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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2404460

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2404460

mercredi 19 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2404460
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8ème chambre
Avocat requérantTORDO

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante togolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a considéré que l'arrêté était légalement fondé, en se basant sur les stipulations de la convention franco-togolaise et les dispositions du code précité.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 avril et 29 décembre 2024, Mme D A, représentée par Me Bouard, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 25 janvier 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle sera éloignée ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte et de lui délivrer durant cet examen une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence ;

- elles sont insuffisamment motivées ;

- elles méconnaissent l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elles sont entachées d'une erreur d'appréciation et d'une erreur de droit dans l'application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 9 de la convention franco-togolaise ;

- elles méconnaissent l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elles méconnaissent l'article 11 de la convention franco-togolaise ;

- elles méconnaissent l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 14 octobre 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un courrier du 30 janvier 2025, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de ce que le tribunal était susceptible de substituer d'office les stipulations de l'article 9 de la convention franco-togolaise relative à la circulation et au séjour des personnes aux dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquelles le préfet s'est fondé pour refuser d'admettre au séjour Mme A.

Par un mémoire enregistré le 4 février 2025 et communiqué, Mme A a présenté des observations sur le moyen relevé d'office.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République togolaise relative à la circulation et au séjour des personnes signée à Lomé le 13 juin 1996 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Guiral,

- et les observations de Me Bouard, représentant Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, ressortissante togolaise née le 2 octobre 1996, est entrée en France le 15 août 2014 sous couvert d'un visa de long séjour et a obtenu un titre de séjour en qualité d'étudiante, régulièrement renouvelé en dernier lieu jusqu'au 19 mai 2023. Elle a sollicité le 4 avril 2023 le renouvellement de sa carte de séjour. Par un arrêté du 25 janvier 2024, dont elle demande l'annulation, le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de faire droit à sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle sera éloignée.

2. L'arrêté attaqué a été signé par Mme B C, sous-préfète du Raincy, qui disposait, en vertu d'un arrêté du 11 septembre 2023 du préfet de la Seine-Saint-Denis, régulièrement publié au bulletin d'informations administratives de cette préfecture du même jour, d'une délégation à l'effet de signer les décisions prises en matière de police des étrangers. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions attaquées manque en fait et doit, dès lors, être écarté.

3. L'arrêté attaqué vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment celles des articles L. 422-1, L. 423-23, L. 435-1, sur le fondement desquelles le refus de titre de séjour a été pris. Il mentionne, de manière suffisamment précise, les éléments de fait propres à la situation personnelle de la requérante, notamment ses conditions d'entrée et de séjour sur le territoire français, son parcours scolaire et le métier de coiffeuse qu'elle a exercé. Il indique les motifs en considération desquels le préfet a rejeté sa demande de titre de séjour. Ainsi, et alors même qu'il ne ferait pas état de l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle de l'intéressée, cet arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision de refus de titre de séjour. Par ailleurs, en application du dernier alinéa de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'obligation faite à l'intéressée de quitter le territoire français, qui vise l'article L. 611-1 du même code sur le fondement duquel elle a été prise, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation en fait distincte de celle de la décision de refus de titre de séjour qui, comme il vient d'être dit, est suffisamment motivée. Enfin, l'arrêté litigieux, qui vise les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qui mentionne, outre la nationalité de l'intéressée, que cette dernière n'établit pas être exposée à des traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine, énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles est fondée la décision fixant le pays de destination de la requérante. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de ces décisions doit être écarté.

4. Aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Il résulte des termes mêmes de ces dispositions qu'elles ne sont pas applicables dans les cas où, comme en l'espèce, il est statué sur une demande. Mme A ne peut donc utilement invoquer la méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration pour contester la décision par laquelle le préfet a rejeté sa demande de titre de séjour. Il résulte par ailleurs des dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution de la décision par laquelle l'autorité administrative notifie à un étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français. Ainsi, les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ne sauraient davantage être utilement invoquées par la requérante à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français, de la décision fixant le pays de renvoi et de l'interdiction de retour sur le territoire français. Le moyen tiré de la méconnaissance de la procédure du contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration doit donc être écarté comme inopérant.

5. Aux termes de l'article L. 110-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le présent code régit, sous réserve du droit de l'Union européenne et des conventions internationales, l'entrée, le séjour et l'éloignement des étrangers en France ainsi que l'exercice du droit d'asile ". Aux termes de l'article L. 422-1 du même code : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. () ". Aux termes de l'article 9 de la convention franco-togolaise : " Les ressortissants de chacun des États contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation dans des disciplines spécialisées qui n'existent pas dans l'État d'origine sur le territoire de l'autre État doivent, outre le visa de long séjour prévu à l'article 4, justifier d'une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi, ou d'une attestation d'accueil de l'établissement où s'effectue le stage ainsi que, dans tous les cas, de moyens d'existence suffisants. / Les intéressés reçoivent un titre de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite effective des études ou du stage et de la possession de moyens d'existence suffisants ". Aux termes de l'article 13 de la même convention : " Les points non traités par la présente convention sont régis par la législation interne de chaque État ". Pour l'application de ces stipulations, il appartient à l'administration, saisie d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour en qualité d'étudiant, d'apprécier notamment, à partir de l'ensemble du dossier et sous le contrôle du juge, la réalité et le sérieux des études poursuivies.

