mardi 22 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2405138 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre (J.U) |
| Avocat requérant | NAMIGOHAR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 avril 2024 et un mémoire complémentaire enregistré le 7 octobre 2024, M. G A, représenté par Me Namigohar, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 15 avril 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligé à quitter le territoire français sans lui octroyer de délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 24 mois ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de prendre toute mesure propre à mettre fin à son signalement dans le système d'information Schengen, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans cette attente, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en ce qu'elle est fondée sur une décision de refus de séjour du
15 avril 2024 elle-même illégale ;
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle est illégale en ce qu'elle est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que le risque de fuite n'est pas établi ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est illégale en ce qu'elle est fondée sur une décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire elle-même illégale ;
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que les dispositions de l'article L. 721-4 du code de justice administrative ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale en ce qu'elle est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- elle est entachée d'incompétence de son signataire ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure qui le privé d'une garantie ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 octobre 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. E pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Les parties, régulièrement convoquées, n'étaient pas présentes, ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée après l'appel de l'affaire en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, qui serait de nationalité indienne selon les termes de la présente requête, a fait l'objet, sous l'identité de X se disant A, de nationalité pakistanaise, conformément à ses déclarations recueillies sur procès-verbal par les services de police, le 15 avril 2024, d'un arrêté du 15 avril 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligé à quitter le territoire français sans lui octroyer de délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 24 mois. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de ces décisions.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes des dispositions de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président () ".
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre M. F au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. Par un arrêté n°2024-0859 du 22 mars 2024, régulièrement publié le même jour, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation de signature à M. B C, signataire des décisions litigieuses, en sa qualité de chef du pôle instruction et mise en œuvre des mesures d'éloignement, pour signer lesdites décisions. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. L'arrêté attaqué ne refuse pas la délivrance d'un titre de séjour à M. A et il ne ressort pas des pièces du dossier que ce dernier se serait vu opposer un tel refus. Dans ces conditions, dans la présente instance, le requérant ne peut utilement exciper de l'illégalité d'une décision de refus de séjour au soutien de ses conclusions tendant à l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français du 15 avril 2024.
6. La décision portant obligation de quitter le territoire français vise notamment l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fondement de la mesure d'éloignement litigieuse, ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Dans ces conditions, la décision attaquée est suffisamment motivée en droit. Cette décision, qui ne doit pas nécessairement faire état de tous les éléments relatifs à la situation personnelle de M. A, précise, en fait, que l'intéressé n'a pas été en mesure de présenter de document transfrontière au moment de son interpellation, qu'il ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et qu'il n'est pas titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Cette décision précise encore que M. A déclare exercer illégalement une activité professionnelle sans être titulaire d'un titre de séjour l'autorisant à travailler, que sa demande d'admission au titre de l'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides du 24 mars 2023, confirmée par une décision de la cour nationale du droit d'asile du 15 novembre 2023, et qu'il se maintient irrégulièrement sur le territoire français depuis. Elle indique encore que l'intéressé a été arrêté pour des faits d'agression sexuelle et qu'il ne justifie pas de la durée depuis laquelle il réside sur le territoire national ni de l'intensité, de l'ancienneté et de la stabilité de ses liens personnels en France. La décision obligeant M. A à quitter le territoire français comporte ainsi l'énoncé des circonstances de fait qui la fonde. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
7. Compte tenu de ce qui a été dit au point 5 et alors que M. A n'établit ni même n'allègue avoir déposé une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions ne peut qu'être écarté comme inopérant.
8. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. Si M. A soutient qu'il est en France depuis un an et demi, qu'il travaille et qu'il a des attaches sur le territoire, il n'apporte aucune précision supplémentaire ni aucune pièce au soutien de ses dires. Dans ces conditions, alors qu'il a lui-même déclaré sur procès-verbal être célibataire sans enfant en France, où il résiderait " depuis un an et demi ", ne pas travailler et être dépourvu de ressources et ne pas être dépourvu d'attaches familiales au Pakistan où résident ses parents, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation ne peuvent qu'être écartés.
10. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français au soutien de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire et de celle lui faisant interdiction de retourner en France. Le moyen doit donc être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
11. La décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire vise notamment les articles L. 612-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fondements de la mesure litigieuse qui, dans ces conditions, est suffisamment motivée en droit. Cette décision, qui ne doit pas nécessairement faire état de tous les éléments relatifs à la situation personnelle de M. A, précise, en fait, que l'intéressé a été interpellé pour des faits d'agression sexuelle et qu'il constitue ainsi par son comportement une menace pour l'ordre public. La décision attaquée indique encore que M. A ne présente pas de garanties de représentation suffisantes dès lors qu'il est dépourvu d'un document de voyage en cours de validité et qu'il n'a pas déclaré le lieu de sa résidence effective ou permanente, qu'il a déclaré vouloir rester vivre en France dans le cas où une mesure d'éloignement serait édictée à son encontre, et qu'il ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français. Enfin, la décision attaquée relève que M. A ne justifie pas, comme il le déclare, vivre en France depuis un an et demi, pas plus que de l'intensité, de l'ancienneté et de la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France, ou de conditions d'existence pérennes, ni même d'une insertion particulièrement forte dans la société française. La décision refusant à M. A un délai de départ volontaire comporte ainsi l'énoncé des circonstances de fait qui la fonde. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
12. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1,
L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
13. Si M. A, qui ne produit aucune pièce le concernant, soutient que le risque de fuite n'est pas établi, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il disposerait de garanties de représentation suffisantes. Ainsi, le préfet pouvait légalement considérer que le risque de fuite était caractérisé, sans méconnaitre les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen doit donc être écarté.
14. M. A soutient que la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Toutefois, il n'apporte aucune précision ni aucune pièce au soutien de ses dires. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays à destination duquel il sera éloigné :
15. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire au soutien de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision fixant le pays à destination duquel il sera éloigné. Le moyen doit donc être écarté.
16. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines et traitements inhumains et dégradants. ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".
17. Si M. A soutient que la décision litigieuse méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il n'assortit ce moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Il doit dès lors être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
18. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () "
19. La décision portant interdiction de retour sur le territoire français vise notamment l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fondement de la mesure litigieuse qui, dans ces conditions, est suffisamment motivée en droit. Cette décision, qui ne doit pas nécessairement faire état de tous les éléments relatifs à la situation personnelle de M. A, précise, en fait, que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée aux droits de l'intéressé et notamment à sa vie privée et familiale dès lors qu'il est célibataire et sans enfants, et qu'il ne peut justifier de l'absence d'attaches dans son pays et que son comportement constitue une menace pour l'ordre public. La décision prononçant à l'encontre de M. A une interdiction de retour sur le territoire français comporte ainsi l'énoncé des circonstances de fait qui la fonde. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
20. L'article R. 613-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui, depuis le 1erer mai 2021, s'est substitué à l'article R. 511-5 du même code, dont le requérant se prévaut, impose une obligation d'information des conditions d'exécution de l'interdiction de retour sur le territoire français postérieurement au prononcé de cette interdiction. Dès lors la méconnaissance de cet article est, le cas échéant, sans incidence sur la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français laquelle s'apprécie à la date de son édiction. Le moyen tiré de ce que la décision en litige serait entachée d'un vice de procédure ne peut, dès lors, qu'être écarté.
21. M. A soutient que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Toutefois, il n'apporte aucune précision ni aucune pièce au soutien de ses dires. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
22. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. G A et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 octobre 2024
Le magistrat désigné,
L. E La greffière,
S. Jarrin
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026