mardi 18 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2408090 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Pôle Urgences (J.U) |
| Avocat requérant | NAMIGOHAR |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2406982 du 11 juin 2024, le vice-président du tribunal administratif de Melun a transmis au tribunal administratif de Montreuil la requête, enregistrée le 6 juin 2024, présentée par M. B D.
Par cette requête, M. D, représenté par Me Nsimba, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 juin 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de l'ensemble des décisions :
- ces décisions sont insuffisamment motivées ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant refus d'accorder un délai de départ volontaire :
- son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- le risque de fuite n'est pas caractérisé ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- cette décision est entachée d'une erreur d'appréciation quant à la durée de l'interdiction.
La requête a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Löns, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 614-1 à L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 18 juin 2024 :
- le rapport de M. Löns ;
- les observations de Me Nsimba, représentant M. D, présent, assisté de Mme C, interprète en langue arabe, l'avocat reprenant les conclusions et moyens de ses écritures, en faisant notamment valoir que le requérant s'occupe de ses parents, en situation régulière, que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public et que le préfet n'est pas fondé à demander une substitution de motifs dès lors que la décision se fonderait alors sur des éléments autres que ceux tenant à l'ordre public ;
- les observations de Me Jacquard, pour la préfète du Val-de-Marne, qui conclut au rejet de la requête, en soutenant que les décisions contestées sont également justifiées par un autre motif, tiré de ce que la demande de renouvellement du titre de séjour présentée le 9 novembre 2023 par le requérant avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet le 9 mars 2024 et que sa situation entre ainsi dans les prévisions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant algérien né le 22 août 1987, demande l'annulation de l'arrêté du 4 juin 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, l'arrêté contesté vise notamment les 1° et 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et relève que M. D ne justifie pas être entré régulièrement sur le territoire français. Il estime en outre que sa présence constitue un risque pour l'ordre public. L'arrêté comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet a fondé sa décision portant obligation de quitter le territoire français. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait et doit, par suite, être écarté.
3. En deuxième lieu, le requérant ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'encontre d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, qui ne statue pas sur une demande de titre de séjour.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
5. M. D se prévaut de la présence en France de son père, âgé de 84 ans et titulaire d'une carte de résident, et de sa mère âgée de 75 ans. Toutefois, il n'apporte aucun élément de nature à établir que sa mère résiderait de manière habituelle en France. Il n'est pas allégué que ses huit frères et sœurs y habiteraient. Enfin, l'âge de son père ne saurait constituer, à lui seul, une circonstance particulière rendant indispensable la présence du requérant auprès de celui-ci. M. D n'apporte aucun élément laissant penser qu'il existerait de telles circonstances particulières. Il n'est pas davantage établi que le père de M. D ne pourrait lui rendre visite en Algérie, pays dont il a lui aussi la nationalité. Dans ces circonstances, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas porté au droit de M. D au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels cette décision a été prise. Elle n'a donc pas méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () / 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public (). ". Il résulte de ces dispositions, éclairées par les travaux préparatoire des lois du 16 juin 2011 et du 7 mars 2016 dont elles sont issues, que le législateur a entendu, en conformité avec la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, permettre à l'autorité administrative de prendre, sur ce fondement, une obligation de quitter le territoire français à l'encontre des étrangers qui résident en France, régulièrement, depuis moins de trois mois, si leur comportement constitue une menace à l'ordre public. Il ressort des pièces du dossier que M. D a résidé en France depuis plus de trois mois à la date de la décision contestée et qu'il s'est vu délivrer un récépissé de demande d'un premier titre de séjour valable du 9 novembre 2023 au 8 mai 2024. Eu égard à la durée et aux conditions de son séjour en France, sa situation n'entrait pas dans les prévisions du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, précitées.
7. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
8. Aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet. ". L'article R. 432-2 de ce code dispose : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. ". La préfète fait valoir à l'audience que l'arrêté en litige est légalement justifié par la circonstance que la situation de M. D entrait dans les prévisions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, précitées. Il ressort des pièces du dossier que M. D a formé une demande de titre de séjour le 9 novembre 2023 et qu'une décision implicite de rejet est née le 9 mars 2024 du silence gardé par la préfète du Val-de-Marne pendant quatre mois sur celle-ci. Il résulte de l'instruction que la préfète aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif, et qu'elle pouvait légalement le faire selon la même procédure que celle qui a été mise en œuvre. Enfin, M. D ne se prévaut, dans la présente instance, d'aucun élément susceptible de remettre en cause la qualification de sa situation au regard du 3° de l'article L. 611-1, mentionné, et qui aurait pu conduire la préfète à prendre une décision différente si elle en avait eu connaissance en temps utile. M. D n'a donc été privé d'aucune garantie procédurale liée un tel motif. Dès lors, il y a lieu d'accueillir la substitution de motif demandée. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée serait entachée d'illégalité du fait que sa présence en France ne constituerait pas une menace pour l'ordre public.