6. Il résulte de la combinaison de ces textes que le droit au séjour des ressortissants togolais en France en qualité d'étudiant est intégralement régi par les stipulations de l'article 9 de la convention signée le 13 juin 1996 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République togolaise relative à la circulation et au séjour des personnes. Dès lors, compte tenu des stipulations de l'article 13 de la même convention, les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas applicables aux ressortissants togolais désireux de poursuivre leurs études en France. Dès lors, ainsi que le fait valoir la requérante, le préfet de la Seine-Saint-Denis ne pouvait légalement fonder la décision de refus de renouvellement de titre de séjour en litige sur les dispositions précitées de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

7. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée et que les parties aient été mises à même de présenter des observations sur ce point.

8. En l'espèce, la décision de refus de renouvellement du titre de séjour portant la mention " étudiant " trouve son fondement légal dans les stipulations précitées de l'article 9 de la convention franco-togolaise. Ces stipulations peuvent être substituées à celles de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que cette substitution de base légale n'a pas pour effet de priver Mme A d'une garantie, que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'un ou l'autre de ces deux textes et que les parties ont été informées, par un courrier susvisé du 30 janvier 2025, de la substitution de base légale envisagée. Il y a lieu, dès lors, d'y procéder.

9. Il ressort des pièces du dossier qu'après l'obtention de son baccalauréat, Mme A s'est inscrite, à compter de l'année universitaire 2016/2017, en licence " droit économie gestion " à l'université de La Rochelle. Elle a ensuite été admise à l'école Multimédia, établissement d'enseignement supérieure privé, pour y suivre la formation " prépa digitale " au titre de l'année 2019/2020, puis, à l'école La Fontaine, établissement d'enseignement supérieure privé, en première année du cycle " bachelor/demade design " au titre de l'année 2021/2022. Enfin, Mme A, qui n'a validé aucun diplôme à l'issue de ses cinq années d'études supérieures, s'est inscrite, à compter du 3 avril 2022, dans une formation, assurée par un centre de formation à distance dénommé " Academee ", en vue d'obtenir un certificat d'aptitude professionnelle (CAP) " coiffure ", formation qui, au demeurant, n'est pas au nombre de celles qui confèrent la qualité d'étudiant au sens de l'article 9 de la convention franco-togolaise susvisée. Dans ces conditions, en considérant que la requérante ne justifiait pas du caractère sérieux de ses études et que la formation à distance, qui ne nécessitait pas sa présence sur le territoire français, ne justifie pas l'octroi d'un titre de séjour, le préfet de la Seine-Saint-Denis n'a pas fait une inexacte application de l'article 9 de la convention franco-togolaise.

10. Aux termes de l'article 11 de la convention franco-togolaise : " Après trois années de résidence régulière et non interrompue, les ressortissants de chacune des parties contractantes établis sur le territoire de l'autre partie peuvent obtenir un titre de séjour de dix ans renouvelable de plein droit dans les conditions prévues par la législation de l'Etat d'accueil ". Ces stipulations ne sont pas applicables aux étudiants qui reçoivent, en application de l'article 9 de la même convention, un titre de séjour temporaire renouvelé annuellement sur justification de la poursuite effective de leurs études. Par suite, le moyen tiré de la violation de l'article 11 de la convention précitée doit être écarté comme inopérant.

11. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger () et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an () ". Si Mme A se prévaut d'une durée de présence en France de plus de neuf ans, il ressort des pièces du dossier qu'elle n'a été autorisée à y résider qu'en qualité d'étudiante. La requérante, célibataire et sans charge de famille en France, ne justifie pas que sa mère, titulaire seulement d'une carte de séjour temporaire portant la mention " visiteur ", aurait, à la date de l'arrêté litigieux, vocation à se maintenir durablement sur le territoire français. La circonstance que le frère et la sœur de l'intéressée ont la nationalité française ne permet pas, par elle-même, de considérer qu'elle serait isolée en cas de retour dans son pays d'origine. En outre, si Mme A a travaillé de juillet 2016 à août 2017, comme employée polyvalente dans le secteur de la restauration, en décembre 2017, comme employée commerciale dans le secteur de la grande distribution, de février à juillet 2018, comme gestionnaire " back office " et, enfin, de mars à mai 2023, comme coiffeuse, elle ne peut être regardée, ce faisant, compte tenu du caractère ponctuel de ces activités professionnelles, comme justifiant d'une réelle insertion par le travail dans la société française. Rien ne permet enfin d'établir que la requérante serait dans l'impossibilité de poursuivre sa formation de coiffeuse, notamment à distance, dans son pays d'origine. Dans ces conditions, compte tenu notamment des conditions d'entrée et de séjour de Mme A en France, le préfet n'a pas porté, au regard des buts poursuivis par l'arrêté litigieux, une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'emporte l'arrêté litigieux sur la situation personnelle de la requérante.

12. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ". Si Mme A se prévaut de la durée de son séjour sur le territoire français, de son parcours scolaire, notamment de son inscription dans une formation de coiffure, et de la présence de sa mère et des membres de sa fratrie en France, ces circonstances ne sauraient toutefois constituer une considération humanitaire ou un motif exceptionnel de nature à justifier son admission exceptionnelle au séjour. Par suite, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer à l'intéressée un titre de séjour.

13. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 25 janvier 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 5 février 2025, à laquelle siégeaient :

- M. Gauchard, président,

- M. Guiral, premier conseiller,

- Mme Lamlih, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 février 2025.

Le rapporteur,

S. Guiral

Le président,

L. Gauchard

La greffière,

S. Jarrin

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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