lundi 24 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2404368 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre (J.U) |
| Avocat requérant | BOGLIARI |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 28 mars 2024, le vice-président du tribunal administratif de Melun a transmis, en application de l'article R. 776-15 du code de justice administrative, au tribunal administratif de Montreuil le dossier de la requête de M. C B.
Par cette requête et un mémoire, enregistrés le 25 décembre 2023 et le 10 juin 2024, M. B, représenté par Me Bogliari, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 décembre 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il serait éloigné et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant 1 an ;
2) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans le délai d'1 mois à compter de la notification du présent jugement sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la compétence du signataire de l'arrêté n'est pas établi ;
- l'arrêté est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il est entaché d'une erreur de fait sur la date d'entrée en France.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 février 2024, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. A comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers et des décisions relatives à la rétention des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter, VII quater du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 10 juin 2024, après avoir présenté son rapport, le magistrat a entendu les observations de Me Bogliari, représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête et le mémoire, par les mêmes moyens, et qui ajoute que l'intéressé remplit les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
M. B n'était pas présent.
Le préfet de Seine-et-Marne n'était ni présent ni représenté.
En application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative, la clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant sri-lankais né le 19 janvier 1993, demande l'annulation de l'arrêté du 24 décembre 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il serait éloigné et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant 1 an.
2. L'arrêté attaqué a été signé par M. Sébastien Lime, secrétaire général de la préfecture de Seine-et-Marne, qui bénéficiait, en vertu d'un arrêté du 26 septembre 2023 du préfet régulièrement publié le jour même au recueil des actes administratifs de la préfecture, d'une délégation à l'effet de signer les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire desdites décisions manque en fait.
3. L'arrêté attaqué énonce, pour chacune des décisions litigieuses, les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde. Il est dès lors suffisamment motivé.
4. M. B ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français contestée dès lors qu'il n'a pas présenté de demande de titre de séjour sur le fondement de cet article et que le préfet de Seine-et-Marne, qui n'y était pas tenu, n'a pas procédé à un examen d'un éventuel droit au séjour à ce titre.
5. Il ressort des pièces du dossier que M. B est célibataire et sans charge de famille. La seule circonstance qu'il travaille en France depuis le 1er avril 2019 en qualité de commis de cuisine ne peut suffire à établir qu'il aurait fixé désormais le centre de ses attaches privées et familiales sur le territoire français. Rien ne fait obstacle à ce qu'il retourne dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 24 ans au mois et où il n'est pas isolé. Par suite, le préfet de Seine-et-Marne n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle du requérant.
6. Si M. B soutient qu'il est entré en France en 2017 et non en 2020, comme le mentionne à tort l'arrêté litigieux, il résulte de l'instruction que, eu égard à la situation personnelle du requérant telle qu'elle a été exposée au point précédent, le préfet aurait pris le même arrêté s'il ne s'était pas fondé sur ce motif erroné. Cette erreur de fait est dès lors, dans les circonstances de l'espèce, sans incidence sur la légalité de cet arrêté.
7. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 24 décembre 2023 du préfet de Seine-et-Marne. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet de Seine-et-Marne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juin 2024.
Le magistrat désigné,
S. A
La greffière,
S. Jarrin
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026