LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2406441

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2406441

lundi 27 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2406441
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationPôle Urgences (J.U)
Avocat requérantLE GOFF

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 14 et 18 mai 2024, M. B E, représenté par Me Le Goff, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 2 mai 2024 par lequel le préfet du Val-de-Marne l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il serait éloigné et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de 3 ans ;

3°) d'enjoindre au préfet de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

- la compétence du signataire de l'arrêté n'est pas établie ;

- l'arrêté n'est pas motivé ;

- il est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- il est entaché d'une erreur de droit ;

- le préfet a méconnu le principe général du droit d'être entendu ainsi que la procédure contradictoire prévue par l'article L. 122-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'arrêté méconnaît les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision portant refus de délai de départ volontaire est fondée sur une obligation de quitter le territoire français qui est elle-même illégale ;

- elle méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation sur la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire français ;

- l'interdiction de retour sur le territoire français méconnaît les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. D comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers et des décisions relatives à la rétention des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter, VII quater du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. D,

- les observations de Me Le Goff, représentant M. E, qui conclut aux mêmes fins que la requête et le mémoire, par les mêmes moyens,

- les observations de Me Elassad, représentant le préfet du Val-de-Marne, qui conclut au rejet de la requête,

- et les observations de M. E.

En application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative, la clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. E, ressortissant algérien né le 25 octobre 1999, demande l'annulation de l'arrêté du 2 mai 2024 par lequel le préfet du Val-de-Marne l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il serait éloigné et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de 3 ans.

2. Eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. E au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

3. L'arrêté attaqué a été signé par M. F, adjoint du chef du bureau de l'éloignement et du contentieux, qui disposait, en vertu d'un arrêté du 25 juillet 2022 du préfet du Val-de-Marne régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, d'une délégation à l'effet de signer l'ensemble des décisions contestées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire desdites décisions doit être écarté.

4. L'arrêté attaqué énonce, pour chacune des décisions contestées, les considérations de fait et de droit sur lesquelles il se fonde. Il est dès lors suffisamment motivé.

5. Il ressort des pièces du dossier que le préfet s'est livré à un examen particulier de la situation personnelle du requérant.

6. Le moyen tiré de l'erreur de droit n'est pas assorti des précisions suffisantes pour permettre d'en apprécier le bien-fondé.

7. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ". Il ressort des pièces du dossier que M. E est entré pour la dernière fois en France en 2019, à l'âge de 20 ans. S'il soutient qu'il était titulaire d'une carte de séjour temporaire en qualité de conjoint de Français, il ressort toutefois des pièces du dossier qu'il a été condamné, par un jugement du 31 janvier 2023 du tribunal correctionnel de Créteil, à une peine de 3 ans d'emprisonnement, assortie d'un sursis probatoire à hauteur de 18 mois pendant 24 mois, pour des faits de violence suivie d'une incapacité supérieure à 8 jours et de menace de mort réitérée commis sur la personne de sa conjointe. Le tribunal correctionnel a notamment relevé que, lorsque les fonctionnaires de police sont intervenus, M. E exerçait une étreinte sur sa femme qui se débattait et appelait à l'aide et que, malgré la présence des forces de l'ordre, l'intéressé a continué d'être menaçant, notamment en déclarant que " sa femme lui appartenait et qu'il était décisionnaire de sa vie ". Séparé depuis lors d'avec sa conjointe, M. E est célibataire. S'il se prévaut également de la présence en France de sa mère et de ses frères et sœurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que les membres de sa fratrie posséderaient, ainsi qu'il est soutenu, la nationalité française, ni que sa mère, dont seul le passeport algérien est produit, résiderait en situation régulière sur le territoire français. En tout état de cause, M. E ne verse aucun élément de nature à établir qu'il entretiendrait une relation particulière avec sa mère, ainsi que ses frères et sœurs. Il n'établit pas en outre être dépourvu d'attaches en Algérie où, ainsi qu'il l'expose lui-même, il est retourné vivre en 2015, alors qu'il est mineur, sans ses deux parents qui seraient, selon ses propres déclarations, restés en France et qu'il n'aurait finalement rejoints qu'en 2019. Enfin, en se bornant à produire une fiche de paie du mois d'août 2021, un contrat de travail conclu le 26 octobre 2023 et deux attestations de suivi de la mission locale du Grand Amiénois et de l'association Emergence, M. E ne justifie pas d'une insertion sociale et professionnelle sur le territoire français. Dans ces conditions, compte tenu notamment de la gravité des faits pour lesquels le requérant a été condamné, l'arrêté attaqué ne porte pas au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences qu'emporte l'arrêté contesté sur la situation personnelle du requérant.

8. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

9. Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, notamment de son arrêt C-383/13 M. A, N. R./Staatssecretaris van Veiligheid en Justitie du 10 septembre 2013, que toute irrégularité dans l'exercice des droits de la défense lors d'une procédure administrative concernant un ressortissant d'un pays tiers en vue de son éloignement ne saurait constituer une violation de ces droits et, en conséquence, que tout manquement, notamment, au droit d'être entendu n'est pas de nature à entacher systématiquement d'illégalité la décision prise. Il revient à l'intéressé d'établir devant le juge chargé d'apprécier la légalité de cette décision que les éléments qu'il n'a pas pu présenter à l'administration auraient pu influer sur le sens de cette décision et il appartient au juge saisi d'une telle demande de vérifier, lorsqu'il estime être en présence d'une irrégularité affectant le droit d'être entendu, si, eu égard à l'ensemble des circonstances de fait et de droit spécifiques de l'espèce, cette violation a effectivement privé celui qui l'invoque de la possibilité de mieux faire valoir sa défense dans une mesure telle que cette procédure administrative aurait pu aboutir à un résultat différent.

10. Il ne ressort pas des pièces du dossier que, ainsi qu'il le fait valoir, M. E ait été mis à même de présenter ses observations préalablement à l'édiction de l'arrêté litigieux. Il ne justifie toutefois d'aucun élément propre à sa situation personnelle de nature à influer sur le sens dudit arrêté. En particulier, compte tenu de la situation personnelle du requérant telle qu'elle a été exposée au point 7, notamment de la particulière gravité des faits qui ont justifié sa condamnation pénale, la présence alléguée de sa mère et de ses frères et sœurs, dont la régularité du séjour n'est au demeurant pas établie comme il a été dit ci-dessus, ne constitue pas une information qui, même si elle avait été portée à la connaissance de l'administration, aurait permis d'aboutir à un résultat différent et de faire ainsi obstacle à l'édiction de l'arrêté. Par suite, le moyen tiré de la violation du principe du droit d'être entendu doit être écarté.

11. Les dispositions de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui ne sont pas applicables aux obligations de quitter le territoire français et aux décisions subséquentes notifiées simultanément, ne peuvent être utilement invoquées par M. E. Le moyen tiré de la violation de ces dispositions est inopérant.

12. Il résulte de ce qui précède que M. E ne peut se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français au soutien de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision par laquelle le préfet a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire.

13. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ". Il résulte de ce qui a été dit au point 7 et plus particulièrement de la condamnation pénale dont il a fait l'objet, que le comportement de M. E en France constitue une menace pour l'ordre public. C'est dès lors sans méconnaître les dispositions du 1° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni commettre d'erreur de droit que le préfet du Val-de-Marne a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire.

14. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ". Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 précité. Le juge de l'excès de pouvoir exerce un contrôle normal sur les motifs de nature à justifier l'interdiction de retour, tant dans son principe que dans sa durée. En revanche, lorsqu'il est saisi d'un moyen le conduisant à apprécier les conséquences d'une mesure d'interdiction de retour sur la situation personnelle de l'étranger et que sont invoquées des circonstances étrangères aux quatre critères posés à l'article L. 612-10 du même code, il lui incombe seulement de s'assurer que l'autorité compétente n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.

15. M. E ne fait état d'aucune circonstance humanitaire susceptible de faire obstacle à l'édiction de l'interdiction de retour litigieuse. Par ailleurs, eu égard à la situation personnelle du requérant telle qu'elle a été exposée au point 7, notamment la brève durée de son séjour en France, de son absence d'insertion et de la condamnation pénale dont il a fait l'objet, le préfet du Val-de-Marne n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en lui faisant interdiction de retourner en France et en fixant à 3 ans la durée de cette mesure.

16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. E tendant à l'annulation de l'arrêté du 2 mai 2024 du préfet du Val-de-Marne doivent être rejetées, de même que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.

D E C I D E :

Article 1er : M. E est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B E, à Me Le Goff et au préfet du Val-de-Marne.

Lu en audience publique le 27 mai 2024.

Le magistrat désigné,

S. D

La greffière,

M. C

La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions