces décisions méconnaîtraient son droit d'être entendu doit être écarté.
10. En troisième lieu, l'arrêté attaqué du 13 mars 2024 vise, notamment, les dispositions des livres VI et VII du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise, au cas particulier, les circonstances de fait, propres à la situation personnelle de M. D, sur lesquelles la préfète de l'Ardèche s'est fondée pour faire obligation à l'intéressé de quitter le territoire et pour fixer le pays de destination. Dès lors, le moyen tiré de ce que ces décisions seraient insuffisamment motivées doit être écarté. Enfin, est sans incidence, à cet égard, la circonstance que l'arrêté attaqué ne vise pas l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui ne constitue pas le fondement légal des décisions contestées.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance - 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
12. En l'espèce, il est constant que M. D, âgé de 24 ans à la date de l'arrêté attaqué du 13 mars 2024, est célibataire, sans enfant et ne réside en France que depuis le 5 février 2023, soit depuis un an environ. Par ailleurs, le requérant indique lui-même qu'à l'exception d'un oncle et un cousin, toute sa famille vit en Algérie. Dans ces conditions, alors même que M. D soutient exercer un emploi stable en France, cependant sans autorisation, et se prévaut de sa bonne insertion sociale, l'intéressé, compte tenu notamment du caractère récent de son séjour sur le territoire, ne peut être regardé comme y ayant désormais le centre de ses attaches personnelles et familiales. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la mesure d'éloignement contestée, ainsi que la décision fixant le pays de destination, méconnaîtraient les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni davantage que ces décisions seraient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la légalité du refus de délai de départ volontaire :
13. En premier lieu, eu égard aux motifs précédemment exposés, le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la mesure d'éloignement à l'encontre de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire.
14. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () ) 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ".
15. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, en particulier du procès-verbal d'audition du 13 mars 2024, que le requérant a déclaré aux forces de l'ordre, quant à la perspective de l'édiction d'une décision d'éloignement à son encontre : " Je ne veux pas retourner en Algérie, je souhaite rester en France et travailler légalement () ". Dans ces conditions, la préfète de l'Ardèche a pu à bon droit retenir qu'il existait un risque que le requérant se soustraie à l'obligation de quitter le territoire et, par suite, refuse de lui octroyer un délai de départ volontaire en application du 4° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, quand bien même M. D présenterait des garanties de représentation suffisantes, contrairement à ce qu'a également retenu la préfète par un motif surabondant, doivent être écartés les moyens tirés de ce que la décision portant refus de délai de départ volontaire méconnaîtrait les dispositions précitées des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la légalité de l'interdiction de retour sur le territoire :
16. En premier lieu, pour les motifs précédemment exposés, le requérant n'est pas fondé à exciper l'illégalité de la décision portant refus de délai de départ volontaire à l'encontre de l'interdiction de retour sur le territoire.
17. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". L'article
L. 612-10 dispose : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées à l'article L. 612-6 (), l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
18. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
19. En l'espèce, dès lors, d'une part, qu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à M. D et que ce dernier ne se prévaut, à l'occasion de la présente instance, d'aucune circonstance humanitaire, l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français pouvait, en principe, être assortie d'une interdiction de retour, par application des dispositions précitées de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. D'autre part, si le requérant, pour contester la durée de cette interdiction, soutient qu'il n'avait jamais encore fait l'objet d'une mesure d'éloignement et, par ailleurs, que son interpellation pour conduite sans permis valide et sans assurance, dans les conditions déjà rappelées au point 1, ne permettrait pas de caractériser une menace pour l'ordre public, il ressort explicitement des motifs de l'arrêté attaqué que la préfète de l'Ardèche a tenu compte de ces deux circonstances, en précisant notamment que, si l'intéressé était défavorablement connu des services de police en raison des faits commis le 13 mars 2024, " sa présence ne représente pas une menace pour l'ordre public ". Enfin, dans la mesure où M. D, ainsi qu'il a été rappelé au point 12, ne résidait en France que depuis un an environ, à la date de l'arrêté attaqué, et ne disposait pas d'attaches significatives sur le territoire, l'essentiel des membres de sa famille vivant toujours en Algérie, la préfet de l'Ardèche, en fixant à deux ans la durée de cette interdiction de retour sur le territoire, alors que la durée légale peut atteindre cinq ans en l'absence de menace grave à l'ordre public, ne peut être regardée comme ayant commis une erreur d'appréciation.
20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. D doivent être rejetées, de même, par voie de conséquence, que ses conclusions aux fins d'injonction et d'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de M. D tendant à être provisoirement admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête présentée par M. D est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et à la préfète de l'Ardèche.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2024.
Le magistrat désigné,
E. ToutainLa greffière,
S. Desplan
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ardèche, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026