9. En cinquième lieu, pour les mêmes motifs que ceux mentionnés aux points précédents, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation du requérant.
En ce qui concerne le refus d'accorder un délai de départ volontaire :
10. En premier lieu, l'arrêté contesté indique que la situation de M. D entre tant dans les prévisions de l'article L. 612-2 dès lors que son comportement constitue une menace pour l'ordre public que dans celles du 1° de l'article L. 612-3 de ce code, dès lors qu'il ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français. Il comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision refusant un titre de séjour. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait et doit, par suite, être écarté.
11. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". L'article L. 612-3 de ce code dispose : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; (). ".
12. M. D s'est vu délivrer un récépissé de demande de carte de séjour le 9 novembre 2023. Sa situation n'entrait donc pas dans les prévisions du 1° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui s'applique seulement aux étrangers n'ayant pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour. S'il est loisible à la préfète d'établir par tout moyen l'existence du risque que l'étranger se soustraie à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, elle ne le fait pas dans la présente instance.
13. Toutefois, pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. D, la préfète s'est également fondée sur un autre motif, tiré de ce que son comportement constitue une menace pour l'ordre public, révélée par des actes d'intimidation sur personne chargée d'une mission de service public, commis le 3 juin 2024 à Créteil. Il ressort des pièces du dossier, et notamment d'un procès-verbal établi par un agent de police judiciaire le même jour à 10 h 45 et du procès-verbal de l'audition de M. D, le même jour à 13 h 30, que le requérant s'est introduit par ruse dans des locaux de la préfecture, puis a refusé d'obtempérer à l'injonction de redescendre à l'étage où devaient patienter les personnes munies de convocations alors qu'il en était dépourvu. Dans l'échange verbal qui a suivi ce refus, il s'est adressé à une agente de la préfecture, qui avait déjà eu à connaître de sa situation, en lui disant " tu vas voir ce que je vais te faire ", en la pointant de l'index. Peu après, une usagère a informé une employée de la préfecture de ce qu'elle avait entendu M. D dire à un tiers, au téléphone, en langue arabe, " j'ai besoin de vous, pour une dame qui travaille là-bas ". Dans ces circonstances, c'est à bon droit que la préfète a considéré que le comportement du requérant constitue une menace pour l'ordre public. Il résulte de l'instruction qu'elle aurait pris la même décision si elle s'était fondée seulement sur ce motif. Par suite, les moyens tirés de ce que ni le risque de fuite, ni la menace pour l'ordre public ne sont caractérisés doivent être écartés. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier qu'en refusant d'accorder un délai de départ volontaire à M. D, la préfète ait commis une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne le pays de renvoi :
14. En premier lieu, l'arrêté contesté vise notamment les articles L. 612-12 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et relève que M. D est de nationalité algérienne. La décision fixant le pays de renvoi est ainsi suffisamment motivée.
15. En second lieu, il n'est pas contesté que M. D est de nationalité algérienne. Le requérant n'allègue pas encourir des risques en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir qu'en fixant le pays de renvoi, la préfète ait commis une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français :
16. En premier lieu, l'arrêté contesté vise notamment les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et rappelle que la situation de M. D s'est vu refuser un délai de départ volontaire. Il mentionne les résultats de l'examen de sa situation au regard de la durée de sa présence en France et de la nature et de l'intensité des liens qu'il y a noués, et indique les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon la préfète, être regardée comme une menace pour l'ordre public. La préfète n'avait pas à préciser si M. D avait déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement dès lors qu'elle n'a pas fondé sa décision sur un tel motif. L'arrêté comporte ainsi l'exposé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de l'interdiction de retour sur le territoire français. Cette décision est ainsi suffisamment motivée.
17. En second lieu, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ volontaire, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où l'étranger fait état de circonstances humanitaires qui y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code précité, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
18. D'une part, le préfet a refusé d'octroyer à M. D un délai de départ volontaire et il se trouve donc dans le cas où, en application de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il fait l'objet d'une interdiction de retour sur le territoire français. Ainsi qu'il a été dit au point 5, le requérant n'établit pas l'existence de circonstances particulières nécessitant sa présence auprès de son père, titulaire d'une carte de résident, alors que la présence en France de sa mère n'est attestée par aucune pièce du dossier et qu'il a huit frères et sœurs. Il ne fait pas davantage état d'obstacles à ce que son père lui rende visite en Algérie. Enfin, pour les motifs exposés au point 13, la présence sur le territoire de M. D constitue une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, c'est sans commettre d'erreur manifeste que la préfète a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français à l'encontre de M. D. En fixant la durée de cette interdiction à trois ans, la préfète n'a pas fait une inexacte application de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
19. Le présent jugement, lequel rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par M. D doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
20. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Dès lors, les conclusions présentées à ce titre par M. D doivent être rejetées.
D E C I D E
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D, à Me Nsimba et à la préfète du Val-de-Marne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juin 2024.
Le magistrat désigné,
A. Löns La greffière,
M. A
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026